Partagez | .
 

 MARVIN & SYRINE | Hé, ce soir j’te fait des crêpes et après j’te saute.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
just me myself & i
▲ MESSAGES : 87

MessageSujet: MARVIN & SYRINE | Hé, ce soir j’te fait des crêpes et après j’te saute.    Mar 27 Aoû - 19:27

Je suis fasciné par l'extrême tension électrique, palpable, tremblée, qui peut se créer entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas, sans raisons particulières, comme ça, simplement parce qu'ils se plaisent et luttent pour ne pas le montrer.
Respirant l'air pur de l'extérieur, Syrine s'attarda quelques instants dehors. Elle observa, silencieusement, le ciel qui était teinté d'un bleu impeccable. De rares nuages étaient présents, cachant quelquefois le soleil. Un soleil qui annonçait la fin de l'été. La fin des vacances. La fin des plaisirs. Assise sur un banc, la jeune blonde aurait pu rester longtemps assise, à contempler le ciel telle une enfant. Quelques instants plus tard, une vieille dame vint s’asseoir à ses côtés. Elle lui adressa un sourire, le genre de sourire qui faisait chaud au cœur, le genre de sourire auquel on ne pouvait pas résister. Un silence régna. Un silence qui n'était pas du tout gênant, puisque celui-ci était plutôt reposant. Pendant quelques minutes, pendant quelques secondes, le monde sembla s'arrêter. Il semblait que le monde venait de se mettre sur pause l'espace d'un instant, un instant de calme, de pur repos. L'heure tournait sans que la jeune blonde ne s'en rende compte, sans qu'elle n'y fasse attention. Après quelques minutes, elle décida enfin de se lever et de partir. Gentiment, poliment, elle esquissa un sourire et un signe de main à la vieille dame, avant de marcher en direction de son appartement. Elle habitait du côté des Sparks. C'était le quartier dans lequel elle avait passé toute son enfance. Rare était les fois où elle était déjà allé du côté des Carefree. Elle préférait ne jamais y mettre les pieds toute seule. De peur de se faire agresser. Puisqu'on ne savait jamais qui est ce qu'il pouvait y avoir. Bien qu'elle savait qu'il y avait des drogués, des pauvres, de tout. Et c'était ça qui lui faisait le plus peur. Selon elle, Sparks était beaucoup plus sécurisant comme quartier, même si elle savait qu'il y avait par exemple pas mal d'hypocrisie entre les voisins, et qu'ici, pas mal de jeunes étaient aussi perverties. Le monde n'allait plus bien, le monde ne tournait plus rond. C'était à peu près ce dont pensait la mère de Syrine ; et quelquefois la jeune blonde se surprenait à avoir les mêmes pensées, les mêmes réflexions que sa mère.

Entrant enfin dans son appartement, Syrine regarda furtivement si son chien prénommé Jésus était toujours là. Le voyant dormir sur le canapé, elle fut rassuré. Jésus, était un chien qu'elle avait trouvé il y avait quelques semaines seulement. Abandonné, affamé, elle avait eu de la peine pour lui et avait donc décidé de l'adopter et de s'occuper de lui. Puis ceci n'était pas pour lui déplaire, étant donné que cela lui faisait une présence. C'était d'ailleurs la première fois qu'elle avait un chien, ses parents n'ayant jamais voulu en avoir. A présent rassuré, Syrine décida de se poser quelques instants. Elle n'avait pas fait grand chose de son après-midi, malheureusement. Comme la plupart du temps. Soit elle voyait Eileen ou Joanne, ou Jude, ou Analey ; ou soit elle restait dans son appartement. Elle passait ses après-midi avec son nouveau compagnon, à lire ou à écouter et danser de la musique de Britney Spears. Mais, il fallait avouer que certaines fois, la jeune femme s'ennuyait et cela malgré elle. D'ailleurs, la jeune blonde n'avait presque que des amis filles, les rares amis garçons qu'elle avait, elle ne passait pas de temps avec eux. Mise à part Marvin. Bien que cela ne faisait bientôt que quatre mois qu'elle le connaissait. Pourtant elle c'était tout de suite sentit bien à ses côtés. Et cela n'avait rien à voir avec le fait qu'il était beau garçon. Même si en effet, Syrine n'était pas insensible à son charme.

Regardant son portable posé sur la table, la jeune blonde se souvint alors que Marvin était censé passer chez elle en fin de journée. Seulement, elle ne savait pas si cela tenait toujours, si le rendez-vous était toujours d'actualité. Alors, instinctivement, rapidement elle prit son portable et envoya un message au jeune homme. « Ça tiens toujours pour ce soir ? » Au fond d'elle, la jeune blonde redoutait que le jeune homme ne réponde pas à son message, qu'il décide de ne plus la voir, qu'il ne la trouve plus du tout intéressante. Sans le vouloir, inconsciemment, elle était en train de se faire des films. Alors que cela ne servait à rien. Mais pourtant, cela faisait presque un mois qu'elle ne l'avait pas revu et elle redoutait le moment où elle allait le retrouver. Même si à première vue cela pouvait être stupide. Seulement, la jeune blonde s'était facilement confié à Marvin. Avec lui, elle avait su baisser ses gardes, vaincre sa timidité et avait su lui avouer ce que certains de ses amis ne savait sûrement pas. Sur ses relations amoureuses. Il y avait un mois, elle lui avait dit qu'elle n'avait jamais embrassé quelqu'un avec la langue, que jamais elle n'avait eu de relations sexuelles. Cela était venue dans la discussion instinctivement, sans qu'elle n'y prenne garde. Sur le coup, elle avait eu peur que le jeune homme ne la juge, qu'il ne la trouve trop prude, qu'il la trouve inintéressante. Pourtant, cela n'avait pas été le cas. Et ils avaient continué à se parler comme rien n'était, n'abordant plus ce sujet qui mettait Syrine mal à l'aise. Elle qui était assez prude, elle qui n'aimait pas parler de ses relations sentimentales. Mine de rien, Syrine avait déjà eu trois garçons dans sa vie. Lorsqu'elle était adolescente. Et elle n'en gardait pas spécialement un beau souvenir. Du moins pour le troisième. Les deux autres n'avaient été que des copains sans importance, puisqu'elle ne les avaient embrassé que furtivement et qu'aux yeux de certaines personnes ils n'avaient jamais été un couple. Pourtant le troisième copain qu'elle eu, fut celui que Syrine désirait oublier, celui où elle en gardait un mauvais souvenir. Et cela simplement parce que celui l'avait quitté deux mois avant qu'elle ne tombe dans un « début d'anorexie. » Même si elle n'avait pas été longtemps avec. Et c'était pour cela que la plupart des personnes pensaient que la jeune blonde n'avait jamais eu de copains de sa vie. Celle-ci ne disait d'ailleurs rien pour les contredire. Il y avait certaines choses qu'elle préférait garder pour elle, certaines choses qu'elle préférait que cela reste secret.

Les minutes, les secondes lui parurent longue tandis qu'elle attendait que le jeune homme ne réponde à son sms, ou qu'il n'arrive. Ou peut-être les deux tout compte fait. Au bout d'un instant, bercée par le silence, Syrine allait finir par s'endormir quand elle entendit quelqu'un frapper à la porte de son appartement. Elle se leva d'un bond, vérifia que ses cheveux étaient bien coiffés puis alla ouvrir la porte. Lorsqu'elle vit le visage de Marvin, un sourire apparu au coin de ses lèvres. « J'allais finir par croire que tu n'allais pas venir. » Cela lui faisait bizarre de le revoir, lui et son sourire craquant, lui qui était très attirant. Juste après lui avoir fait signe de rentrer, la jeune blonde se sentit tout de suite mal à l'aise et elle n'avait pas envie que Marvin remarque cela. « Fais comme chez toi. Je te sers quelque chose à boire ? » Elle voulait faire l'hôte polie, alors qu'en réalité elle voulait simplement éviter un certain sujet de conversation.

made by pandora.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fear me, Suck me, Fuck me ◮
avatar
just me myself & i
▲ MESSAGES : 617

MessageSujet: Re: MARVIN & SYRINE | Hé, ce soir j’te fait des crêpes et après j’te saute.    Jeu 29 Aoû - 12:56

Je suis fasciné par l'extrême tension électrique, palpable, tremblée, qui peut se créer entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas, sans raisons particulières, comme ça, simplement parce qu'ils se plaisent et luttent pour ne pas le montrer.
Vingt deux heures, on se prépare pour sortir, on est tout beau, tout frais. Rires, sourires, cris échangés. Minuit, la fête ne fait que commencer, la musique bat son plein, les gens s’écrasent par terre, leur sang rempli de substances illicites. Trois heures du matin, plus personne ne tient debout, plus personne ne sait aligner deux phrases correctement, plus personne n’est clean. La débandade, la décadence, la fin. Carefree. Et ça danse, ça boit, ça baise. Juste la musique assourdissante d’une nuit trop noire effleure le cerveau des jeunes du quartier. Verres en l’air, on lève les mains, verre à terre, on s’écroule. Plus rien ne tient, plus rien ne va. La nuit ne se finit plus, comme chaque fois. Comme chaque soir.

GET UP STAND UP GET UP FOR YOUR LIFE ♫ Un bruit assourdissant éclata à l’intérieur de ma tête, détruisant mes tympans, crevant le peu qui me restait de cerveau. Grognant comme un vieil hibou mal peigné, je tentais tant bien que mal que d’ouvrir mes petits yeux qui étaient collé entre eux. Et cette musique qui ne finissait par de hurler. Cherchant d’une main comment éteindre cette foutue radio que je n’avais pas programmé pour qu’elle me réveille à une heure si tôt, j’envoyais valdinguer contre le mur le réveil. Mais ce n’est pas pour autant qu’il s’arrêta. « Oh mais fuck ! C’est pas vrai. » J’arrivais alors à m’extirper de mon lit douillet. Une fois la musique éteinte, je poussais un énorme soupire de soulagement. Mon dieu que le calme et le silence étaient les bienvenues. Je regardais l’heure. Presque huit heures. Du soir. Fucking god. Merde. Merde. Merde. J’avais dormi… toute la journée. Une journée entière. Bon d’accord, j’avais été dormir à sept heures du matin mais quand même. J’avais perdu une journée entière. Et puis ohhh cette gueule de bois. Mon cerveau cognait partout à l’intérieur de mon crâne. J’avais des envies de remettre tout l’alcool que j’avais ingurgité hier soir. Puis je me souvenais que j’étais censée retrouvé Syrine ce soir aussi. Mince. J’étais déjà en retard. Je cherchais mon portable, aussi vite que me le permettait mon corps au ralentis. Quand j’eus enfin mis la main dessus, je tombais sur le cul, littéralement. Mon portable était cassé. Cassé. Déchiré, piétiné, bref, je n’en avais pas fait bon usage hier dans la soirée. Un énorme coup était sur l’écran, écran qui était blanc. Et comment j’allais la prévenir que j’étais en retard moi ? Je devais me la jouer batman et essayer d’aller le plus vite possible. Mais je n’avais pas de batmobile. Fuck. Je pris rapidement une douche, avant d’enfiler les premières fringues qui me tombaient sous la main. Malheureusement, ma gueule de bois ne partait pas et j’avais toujours l’impression d’avoir autant d’alcool ou d’autres substances illicites dans mon sang. Je ne devais ressembler à rien. Je pris mon casque, sortis de chez moi et enfourchais ma moto. Nouveau petit bijou que j’avais acheté il y a quelques jours grâce à l’argent que je me faisais dans mon job. J’avais économisé un max. Bon, vu mon état je ne sais pas si c’était une bonne idée mais… C’était ça où j’allais à pied à la vitesse d’un vieux papy cherchant son dentier et n’ayant pas pris ces lunettes. Quelques dizaines de minutes plus tard, j’arrivais enfin chez Syrine. Je toquais et après à peine quelques secondes, la belle blonde vint m’ouvrir. « Hey. » La voix pâteuse, les yeux endormis, great Marvin, great. « Oui, j’suis désolé mais… Ben enfaite j’ai pété mon portable hier soir, et je n’arrive plus à me souvenir de comment j’ai fait, bref. » Je lui montrais mon portable cassé en signe de pardon et j’allais m’asseoir - où plutôt m’étaler - dans son fauteuil. « On va combattre le mal par le mal, t’as pas une bière ou quelque chose avec de l’alcool ? » C’était affreux à la première gorgée, mais après, tout le mal de tête disparaissait, tant qu’on n’abusait pas. « Et sinon, toi, ça va ? » Syrine avait un an de moins que moi, et pourtant, parfois, j’avais l’impression d’avoir affaire à une petite fille qui découvrait le monde tel qu’il était réellement un peu plus chaque jour. Mais je l’aimais bien.

made by pandora.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
just me myself & i
▲ MESSAGES : 87

MessageSujet: Re: MARVIN & SYRINE | Hé, ce soir j’te fait des crêpes et après j’te saute.    Ven 11 Oct - 19:27

Je suis fasciné par l'extrême tension électrique, palpable, tremblée, qui peut se créer entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas, sans raisons particulières, comme ça, simplement parce qu'ils se plaisent et luttent pour ne pas le montrer.
Il y a des choses interdites, des choses que l'on meure de faire mais que l'on n'ose pas.  A cause de notre religion, de nos principes, de notre vision morale. Quitte à ce que cela permette à certaines personnes de nous juger, de nous critiquer, d'avoir une vision de  nous qui n'est peut-être pas la vraie.

Syrine ne se l'avouait pas totalement, mais il y avait certaines choses qu'elle voulait, certaines choses qu'elle désirait faire. Comme ses amis le faisait. Mais pourtant elle ne se l'avouait pas à cause de sa religion, à cause des valeurs dans lesquelles elle avait été élevé. Elle ne se voyait pas déroger à ces règles dans lesquelles elle avait passé toute son enfance. Elle ne se voyait pas faire honte à ses parents, qu'ils apprennent quelque chose de mal sur elle. C'était d'ailleurs pour cela qu'elle n'osait pas quitter ces études d'hôtellerie pour faire d'autres études. Simplement car elle ne voulait pas lire la déception dans le regard de ses parents. Cela était quelque chose d'incapable pour elle, elle en était entièrement incapable. Alors, elle se taisait. La jeune blonde ne disait rien. Elle essayait seulement de s'accrocher. Le mieux qu'elle le pouvait. En pensant seulement à Dieu. Seulement. Depuis toute petite.

On pouvait la croire folle, cinglée, inutile, coincée. On pouvait croire que c'était une personne qui allait finir veille fille avec son chien. Seulement car elle ne profitait pas de la vie. Seulement car elle ne sortait pas tous les soirs. Seulement car le simple fait de se retrouver au quartier Carefree lui faisait peur. Au milieu de tous ces drogués, ces alcolos, ces personnes qui n'avait que le mot s'amuser à la bouche. Quelquefois, Syrine se sentait à part. Quelquefois elle voyait bien que cela ne plaisait pas toujours à certains de ses amis de passer une soirée à la maison, sans rien faire, sans boire, sans fumer. Pourtant, elle avait du mal à changer, elle ne voyait pas pourquoi elle devait changer. La jeune blonde voulait garder cette âme d'innocence qu'elle avait en elle depuis toute petite, depuis qu'elle était enfant. Rien que l'idée qu'un jour cela change lui faisait bizarre. Peut-être parce qu'elle avait simplement peur que sa vie change ensuite. Peur de tout. Bizarrement. Étrangement. Malheureusement.

En voyant Marvin, la jeune blonde ne put s'empêcher de sourire. C'était la première fois qu'elle le retrouvait depuis tout ce temps, depuis cette fameuse discussion qu'elle voulait éviter. Il était toujours aussi beau, craquant. Il avait toujours ce petit sourire qui semblait pouvoir faire fondre une femme en même pas dix minutes. Si elle avait été une autre femme alors il y a longtemps que Syrine aurait craqué au charme du jeune homme. Pourtant, pour l'instant, pour le moment elle arrivait encore à résister. Elle ne savait pas encore pour combien de temps, mais elle essayé de résister, car elle le voulait, car c'était ce qu'elle essayait de se persuader. Elle ne prit même pas la peine de lui répondre. Dans son esprit, elle l'excusa du fait qu'il n'avait pas 'répondu à son message. Le principale était qu'il était là. Dans son appartement. Avec elle. Comme prévu. Pour passer une soirée sympathique. Seulement sympathique. Rien d'autre. La jeune blonde ne prit même pas la peine de noter le fait que le jeune homme avait encore fait la fêter hier soir. Il venait du quartier Carefree. Ce qui n'était donc pas étonnant. C'était un univers que ne connaissait pas beaucoup Syrine. Surement car elle n'aimait pas beaucoup y mettre les pieds, c'était un univers qui la dépassait beaucoup trop, un univers qui lui semblait assez dangereux. Peut-être qu'elle avait raison. Ou peut-être qu'elle avait tord. Rien n'était moins sûr.

Sans plus attendre, Marvin avait pris ses aises dans l'appartement. Alors que la jeune blonde lui demanda ce qu'il voulait boire, elle fut quelque peu surprise de la réponse du jeune homme. Celui-ci lui demanda si elle n'avait pas d'alcool ou de la bière. Pendant quelques secondes, Syrine resta silencieuse. Elle n'avait pas besoin de vérifier si elle avait cela car elle savait déjà que la réponse était non. Elle pensait que Marvin s'en serait douté, mais il semblait que ce n'était pas le cas. Presque géné, la jeune blonde dit d'une petite voix  « Je n'ai pas d'alcool...  désolé..» Sur le moment, elle se mit à penser que Marvin allait vraiment se demander quel genre de fille est-ce qu'elle était, et que peut-être il allait regretter d'être venue. Alors, elle se mettait à jouer la jeune fille timide, réservée, alors que cela ne servait à rien. Toujours autant gêné de refuser ce que lui avait demandé le jeune homme, Syrine continua sur le même ton :  « Mais j'ai du sirop ou de l'eau si tu veux. » C'était ridicule. Pourtant c'était la vérité. Puis, étonnamment, sans qu'elle ne s'y attende, Syrine entendit le jeune homme lui demandait comment ça allait. Alors, elle esquissa un sourire et d'un coup elle se sentit moins gêné, moins stupide.  « Ça va comme toujours. » Elle ne le montrait pas. Elle ne montrait pas le fait qu'elle avait de plus en plus de mal à résister à Marvin, et à ne pas aborder la fameuse discussion.

Venant s’asseoir sur le canapé à côté du fauteuil dans lequel était Marvin, Syrine chercha quelque chose à dire. Quelque chose qui n'allait pas donner le privilège de revenir sur cette fameuse discussion.  « Tu as fait quoi hier soir pour être aussi fatigué ? » Peut-être qu'elle n'aurait pas dû demander cela, peut-être que cela était quelque chose qu'elle n'aurait pas voulu savoir.  « Enfin, je veux dire ta soirée c'est bien passé ? » Plus elle parlait, plus elle s'enfonçait, cela en devenait presque pathétique, ridicule. Passant la main dans ses cheveux, Syrine baissa le regard, hésitant , sans réellement savoir pourquoi, à croiser le regard du jeune homme. Rien que de penser à certaines choses, cela énervait intérieurement la jeune blonde. Elle qui se refusait de penser à certaines choses, elle qui voulait continuer à avoir des principes. Elle qui finalement passer peut-être à côté de certaines choses essentielles de la vie. Très vite, Syrine ne savait plus quoi dire, elle n'arrêtait pas de penser à la conversation d'il y a un mois, et elle avait beaucoup de mal à se retenir d'en parler. Elle qui d'habitude ne parlait jamais de sa vie, elle qui d'habitude ne voulait pas spécialement que cela se sache. Seulement dans le monde dans lequel on vivait, il était de plus en plus difficile de cacher ce que l'on était réellement et de cacher quelque chose à quelqu'un.

made by pandora.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fear me, Suck me, Fuck me ◮
avatar
just me myself & i
▲ MESSAGES : 617

MessageSujet: Re: MARVIN & SYRINE | Hé, ce soir j’te fait des crêpes et après j’te saute.    Dim 3 Nov - 16:09

Je suis fasciné par l'extrême tension électrique, palpable, tremblée, qui peut se créer entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas, sans raisons particulières, comme ça, simplement parce qu'ils se plaisent et luttent pour ne pas le montrer.
Malgré mon horrible mal de crâne je souris à Syrine. Elle me faisait toujours rire, et encore plus en voyant son sourire alors qu'elle se rendait compte que non je ne l'avais pas oublié, que j'avais juste pas entendu - ou que j'avais mis trop tard - mon réveil. Néanmoins, je me sentais un peu mal d'avoir loupé l'heure, d'être arrivé en retard et de venir chez elle avec une gueule de bois phénoménale. Enfin bon, je me rattraperai, parce que Marvin, c'est un bon gars quand même. Et vas-y que je te parle à la troisième personne du singulier. Quand je vous dis que je ne suis pas tout juste dans ma tête, parfois, je me fais peur. Pour me faire à moitié pardonné, je lui fis un gros bisous mouillé sur le front. Et c'est avec un sourire de vaincqueur que je m'assis dans son canapé vachement confortable. C'est alors que je vis son air penaux. Me demandant bien ce que j'avais pu dire pour la froisser - alors que je n'étais là que depuis quelques minutes - elle s'excusa de ne pas avoir d'alcool. J'ouvris grand les yeux. « Mais... Enfin Sy', t'as pas besoin de t'excuser pour cela. T'es mignonne. » Je lui fis un grand sourire, lui fis un baiser sur le front et me levais moi-même afin d'aller me servir un grand verre d'eau, que j'avalais d'un coup, mon dieu, que ça faisait du bien par où ça passait. Ouais, même la tête dans le cul, je savais rester un gentleman, et encore plus avec Syrine, parce que cette gonz me faisait tout simplement craquer avec ses petits airs de petite blonde effarouchée. Et puis elle allait toujours bien. Je l'avais encore jamais vu demauvaise humeur, triste, pleurnicharde ou que sais-je. Alors que les filles de Brighton sur le point de se suicider courraient les rues. Pour des conneries la plupart du temps en plus. Genre "meeeerde mon copain m'a trompé, j'vais me suicider, bon d'accord je l'ai trompé avec la terre entière avant mais ça compte pas quoiiii, lui il avait pas le droiiiit" pitoyable, on est tous d'accord. « Oh, la routine. J'suis sorti en boîte, avec Chico, Louisianne, bref, avec mes potes. ça aurait pu se terminer totalement clean mais bon, tu connais les carefree-siens. Toujours besoin d'en faire plus. Donc bon, voilà, ça s'est terminé sur la plage, avec des shots de tequila. » Assise à côté de moi, la jeune fille ne semblait pas réellement faire attention à ce que j'étais en train de dire. Comme si elle était perdue dans la lune. « Dis donc, tu sembles bien à côté de tes pompes pour quelqu'un qui n'est pas sorti hier soir. » Tout en me demandant bien ce qui pouvait la mettre dans pareil état, il y eut comme une sorte de cloche. Un ding-dong qui expliqua le pourquoi du comment et qui me rappela notre petite conversation. « Syrine, me dis pas que tu ressasses tout ça depuis plus d'un mois ? Je t'ai déjà dis, c'est pas un truc auquel tu dois penser, ça viendra tout seul. » Et parce que j'adorais l'embêter et la rendre encore plus rouge qu'elle ne l'était déjà « puis je t'ai dis que j'acceptais de t'aider, non ? » un sourire moqueur aux lèvres, je savourais déjà sa réaction. Me relevant difficilement du canapé, je me tiens debout devant la jeune blonde. Toujours un sourire sadique, je préparais un petit plan, et je voyais très bien qu'elle se doutait que tout ça allait mal finir - entre guillemets, j'allais pas lui faire du mal non plus - et sans plus attendre, je me penchais, soulevais son poid plume et balançait le corps de ma petite Syrine sur mon épaule gauche. Sans un mot, et sous ses cris d'outrances, de l'amenait jusqu'à sa chambre, avant de me pencher à nouveau et de la laisser tomber sur son lit.... Sauf que comme un gros pelo, je tombais sur elle, ma gueule de bois, et mes souvenirs d'alcool me remontant d'un coup à la tête. Mais j'éclatais de rire. « Ouais bon, voilà, mon plan est un peu tombé à l'eau quand je suis tombé, ça foire tout. » Me bougeant de sur elle, je me plaçais à ses côtés. « Mais aller, dis moi ce qui te tracasse à ce point là. Excepté le faire que tu ne puisses plus résister à mon charme, ça c'est du connu. » Avec Syrine, j'avais toujours du mal à me comporter sérieusement, j'avais toujours envie de la taquiner quelque peu.

made by pandora.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
just me myself & i
▲ MESSAGES : 87

MessageSujet: Re: MARVIN & SYRINE | Hé, ce soir j’te fait des crêpes et après j’te saute.    Jeu 14 Nov - 15:34

Je suis fasciné par l'extrême tension électrique, palpable, tremblée, qui peut se créer entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas, sans raisons particulières, comme ça, simplement parce qu'ils se plaisent et luttent pour ne pas le montrer.
Syrine se sentait mal à l'aise. Elle se sentait gêné. Alors que pourtant elle n'avait aucune raison de l'être. C'était vrai. Elle n'avait pas besoin de se sentir gêné face à Marvin. Ils se connaissaient bien maintenant. Ils avaient appris à bien se connaître. Pourtant elle ne savait pas réellement ce qu'elle pensait à l'égard du jeune homme et cela la chamboulait presque. C'était comme si c'était la première fois qu'elle ressentait cela, et elle ne savait pas comment gérer ce sentiment qui semblait commencer à s'emparer d'elle. Quand elle était en compagnie de Marvin, elle se sentait directement plus joyeuse, certe, mais elle se sentait aussi gêné. Gêné quand le regard du jeune homme et le sien se croisait. Gêné lorsqu'ils se frôlaient par inadvertance. Gêné quand il lui parlait de sa voix calme, douce, apaisante, et sensuelle. Il était vrai que le jeune homme avait tout pour plaire. Il avait tout pour lui, et il devait le savoir. Il devait surement jouer avec ça, et peut-être que cela était quelque chose qui devait l'amuser. Du moins, Syrine ne savait pas, elle ne savait pas si Marvin s'amusait avec elle ou s'il l'aimait bien véritablement. Et cela était assez malsain, car plus le temps passait et plus la jeune blonde savait qu'elle n'allait pas pouvoir résister éternellement au jeune homme. Il lui faisait de l'effet. Et elle l'aimait bien. Peut-être plus que bien d'ailleurs. Cela lui faisait peur car elle ne savait pas quoi véritablement penser. Puis, Marvin lui dit qu'elle était mignonne, qu'elle n'avait pas besoin s'excuser de ne pas avoir d'alcool. Alors que c'était naturel chez la jeune b londe de s'excuser car elle n'avait pas d'alcool ; c'est vrai tout le monde avait au moins une bouteille d'alcool chez lui sauf cette jeune femme blonde innocente qui n'avait encore jamais pris une cuite. Et cela ne lui donnait pas véritablement très envie. Tout du moins c'était ce qu'elle pensait en ce moment. La jeune blonde rougit un tout petit peu lorsque le jeune homme lui fit un bisous sur le front avant de se servir lui même un verre d'eau. Encore gêné, Syrine le regarda comme si elle n'osait plus bouger.

La discussion arriva enfin. Brisant presque le silence qui était arrivé discrètement, sans que personne ne s'en rende compte. Lorsque le jeune homme lui parla de sa soirée, la jeune blonde ne fut pas étonné. C'était un Careefre-sien par excellence. La drogue, les fêtes, l'alcool, la nuit c'était ce qu'il appréciait et c'était ce qui lui permettait d'aller mieux. Sûrement. Peut-être. Elle, Syrine, elle ne connaissait pas. Elle ne savait pas ce qu'était le monde de la nuit avec les réveils difficiles qui suivaient ensuite. Elle n'avait jamais véritablement vécue cela. Et pour l'instant elle ne savait pas si elle avait connaître et vivre un jour cela.  Marvin lui fit remarquer qu'elle était dans la lune et qu'elle semblait être perdue pour quelqu'un qui n'avait rien fait hier soir. Entendant la voix du jeune homme, cela fit sortir la jeune blonde de ses pensées qui relava timidement le regard vers lui. Elle pensait que cela n'allait pas se voir qu'elle semblait mal à l'aise, que lui, Marvin la mettait grandement mal à l'aise ; et que surtout elle avait peur de paraître stupide à chaque fois qu'elle décidait quelque chose. Puis, évidemment, c'est le jeune homme qui lui demanda si elle n'était pas en train de se ressasser leur discussion d'il y a un mois. Syrine fit des grands yeux, et étrangement cela la mis encore plus mal à l'aise. Elle qui avait justement voulu que cette discussion passé il y a un mois ne revienne. Marvin continua en lui disant que ce n'était pas quelque chose auquel elle devait penser, que c'était quelque chose  qui viendrait tout seul.  Évidemment en entendant cela, Syrine qui était déjà timide, sentit très vite la chaleur montait sur ses joues ; ce qui devait sûrement la rendre toute rouge. Il était vrai qu'il avait accepter de l'aider, mais cela sonnait mal dans l'esprit de la jeune blonde. Elle n'arrêtait pas de se dire que c'était contraire à ce qu'on lui avait dit  depuis qu'elle était toute petite, ce qu'on lui avait à dit à l'église. C'était contraire à l'église de succomber au plaisir charnel avant le mariage. C'était un pêché. Et cela tracassait véritablement Syrine qui avait peur des conséquences et qui avait toujours été sage. Et surtout innocente. C'était même ce qui la caractérisait. Mais, pourtant depuis qu'elle avait à Marvin qu'elle était vierge, et que celui-ci s'était mis en tête de l'aider à résoudre cela, alors la jeune blonde ne savait plus quoi penser. Il lui était difficile de résister au physique du jeune homme et de résister à la tentation. Et cela le jeune homme le savait. Évidemment.

Le visage toujours à moitié rouge, Syrine vit le jeune homme se levait du canapé, et se mettre debout devant elle. Il avait un sourire moqueur dessiné sur les lèvres et la jeune blonde se doutait qu'il préparait quelque chose. Mais avant qu'elle ne puisse dire quelque chose, le jeune homme la prit et la mit sur son épaule gauche. Face à cette situation au quelle ne s'était pas attendu la jeune femme, elle ne put s'empêcher de crier.  « Marvin qu'est-ce que tu fais ? Repose moi tout de suite par terre ! Tu m'emmènes où là ? Repose moi tout de suite ! » Mais elle avait beau crier, le jeune homme semblait s'en moquer. Il l'emmena jusqu'à sa chambre, ce qui surprit presque la jeune femme puisqu'il avait trouvé le chemin sans grande difficulté. Bien qu'en effet l'appartement n'était pas très grand. Enfin, Marvin la laissa tomba sur son lit. Et accidentellement il tomba sur elle. Il éclata de rire et finit par dire que son plan était tombé à l'eau puisqu'il était tombé. Face à cette situation, Syrine ne sut pas quoi dire. Un sourire timide s'était dessiné sur ses lèvres. Puis, le jeune homme se plaça ensuite à ses côtés. Il lui demanda ce qu'il la tracassait, et il ne put s'empêcher de dire qu'il savait qu'elle ne pouvait plus résister à son charme. Syrine sentit une nouvelle fois la chaleur montait sur son visage. Être à côté de Marvin sur un lit, allongé, était quelque chose au quelle elle n'aurait jamais pensé. Finalement, peut-être que le jeune homme lui faisait beaucoup plus d'effet qu'elle ne l'aurait pensé.  « Ya rien. Ça va. » Elle n'osait pas lui dire. Elle n'osait pas lui avouer tout ce qu'elle pensait et elle n'osait pas lui dire que oui elle n'arrivait pas à résister à son charme et qu'elle était durement en train de tomber amoureuse de lui. Après quelques secondes de silence, sentant toujours le regard du jeune homme sur elle, Syrine finit par s'exclamer regardant le plafond, afin d'éviter le regard du jeune homme.  « Je … n'ose pas.. Je sais que tu veux m'aider.. mais en fait ça... c'est.. sert à rien.. » En vérité la jeune blonde avait juste peur. Peur parce qu'elle le voulait véritablement, mais elle avait peur car jamais elle n'avait passé le cap des petits bisous furtifs sur la bouche. Puis, d'un bond elle se leva du lit avant que le jeune homme ne fasse quelque chose.  « Et l'on disait juste ça pour rigoler n'est-ce pas ? » Elle regarda vite fait le jeune homme, et elle sentit une nouvelle fois qu'elle devenait encore plus rouge que d'habitude. Il la faisait véritablement craquer.

made by pandora.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
just me myself & i

MessageSujet: Re: MARVIN & SYRINE | Hé, ce soir j’te fait des crêpes et après j’te saute.    

Revenir en haut Aller en bas
 

MARVIN & SYRINE | Hé, ce soir j’te fait des crêpes et après j’te saute.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» mes respects du soir
» New-York pour nos 25 ans/départ jeudi soir/YES!!!
» B'soir
» Dégradation débit : 16 Mbits le matin et moins d'1 Mbits le soir.
» soirée stock-car - Team Drakkar Normand 2010

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: Quartier résidentiel-