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 (kylee) our love was made to rule the world.

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MessageSujet: (kylee) our love was made to rule the world.   Mar 15 Oct - 16:43



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Vingt-deux heures trente, et pourtant pas une once de sommeil à l'horizon. Vous me direz, il n'est pas si tard, et je serais d'accord avec vous. Seulement pour quelqu'un qui a dû dormir 4 heures grand max durant ses derniers jours, vingt-deux heures trente c'est tard, extrêmement tard. Pourtant j'étais là, la bouche remplie de chocolat de mauvaise qualité, regardant une comédie romantique des plus banales répondant au nom de "The Diary of Bridget Jones" ou, le Journal de Bridget Jones. Ouais, lamentable n'est-ce pas ? Je me demandais même ce qui était le plus lamentable, être là, emmitouflé dans une couverture polaire, un verre de vin à la main et affalée tel un phoque sur mon sofa en début de soirée. Ou pleurer sur mon propre sort et détester le monde entier depuis l'intérieur moelleux de mon pyjama hello kitty. Oh, pauvre Kaylee. Voilà ce à quoi ressemblera ta vie dans dix ans, toujours seule, toujours entrain de pleurer pour de beaux yeux de mecs. P.a.t.h.é.t.i.q.u e je trouve pas de meilleur mot ! C'est toujours devant ce genre de films mielleux que je me pose de ses questions existentielles, comme qui je choisirais si j'étais à la place de notre vieille Bridget. Daniel, le badboy incroyablement craquant et qui sait la faire monter au septième ciel en un éclair, où Mark le garçon "bien" qui c'est sûr, ferait de ma vie une véritable comédie romantique. Bien, une fille normalement constituée choisirait la facilité, et surtout le confort de Mark. La petite vie calme et tranquille, mais une Bridget Jones version Kaylee James ? Ouais ! Carrément qu'elle finirait dans les bras du coureur de jupons qu'est son patron ! Enfin bref, à force de me retourner  la cervelle sur ce que Bridget devrait ou ne devrait pas faire, je finis par réaliser que je m'auto-diagnostiquais en réalité. Les faits sont là, Mark était la métaphore du gars bien, Kenaël. Daniel celle de Kyle, le méchant garçon. Et moi ? Bien moi j'étais la trentenaire accro aux cigarettes et au vin rouge avec dix kilos en trop ... Ew, Kaylee ! Reprends-toi ! Lâche ce verre, ce paquet de chocolat et remets les choses en ordre dans ta vie ! Tu as dix-neuf ans ! Et je refusais que ma vie soit ruinée pour un gars. Ou deux. Je me refusais à chanter "All by myself" seule dans mon appart' pour le restant de mes jours. Alors je me levais, envoyait balader la couverture, attrapait un bas de jogging, enfilait un gros manteau, sautait dans des uggs et attrapais mon téléphone avant de sortir. Je venais de texter Kyle, plus qu'une seule chose me liait à lui comme à Kenaël. La veste en cuir de ce dernier que j'avais oublié dans la voiture du second nôtre notre ... Nuit mouvementée. La nuit où mon existence entière avait pris un autre tournant. Je n'avais pas parlé à Kyle depuis ce soir (ou matin) là, et n'avais pas revu Kenaël depuis qu'il avait découvert le suçon pas très discret de Kyle sur ma peau ... Bref. Aucune explication n'avait été donner depuis que mon univers entier avait été réduit en poussière. Alors, peu importe l'heure j'étais bien décidé à reprendre le contrôle. J'allais récupérer cette veste, la rendre à son propriétaire et je n'aurais plus aucune attache ni avec l'un, ni avec l'autre. Assez de mélodrame, l'amour c'était fini pour moi.

"MAIS OUVRE-MOI CETTE FOUTUE PORTE!" Kyle se refusait à ouvrir. Il était chez lui, il refusait simplement de me rendre cette veste. Je pense qu'il prenait un malin plaisir à me faire attendre comme ça dehors, complètement gelée et seule. Mais j'étais bornée, il le savait. J'sais pas pourquoi il avait pu croire que j'abandonnerais aussi facilement. Assise sous le porche de sa maison, je fus surprise par une rafale de pluie glacée. Je lâchais quelques jurons, puis, plus qu'énervée je pris la décision de récupérer ce blouson, avec ou sans son accord. Alors, en fouinant dans ma mémoire je m'étais souvenue d'un soir où la porte de chez Kyle était fermée et où je voulais lui faire une petite surprise en me glissant dans son lit. C'est son père qui en rentrant tard de soirée m'avait sauvé la mise. Lui avait oublié ses clés et m'avait alors montré sa petite cachette secrète, au-dessus de l'une des poutres qui soutenaient le porche. A force de me hisser encore et encore sur la pointe des pieds, je finis par toucher un petit truc métallique, ce qui me donna espoir. Je grimpais au mieux à l'un des potos et finis par l'attraper ! Voilà ! Pas très original la cachette monsieur Poynter, mais efficace ! De retour devant la porte d'entrée, j'insérais la clé dans la serrure et la tournait, prête à récupérer ce qui était à moi ... techniquement. Peu importe ce que Kyle pouvait bien faire là-dedans. Ok Poynter, que tu le veuilles ou non je suis là alors rend là moi ! M'exclamais-je, dans le hall de la maison.



Dernière édition par L. Kaylee James le Mar 15 Oct - 20:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Mar 15 Oct - 18:51


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Il y a des jours comme ça, où vous préféreriez rester endormi et ne plus jamais vous réveiller. Ce jour là, et bien il faisait parti de ceux ci. La journée avait assez mal commencé, avec ma mère qui m'avait appelé une bonne trentaine de fois avant que je ne décroche. « Tante Suzie est en ville, alors tu ferais mieux de te ramener ! ». Ouais, c'était franchement pas une bonne journée. Ma mère n'était pas au courant de la maladie de mon père. Leur divorce avait laissé un certain froid planer entre eux et mon père refusait de voir quiconque éprouver la moindre pitié pour lui. Et je le comprenais. Je pense qu'à sa place, j'aurais fait la même chose. Alors, il laissait croire à tout le monde qu'il était trop occupé entre sa vie de vieux célibataire tentant de se taper des jeunettes de l'âge de son fils pour pouvoir leur accorder du temps. Mais la vérité était toute autre. Il était malade, passait des journées entières à vomir ses tripes aux toilettes et perdait un peu plus de vie au fur et à mesure que les jours passaient. L'idée d'en parler à ma mère m'avait traversé l'esprit, mais... j'étais bien trop respectueux de mon père pour le trahir de la sorte. Alors, j'étais le seul au courant.
Ce jour là, il avait rendez-vous à l'hôpital pour sa séance de chimiothérapie et je n'avais aucune envie de voir tante Suzie, cette grosse vache qui se croyait au dessus de tout le monde. Je n'étais pas d'humeur pour ses sarcasmes, mais sous les cris de mon père, j'avais cédé et j'y étais allé. La journée avait été bien nulle, croyez-moi et j'en étais ressorti avec un mal de crâne horrible. Ma mère m'avait dit que j'avais une petite mine et tante Suzie avait insinué que je passais trop de temps à fumer et boire. Je n'avais rien répondu, cette vieille folle ne méritant pas que j'use de la salive pour elle. Alors j'avais encaissé, me faisant assez discret ce jour là.
Une fois rentré à la maison, mon père semblait fatigué, mais il allait bien, ce qui m'étonnait un peu. D'ordinaire, après sa séance de chimio, il était toujours malade et au bord du précipice. Mais ce soir là, rien. Nous avions même regardé un match de foot à la télévision, jusqu'à ce qu'il se décide à aller se coucher. « Allez papy, va au lit ! », m'étais-je contenté de lui dire, vivement récompensé par un sourire de sa part. Je savais que même si la plupart du temps il levait les yeux au ciel, il appréciait le fait que je ne le traite pas en malade. C'était dur d'agir normalement avec lui, mais je m'efforçais de le faire, sachant pertinemment que ça le touchait. Du coup, j'étais resté seul, assis sur mon confortable canapé en cuir, à zapper entre les diverses et nombreuses chaines que j'avais à disposition. Mais rien ne captait véritablement mon attention... jusqu'au moment où j'entendis des bruits à l'étage. Dans la salle de bain. Il était malade et bien qu'il tentait de se faire discret, je l'entendais parfaitement. Il suffoquait et je crus même entendre un sanglot. J'hésitais un instant, puis, je montais à l'étage ouvrant doucement la porte de la salle de bain, pour voir mon pauvre père, adossé à la cuvette des toilettes, les larmes aux yeux. Le voir aussi fragile était dur à gérer, mais la vie lui échappait et je me devais de le soutenir. Ravalant la boule qui s'était formée dans ma gorge, je lui caressais doucement son crâne imberbe, lui glissant de douces paroles à l'oreille, histoire de le rassurer. Je ne savais pas vraiment si c'était utile, mais au moins, il n'était pas seul, j'étais là et il allait s'en sortir. Ce n'est que quelques minutes plus tard que mon portable commença à vibrer. Kaylee. Et ce fut le début d'une série de messages qui m'énervaient un peu plus au fur et à mesure qu'ils défilaient sur mon téléphone. Elle voulait récupérer sa veste, du moins, celle de son copain. Mais je n'étais pas d'humeur, parce qu'à l'instant, je m'occupais de mon père qui était en train de vomir ses tripes dans les toilettes. Elle pouvait attendre, non ? Et pourtant, ce ne semblait pas de son avis ! Ce qu'elle pouvait être têtue parfois... « C'est Kaylee ? ». Sa voix était faible, brisée et presque inaudible, et pourtant, il avait bel et bien aligné ces quelques mots, rassemblant les quelques forces qu'il lui restait. Je soufflais un instant, me contentant de hocher silencieusement la tête. « Elle veut te voir ? ». De toute façon, la conversation était terminée, je venais de l'envoyer valser et j'espérais qu'elle ait bien reçu le message. Qu'est-ce que j'en avais à foutre de la veste de son mec moi, hein ? J'en avais rien à branler de cette veste ! Moche en plus ! J'aurais dû l'offrir à tante Suzie, tiens ! « Ouais... enfin elle veut récupérer un truc, mais je l'ai envoyé chier... ». Mon père soupira et son nez se mis à saigner. Mon premier réflexe fut de stopper l’hémorragie avec ma propre main, mais rapidement, je fus submergé et je finis par attraper une serviette que je lui appliquais sur le visage. « C'que tu peux être con parfois... », me souffla-t-il, une lueur de vie éclairant son visage. Le relevant, je restais silencieux, le poussant dans la douche, où je le lava rapidement, me fichant complètement de mouiller le Marcel et le short que je portais. De toute façon, ma peau était recouverte d'eau, de sang et de vomis et je n'en avais strictement rien à foutre. Mon père était à bout de force et j'avais véritablement mal au cœur. Le séchant rapidement, je finissais par le sortir de la salle de bain et l'allonger sur son lit. Ses paupières étaient lourdes et il ne tarda pas à s'endormir. Là, alors qu'il était inconscient, je m'autorisais à lâcher la pression, soufflant lourdement alors que mes yeux s'embuaient rapidement. Il fallait que je sois fort, pour lui. Il avait besoin de moi et je lui devais bien cela. Sortant silencieusement de la chambre à peine ai-je eu le temps de fermer la porte que j'entendais du bruit au rez-de-chaussée : « ok poynter, que tu le veuilles ou non je suis là alors rend là moi ! ». Kaylee. Je soupirais, levant les yeux au ciel à cause de l'agacement et me décidais à descendre les escaliers. La maison étant plongée dans le noir, seule la grande télévision dans le salon était en route. Je traversais les nombreux couloirs, me retrouvant enfin dans l'entrée où Kaylee se trouvait. Je ne devais pas être bien beau à voir, entre mon t-shirt et mes cheveux mouillés, les tâches de vomis et de sang sur mes vêtements et mes yeux rouges. Mais peu importait. Elle n'était pas la bienvenue ici et je n'allais pas me priver pour le lui faire savoir. « Putain de merde, casse toi ! », m'énervais-je, veillant tout de même à ne pas parler trop fort pour ne pas éveiller le fragile sommeil de mon père à l'étage. « J'sais même pas où elle est ta veste pourrie en plus !!!! ». C'était partiellement vrai. A mon souvenir, elle était encore dans la voiture, mais je n'y avais pas vraiment fait attention et puis avouons-le, je n'en avais strictement rien à faire. Encore, ça aurait été un string ou un soutif, j'aurais fait gaffe, mais la veste en cuir qui pue d'un autre mec, franchement, je m'en foutais. Et de toute façon, j'étais énervé. Le fait qu'elle se pointe chez moi, ainsi, c'était limite de la violation de domicile et je détestais qu'on empiète sur mon espace de vie comme cela. « T'es... t'as », j'étais tellement énervé que j'en perdais presque mes mots. « T'es si débile que tu penses que tu vas pouvoir TE pointer chez MOI, au beau milieu de la nuit pour une putain de veste ? T'es malade ou quoi ? Ça peut attendre, non ? ». Peut-être avait-elle simplement envie de me voir ?... j'en doutais fortement vu la façon dont je l'avais laissé rentrer chez elle la dernière fois que nous nous étions vus. Où était-ce son copain qui lui foutait la pression pour récupérer sa putain de veste... ? Ouais ça devait être ça ! Raison de plus pour que sa veste, elle se la foute ou je pense !

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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Mar 15 Oct - 20:04



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« Putain de merde, casse toi ! J'sais même pas où elle est ta veste pourrie en plus !!!! » Je fus tellement surprise de l'état dans lequel Kyle débarquait dans le hall d'entrée que je ne pris même pas la peine de rétorquer quelque chose d'ironique. J'avais les yeux rivés sur son débardeur blanc ou ... De je ne sais quelle couleur remplie de taches de sang et d'un autre ... truc. Bref, il n'était pas beau à voir c'était le cas de le dire. Ses yeux étaient rouges, ses cheveux en pétard, j'me demande bien ce qu'il était en train de foutre ... Il semblait fatigué, attristé, je ne serais vraiment dit. Il était énervé, ça, je ne pouvais pas le rater. Bon ok, d'accord je l'avoue ! Entrée comme ça chez les gens et surtout chez son ex-copain ... si l'on peut dire, ce n'est pas un truc qui se fait habituellement. Mais j'étais loin d'être une fille ... habituelle. Je faisais la plupart des choses sans vraiment y réfléchir et sans même penser aux conséquences de mes actes. J'étais comme ça, impulsive. Ça m'avait d'ailleurs beaucoup de fois causer des ennuis, ça pouvait m'en causer si Kyle se décidait à faire un truc stupide comme ... appeler les flics ... mais il ne le ferait pas. De toute façon, il n'était pas le mec qui me connaissait mieux que tout le monde ? Et bien alors il aurait dû se douter que je n'abandonnerais pas comme ça ! Quand j'ai une idée dans la tête je l'ai pas ailleurs, moi. « T'es... t'as, T'es si débile que tu penses que tu vas pouvoir TE pointer chez MOI, au beau milieu de la nuit pour une putain de veste ? T'es malade ou quoi ? Ça peut attendre, non ? » Qu'est-ce qui t'es arrivé ?! Ignorant complètement ses précédentes paroles, je comblais l'espace entre nous en faisant quelques pas en sa direction, puis, je m'arrêtais juste à quelques centimètres de lui, la main levée. J'étais prête à le toucher, quand je réalisais que ce n'était pas forcément une merveilleuse idée. L'espace d'un instant, cette veste et surtout tout ce qu'elle représentait dans mon esprit de fille tordue, avait disparu. Je m'étais inquiétée pour lui, j'avais eu peur. Peur qu'il soit blessé, qu'il ait eu des ennuis, peur pour lui, tout simplement. Et faut dire la vérité, je détestais ça. Je détestais du plus profond de mon être le fait que peu importe ce qui puisse se passer entre nous, peu importe ce que je dise ou ce que je voudrais, je n'arrivais jamais à me foutre de lui. Je n'arrivais pas à le sortir de ma tête, rien que pour une petite seconde et quand je le voyais dans un état pareil, ensanglanté et épuisé je ne pouvais m'empêcher d'avoir cette horrible envie de prendre soin de lui. De jouer l'infirmière une fois de plus s'il en avait besoin ou de simplement le serrer fort contre moi. Je me foutais éperdument qu'il soit énervé, qu'il veuille que je parte, je voulais simplement savoir ce qu'il lui était tombé dessus. C'est quoi ce sang ?! Pourquoi t'es recouvert de sang ?! Je panique vite. Surtout quand je vois du sang. Et d'accord, surtout quand c'est quelqu'un à qui je tiens. Surtout quand c'est lui. Tu va bien ?! T'es blessé ?! Montre moi ! Okaaaaaaaaaaaay. J'agissais comme ma mère quand comme à mon habitude je me cogne n'importe où et qu'elle se met à poser des tonnes de questions plus inutiles les unes que les autres juste parce qu'elle est surprotectrice. À le voir comme ça, d'accord il ressemblait à rien et il avait l'air exténué, mais il ne semblait pas blessé ! Du moins pas que je puisse voir. Je venais pourtant d'inspecter son corps de haut en bas plusieurs fois. Mais bon, la maison tout entière était plongée dans le noir alors peut-être avais-je manqué quelque chose. Pas facile de scruter quelqu'un quand seul un écran (géant mais tout de même) de télé nous éclaire. Enfin, moi aussi avec mon pyjama, mon oubli certain de maquillage ou de coiffure, mes Uggs et mon manteau ... ou peignoir rose, je devais ressembler à rien. On était beaux tiens, scène mémorable de retrouvailles !

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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Mar 15 Oct - 20:55


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J'aurais dû m'en douter. Quelle débarque de la sorte n'était pas franchement étonnant. Mon père avait très certainement dû, une fois de plus, laisser ses putains de clefs au-dessus de la poutre, devant la maison. Je n'aimais pas l'idée qu'on puisse la découvrir aussi facilement et briser mon intimité de la sorte... et ce soir en était une fois de plus, la preuve. Pourtant, malgré toute ma rage, toute ma colère, au fond, ça me faisait du bien de la voir. Je savais que le résultat n'en serait que d'autant plus difficile à gérer... mais... elle était là et son simple parfum suffisait à me mettre un peu de baume au cœur. Cependant, j'étais bien trop fier pour l'avouer, à haute voix encore plus, et j'étais trop en colère à cet instant pour laisser parler mon cœur. Mon père était en train de crever à l'étage et elle n'avait rien trouvé de mieux que de débarquer, pour récupérer une stupide veste, en plus ! Ça me foutait hors de moi qu'elle se croit tout permis comme ça et je refusais qu'elle assiste au désastreux spectacle qu'était ma vie ces derniers temps. Je n'avais franchement pas besoin de sa pitié, surtout lorsque mon désir était de la rendre heureuse en l'éloignant de moi. Et dire que toute cette histoire était présente à cause d'une putain de veste ! Mais disons que quand Kaylee a une idée derrière la tête et bien elle ne lâche pas le morceau de ci-tôt. Pourtant, elle m'avait bien lâché, moi, lorsque j'étais parti. Elle n'avait pas vraiment cherché à me contacter et... elle avait refait sa vie...

Je ne m'étais pas vraiment gêné pour faire entendre ma colère, tout en veillant à ne pas perturber le sommeil de mon paternel à l'étage, et honnêtement, je m'attendais à ce qu'elle rétorque de plus belle... au lieu de cela, elle laissa entendre sa voix dans un mélange d'inquiétude et de... douceur ? « Qu'est-ce qui t'es arrivé ?! ». J'en restais bouche bée un instant, me contentant de froncer les sourcils et baisser le visage sur... mon haut ravagé. Il allait être bon pour la poubelle, c'était sûr et certain et je n'allais très certainement pas me faire chier à essayer d'enlever les tâches. Je devais être dans un piteux état et heureusement pour le peu de dignité que j'avais, la lumière était éteinte. Seule la bande son du film qui se jouait sur l'écran plat dans la pièce adjacente brisait le silence et je me décidais enfin à répondre. « Rien. », mon ton était froid, ma gorge serrée. Je ne voulais pas m'épancher sur le sujet. La voir était aussi douloureux que merveilleux et je savais qu'une fois la veste rendue, elle quitterait ma vie pour retrouver son prince charmant et vivre une vie banale et insignifiante... mais heureuse. Je savais que moi, je resterai sur le banc de touche, comme un con, et je l'avais bien cherché. Alors qu'elle mette rapidement fin à mes souffrances et s'en aille au plus vite, c'est tout ce que je demandais, même si mon corps me gueulait de la prendre dans mes bras. De la douceur, c'était très certainement ce dont j'avais le plus besoin à cet instant. Une épaule sur laquelle relâcher la pression et pleurer... mais j'étais Kyle Poynter et je n'étais pas du genre à chialer, encore moins devant une fille. J'étais fort, il fallait que je le sois, pas seulement pour moi, mais pour l'homme qui dormait et souffrait à l'étage. Je n'avais pas le droit de me laisser aller.
« C'est quoi ce sang ?! Pourquoi t'es recouvert de sang ?! ». Je soupirais, levant grossièrement les yeux au ciel. Voilà qu'elle était inquiète. L'attention me touchait, mais je ne voulais pas m'épancher sur le sujet. Je ne voulais pas lui raconter ce qu'il s'était passé et encore moins attiser de l’empathie à mon sujet. Je préférais encore qu'elle me traite de gros connard, plutôt que de voir cette once de pitié dans son regard. « Tu va bien ?! T'es blessé ?! Montre moi ! ». Elle s'approcha, prête à me toucher. Mon souffle se coupa un instant et... elle se rétracta. Son attitude était autant plaisante qu'agaçante et je lutais furieusement entre le cœur et la raison. La mâchoire toujours aussi serré, je ne faisais aucun effort pour me rendre chaleureux ou avenant. Ne semblant pas le moins du monde touché par son inquiétude, je me contentais de l'observer, le regard haineux. « Ça va. C'est pas mon sang. Je vais bien. Tu peux partir maintenant ? », déclarais-je, exagérément énervé. Mais elle ne cilla pas. Pas un seul instant même. Elle soutenait mon regard au travers de la pénombre de ce lundi soir et je finissais par soupirer. Cette fille était beaucoup trop têtue pour mon bien être... Je tournais alors les talons, me rendant dans le salon, acceptant avec mal la présence de Kaylee ce soir là. Je détestais qu'on me force la main de la sorte. Être ainsi mis au pied du mur me déstabilisait et perdre le contrôle était une de mes hantises. Et cela, Kaylee le savait parfaitement. Le salon donnait sur une cuisine américaine très design, dont j'allumais les quelques spots. Désignant une chaise haute derrière l'îlot central, j'invitais silencieusement la belle brune à s'asseoir. « Si t'as faim ou soif, sers-toi. J'vais prendre une douche et chercher ta veste... », pestiférais-je, vaincu. Elle m'avait poussé à bout et ce soir là, je n'avais pas la force de luter indéfiniment. Tout cela pour une stupide histoire de veste, en plus ! Montant rapidement les escaliers, je me rendais dans la salle de bain rattachée à ma chambre et balançais mes vêtements sans vraiment faire attention à leur lieu atterrissage, avant de m'engouffrer sous la douche. L'eau presque brûlante m'aida à reprendre mes esprits et surtout, décoller de ma peau cette odeur immonde de vomis mélangé à du sang. J'ignorais ce que désirais véritablement Kaylee. Récupérer cette veste était-ce un stratagème pour me voir ? Ou la voulait-elle vraiment ? J'étais partagé et c'est toujours l'esprit aussi embrouillé que je sortais de la salle de bain, attrapant un t-shirt quelconque ainsi qu'un baggy très confortable. Une fois habillé, je descendais doucement les marches de l'escalier et retrouvais Kaylee dans la cuisine. « La veste doit être dans la voiture... », indiquais-je, cherchant activement mes clefs, bien décidé à mettre fin à cet échange au plus vite. D'ailleurs, je n'étais pas très à l'aise et je l'évitais soigneusement du regard. Moi qui, auparavant, pouvais passer des heures à observer les moindres petits détails de son délicieux visage, me retrouvais à esquiver cette douceur... je ne voulais pas replonger, retomber dans ce que l'on pouvait appeler le « piège ». Elle était plus heureuse avec un autre, elle l'avait avoué. J'avais un pouvoir attractif sur elle, nous en avions tous deux conscience, mais il ne suffisait pas à son bonheur. J'avais fait le choix pour elle. J'avais choisi de la rendre heureuse et pour cela, je devais me tenir loin d'être. Au détriment de ce que je pouvais ressentir et cet amour profondément ancré que j'éprouvais pour cette petite brune au caractère bien trop trempé. Et c'était dur. D'autant plus lorsqu'elle se pointait chez moi durant des moments de faiblesse. Je n'avais pas la force de luter ce soir là. Encore moi d’enclencher une dispute. J'étais lessivé, usé. J'avais l'impression d'avoir passé l'une des pires journées de ma vie et me tenir loin de Kaylee me demandait un effort presque surhumain. Mais j'étais quelqu'un de droit. Pas question de jouer avec elle. Encore moins avec moi-même.
Toujours à la recherche de mes clefs, parmi les vêtements, magasines et autres trucs non rangés dans le salon, je jetais un petit coup d’œil par la fenêtre et... ne pus m'empêcher de râler : « putain, manquait plus que ça ! ». Il pleuvait des cordes. Au loin, on pouvait même apercevoir les éclairs qui transgressaient le ciel. J'allais me prendre la flotte, juste pour récupérer une putain de veste. C'était franchement pas ma journée.

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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Mar 15 Oct - 21:43



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Le voir comme ça m'avait complètement changé d'objectif. Moi qui ne voulais pas il y a quelques minutes qu'une seule chose : récupérer ce blouson et ne plus jamais remettre les pieds dans cette maison, je me surprenais à m'inquiéter malgré moi pour lui et à vouloir ... rester. Rares avaient été les occasions où j'avais vu Kyle aussi ... Faible. Il n'allait pas bien, je pouvais le ressentir. Il était énervé certes, mais pas que, il y avait plus, beaucoup plus. Et au diable ce que je pouvais ressentir sur le trajet, je n'allais pas le laisser me cacher ce qui se passait. « Rien. » réponse claire, mais pas assez pour moi. Je soutenais son regard jusqu'à ce qu'il finisse par me donner un peu plus de détails. « Ça va. C'est pas mon sang. Je vais bien. Tu peux partir maintenant ? » Il m'en voulait d'être venue, il m'en voulait de m'inquiéter, mais je m'en fichais complètement. Je détestais simplement la façon dont il me regardait à ce moment ... La voix qu'il prenait ... Même si je n'en montrais rien, ou du moins si je tentais de ne rien en montrer ça me faisait mal ce putain de regard qu'il avait. Il me regardait comme s'il ... ne voulait vraiment pas me voir ici. Ce n'était pas simplement de l'agacement, ou de l'énervement ... Mais trop de secrets tuent le secret, j'en avais marre de ses cachotteries et je voulais savoir ce qui se passait dans sa vie ses derniers temps. D'abord il disparaît dans la nature durant deux mois, puis il revient sans aucune explication, et maintenant il se balade le haut recouvert de sang en milieu de soirée. Il m'inquiétait, et m'intriguait. Il finit par céder, bien trop facilement à mon goût ce qui ne pouvait vouloir dire qu'une chose ... J'avais raison. Son comportement n'était pas clair, et je me refusais à rentrer paisiblement chez moi sans savoir une bonne fois pour toute ce qu'il tramait. Il abandonnait donc, marchant jusqu'à la cuisine que je ne connaissais que trop bien et dans laquelle je le suivis. « Si t'as faim ou soif, sers-toi. J'vais prendre une douche et chercher ta veste... » Mais n'ayant ni faim, ni soif, je me contentais de hocher la tête et de m'asseoir sagement sur la chaise qu'il m'avait désigné. Je patientais quelques minutes, laissant le temps à mon cerveau d'emmagasiner toutes ses informations et tentant de me faire une idée de ce dont quoi Kyle était aussi mystérieux. Oh, s'il vous plaît pas une histoire de drogue. Pas un truc illégal. J'étais déjà bien trop de problèmes dans ma vie en ce moment pour gérer Kyle Poynter nouvelle racaille de Brighton. « La veste doit être dans la voiture... » le son de sa voix m'extirpait de mes pensées et me fit doucement sursauter. Kyle était revenu, tout propre et habillé de vêtements qui cette fois n'étaient visiblement pas tâchés. « putain, manquait plus que ça ! » À ses paroles, je tournais à mon tour mon regard qui était précédemment fixé sur son t-shirt qui collait à son torse humide ... pour m'apercevoir que la pluie n'avait pas cessé dehors. Face à son mécontentement, je me levais et m'approchais de lui, tendant ma main droite. J'peux y aller, passe- moi les clés. Je me rendais alors compte qu'il ne les avait pas. Il faut dire qu'il y avait un sacré foutoir ici, une piaule le mec en même temps ... Ce bazar me fit sourire, le temps d'un instant car il me rappelait les innombrables fois où en essayant discrètement de quitter la maison au petit matin je me prenais les pieds dans ce bordel et réveillais aussi bien Kyle que son père. Quand je relevais le visage et croisais les yeux de Kyle qui me fuyait intentionnellement, je soupirais doucement. [color:82ee=#cm39999]Je t'en prie, Kyle. Pourquoi tu me fuis du regard ? Je préférais encore qu'il me lance un de ces regards haineux, plutôt qu'il m'ignore complètement. Après avoir posé cette question, je l'aidais à chercher et finis par mettre la main sur le trousseau en même temps que lui ... Ma main effleurait sa peau et un frisson me parcourut de la tête aux orteils. Un silence s'installait soudainement. Seule la pluie et les éclairs se faisaient entendre de l'autre côté des murs. Cette fois, moi non plus je n'osais pas croiser son regard. Même dans la pénombre, il aurait pu me faire complètement craquer. Regardez ce qu'un simple toucher a provoqué ... Des papillons dans l 'ventre. Une nervosité soudaine. Pourquoi tu veux rien me dire ...? finis-je par demander, doucement. Un éclair violent fit apparaître une coupure de courant et l'écran qui nous éclairait un minimum s'éteignit soudainement. Eh bien, encore une nuit mouvementée nous attend je crois bien.

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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Ven 18 Oct - 20:53


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Les éclairs transperçaient la sombre nuit de ce mois d'octobre et recouvraient le son de la télévision, encore en marche. Il manquait plus que ça, tiens ! Comme si ce soir là, tous les éléments de la nature se dressaient contre moi ! Ce n'était franchement ni ma journée, ni ma soirée et je n'avais qu'une seule envie : qu'elle se termine le plus rapidement possible... mais avec Kaylee dans les parages, j'étais certains que j'en avais encore pour de longues heures avant de retrouver le doux chemin de mon lit. Elle était venue ici pour, soit disant, récupérer sa veste. Et pourtant, je savais qu'il y avait encore des non-dits entre nous, que sa curiosité allait la dévorer et qu'elle allait me harceler de questions jusqu'à ce que je crache le morceau. Je savais que le motif de mon départ la taraudait et que ça allait rapidement tourner au vinaigre. Mais ce soir là, je n'étais vraiment pas d'humeur. J'étais épuisée et j'avais le cœur au bord des lèvres. Je savais que je pouvais rapidement perdre le contrôle, fondre en larmes, là, devant elle, sur la moquette de mon salon... mais je refusais. Parce que personne sur cette planète ne m'avait déjà vu dans un tel état et je refusais clairement que ça arrive un jour. Je n'étais pas un petit garçon qui avait besoin que sa mère, ou une quelconque autre fille, lui panse ses blessures. J'étais adulte et responsable et pleurer devant une fille allait très certainement me faire mourir de honte.
« J'peux y aller, passe- moi les clés. ». Hors de question. Je pouvais parfois me montrer comme le pire des connards, mais pas question qu'elle foute le cul dehors par un temps pareil. En plus, la porte de mon garage était assez difficile à ouvrir et elle allait mettre quarante piges à s'en sortir. Autant que j'y aille moi. « Non c'est bon. », me contentais-je alors de répondre, toujours à la recherche de ces fameuses clefs. Je me revoyais encore parfaitement, rentrer quelques heures plus tôt, exténué par ma journée auprès de ma chère tante Suzie, et balancer mes clefs dans le salon, sans y faire attention du tout. Désormais, je me retrouvais à les chercher comme un con, entre les canettes de bière, les vêtements qui traînaient, les magasines de sport et les cartons de pizza. C'était la merde et ça m'énervait. « Je t'en prie, Kyle. Pourquoi tu me fuis du regard ? ». Je plissais les lèvres, feignant l'indifférence la plus totale. Qu'aurais-je pu répondre à une telle question, de toute manière ? Mon père est à l'étage, en train de crever à petit feu, et moi, j'assiste à ça sans rien pouvoir y faire. J'ai juste besoin qu'on me prenne dans ses bras, besoin d'une chaleur et de réconfort... et en plus de ça, tu débarques alors que je t'aime et que tu me manques. On n'est pas fait pour être ensemble, mais putain je t'aime... alors voilà, c'est pour ça que j'peux même pas te regarder dans les yeux. Parce que ce soir n'est pas le bon soir. Ce soir, je n'ai pas la force de me battre... Non, ça aurait été ridicule de dire un truc pareil. Digne des films romantiques à la noix les plus pitoyables de l'histoire du cinéma. Franchement, j'avais beau être au bord du gouffre, une telle phrase ne risquait pas de sortir de ma bouche, même si c'était la pure vérité, bien que je refusais de complètement me l'admettre.
De toute façon, je n'eus pas vraiment à répondre, puisque je trouvais enfin le trousseau de clefs et alors que je l'attrapais, une autre main fut toute aussi rapide que la mienne. Nos doigts s'effleurèrent et mon corps fut pris d'un violent spasme. Moi qui jusqu'ici, évitais soigneusement son regard, me surpris à me noyer dans ses prunelles chocolatées et ne plus pouvoir m'en séparer. Elle était si belle et j'étais si faible. Ça aurait pu déraper, j'aurais pu me livrer suite à son doux : « Pourquoi tu veux rien me dire ...? », mais un violent éclair se fit entendre et la pièce se trouva rapidement dépourvue du peu de lumière dont nous bénéficions, jusqu'ici. Les plombs avaient sauté. Putain de merde, pensais-je alors. C'était le pompon et alors que j'étais complètement défait de cette transe qui avait pris possession de mon corps, j’attrapais mon téléphone portable, dans la poche arrière de mon pantalon, éclairant la pièce avec l'application "lampe de torche" que j'avais téléchargé quelques mois plus tôt. Les clefs étaient dans mes mains et c'était franchement bizarre. « Je vais... voir si y a pas des bougies... ». Je devais bien avoir ça quelque part, non ? Ma mère adorait foutre de l'encens et des bougies quand elle venait alors elle devait bien foutre tout ce bordel quelque part, non ? Fouillant dans divers placards, je me retrouvais à découvrir des trucs dont j’ignorais jusqu'ici l'existence... jusqu'au moment où je tombais sur une boite de grosses bougies. Halleluya !!!! En disposant quelques unes sur les meubles dans chaque coin de la pièce, je finissais par allumer la dernière, au centre de la pièce, sur la table basse. Ça ne valait pas le gros plafonnier au centre de la pièce, mais c'était mieux que la pénombre la plus totale dans laquelle nous étions plongés quelques minutes auparavant. La pièce était très légèrement éclairée, laissant percevoir de nombreuses ombres sur les murs alors que les parfums des bougies emplissaient la pièce. De la pèche, à première vue. Une autre connerie à ma mère, tiens ! Je finissais par m'installer sur le canapé, posant mon téléphone sur la table basse. Pas de réseau. « J'irais chercher le blouson quand il y aura du courant ! ». De toute façon, la pane était générale, la ville entière était plongée dans la pénombre. Mon garage ne s'ouvrait que par la porte électrique, autant vous dire que ma voiture n'était pas accessible pour le moment. Et Kaylee devait rester là... elle faisait mieux de ne pas être pressée, puisque conduire sans feux de circulation auraient pu s'avérer dangereux. « Tu veux boire un truc ? », demandais-je, pour la deuxième fois de la soirée, alors que je me levais du canapé, me rendant derrière le bar, dans la cuisine. De là, j'attrapais tout ce qui me venait sous la main : des chips, du coca, de la bière, des restants de pizza, de la glace, des sucreries, tout et n'importe quoi, avant de disposer le tout sur la table basse devant le canapé. Si nous étions coincés ici, autant manger ou s'occuper, non ? Je finissais par m'affaler, une nouvelle fois sur le canapé en cuir et soupirais, méditant un instant. J'étais coincé, dans mon salon, avec Kaylee. Si auparavant, cette situation aurait pu me plaire et faire germer dans mon esprit des idées mal placées, désormais, je sentais que j'allais devoir luter. On allait vite s'ennuyer et elle allait rapidement se faire encore plus curieuse. Peut-être même qu'on finirait par, une fois de plus, baiser comme des sauvages sur ce putain de canapé et ce serait comme un cercle sans fin. Kaylee et moi n'étions pas ensemble. Elle était avec Kenaël aux dernières nouvelles et il était bon pour elle. J'avais décidé de sortir de sa vie pour la laisser vivre sa romance sans encombres et me retrouver là, seul à seule avec elle, dans une pièce un peu sombre et bien chaleureuse, ce n'était pas la chose la plus évidente pour moi.



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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Lun 21 Oct - 19:53



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Il ne cachait pas son mécontentement de devoir aller récupérer le blouson dans sa voiture, mais refusait que j'y aille à sa place. Je n'étais pas en sucre, je n'allais pas fondre sous la pluie, mais je le connaissais assez bien pour savoir à quel point il pouvait être borné. Puis, ce n'est pas comme si j'avais eu beaucoup de temps pour me disputer de nouveau avec lui, les plombs venaient de sauter, nous nous retrouvions dans le noir le plus total, et je n'aimais pas ça. Je n'étais pas du genre à avoir peur du noir ou à flipper pour une simple tempête, pas du tout. Ce n'était tout simplement pas le bon moment, ni le bon endroit, ni avec la bonne personne. Rester coincé ici jusqu'à ce que le courant se remette dans la ville entière . C'était loin d'être une super idée ! D'ailleurs, je me demandais à l'instant ce que j'étais venue faire ici, c'était complètement stupide. Ça allait mal tourner, c'était obligatoire. Kyle et moi, ça tournait toujours mal, particulièrement Kyle et moi dans cette maison qui avait été notre petit "endroit secret" durant si longtemps. Je me revoyais encore allonger sur ce sofa, lui au-dessus de moi à parsemer mon corps de baiser tandis que je baladais mes mains sur sa torse nue. Cette pensée me donnais un instant des frissons, mais sa voix me ramenais à la réalité. « J'irais chercher le blouson quand il y aura du courant ! » J'étais certainement resté dans mes pensées plus que quelques secondes, car quand je clignais de nouveau les yeux Kyle avait disposé des bougies parfumées un peu partout autour de nous. Okaaaaaaay, c'est encore moins une bonne idée le parfum de ... pêche ? God. J'adore cette odeur. Anyway, le fait est que je ne sentais pas (au sens littéral) cette soirée. Ça allait mal tourner. « Tu veux boire un truc ? » Je hochais négativement la tête, je ne pouvais rien avaler. J'avais cette putain de boule dans la gorge qui avait fait réapparition. Kyle avait fait un saut dans la cuisine et disposer des tonnes de trucs à manger et à boire sur la table basse avant de se laisser tomber dans le canapé. Après quelques secondes, je décidais de m'asseoir à côté de lui. RIEN. DE. PLUS. BIZARRE. rester assis là, l'un à côté de l'autre à fixer un paquet de cochonneries sans bouger, sans parler alors qu'il y a encore quelques mois (et même quelques jours) nous avions été incapable de rester seuls dans la même pièce sans virer nos vêtements et se sauter mutuellement dessus. Goooooosh Kaylee, sort toi ses images de la tête ! Je ravalais difficilement ma salive, puis finalement ouvris la bouche : Bien ! Hum... puisqu'on est coincés ici, autant que ça soit ... bénéfique. Alors je pense qu'il est enfin temps ... Que tu me dises où tu serais et pourquoi tu es parti. J'avais lâché ça comme une bombe, et j'en étais conscience. Heureusement que l'obscurité cachait mon visage qui avait certainement dû se décomposer quand je m'étais moi-même entendu prononcer ses mots. J'aurai dû être plus ... subtile ! Là, je le prenais comme ça, sans prévenir, et j'avais peur que ça le braque définitivement. Pourtant, c'était dit. Trop tard, grande bouche. Il y a plus qu'à attendre. Et stressé. Beaucoup stressé.

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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Mer 23 Oct - 10:44


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Kaylee n'avait pas ouvert la bouche et à vrai dire, la pénombre était une bonne alliée. J'étais un peu gêné, je dois bien l'avouer. Être là, seul avec elle c'était de la vraie torture, mais au moins, j'étais calme. La colère et la rage précédemment ressenties s'étaient un peu évaporées et je pouvais faire le point un peu plus calmement. Honnêtement, ça me faisait chier que Kaylee se soit pointée comme ça. Parce que, premièrement, je détestais qu'on s’immisce dans ma vie de la sorte. Elle n'avait pas été invitée, je lui avais clairement fait comprendre que ce n'était, ni l'endroit, ni le moment pour qu'elle passe et elle n'avait pas eu le respect de suivre mes instructions. Deuxièmement, j'avais été clair avec elle : je la laissais vivre sa petite romance à deux francs, mais c'était dur. La laisser était compliqué et j'essayais encore de faire mon deuil de cette histoire d'amour bien trop compliquée. Le fait qu'elle se pointe de la sorte, ne m'aidait en rien. Au final, c'était elle qui était allée voir ailleurs, elle qui vivait quelque chose avec quelqu'un d'autre. Elle ne pouvait pas avoir le cœur complètement brisé pour la simple et bonne raison qu'elle était amoureuse d'un autre. Sa décision de venir ici ce soir était purement et simplement égoïste et ça m'emmerdait. Parce que même si je l'aimais, même si elle me manquait, j'avais de la rancœur contre elle. Beaucoup de rancœur même. Certes, j'étais parti sans un mot, mais était-ce véritablement étonnant de la part d'un gars comme moi ? Au final, elle était gagnante sur tous les points : en ne me cherchant pas, elle avait trouvé quelqu'un d'autre et désormais, elle attendait que quelqu'un décide pour elle quel gars choisir. Quoiqu'il se passe pour elle, elle ne finirait pas seule. Du coup, j'avais pris la décision pour elle. Elle devait vivre son espèce d'histoire d'amour avec son paysan et qu'elle me laisse tranquille. C'était le deal. Qu'elle n'avait pas respecté bien évidemment, et désormais, on se retrouvait tous les deux, bloqués comme des cons, dans la pénombre.
La voir me faisait du bien. Même si nous parlions peu, sa simple présence m'était bénéfique, mais je savais qu'une fois partie, le contre coup serait d'autant plus dur. Comme un drogué qui craque sous la pression et se fait une petite ligne. Je savais qu'une fois qu'elle serait de retours dans les bras de son gueux, je serais celui qui déprime et qui perd goût en la vie. Je le savais pertinemment et c'était pour cette raison bien précise que sa venue peu fortuite me dérangeait autant. « Bien ! Hum... puisqu'on est coincés ici, autant que ça soit ... bénéfique. Alors je pense qu'il est enfin temps ... Que tu me dises où tu serais et pourquoi tu es parti. ». La goutte d'eau qui fait déborder le vase. Dans un premier temps, je restais silencieux, sentant, une fois de plus, la rage monter en moi. Kaylee avait beau être dotée de beaucoup de qualités, ces derniers temps, le respect semblait l'avoir fui. Je lui avais clairement fait comprendre que je ne voulais pas en parler et une fois de plus, elle ne respectait pas mes décisions. En sortant avec un autre gars au bout de si peu de temps, elle avait perdu tous droit de curiosité. J'avais mes raisons... des raisons qui ne m'appartenaient pas et j'avais beau aimer Kaylee, la loyauté que j'avais envers mon père trépassait largement tout cet amour. Et puis, elle s'y était mal prise. Dans de mauvaises conditions. En ce pointant de la sorte chez moi, elle m'avait vraiment mis en rogne et je ne parvenais à lâcher prise et tout lui avouer. Je n'en avais pas la moindre envie, comme une vengeance au fait qu'elle se soit incrustée de la sorte. Alors, après de longues secondes d'un silence presque pesant, j'ouvrais la bouche et d'une voix terne et presque froide, déclarais : « Moi, j'pense qu'il est enfin temps que tu respectes les gens autours de toi. ». Je plissais les lèvres, ne regrettant pas le moins du monde ces froides paroles. Attrapant une bouteille de bière sur la table basse, je l'ouvrais à l'aide de mes dents et balançais la capsule un peu plus loin, sans vraiment m'en soucier. Avalant une longue gorgée, je me délectais du breuvage, avant de reprendre, toujours aussi calmement : « Si je résume la situation : tu te pointes chez moi, comme dans un moulin, alors que je t'ai expressément demandé de ne pas venir... Tout ça pour récupérer la veste de ton mec, alors que tu sais très bien que ça me fait mal au cœur, rien que d'y penser. Et maintenant, tu veux que je te donne des explications alors que je t'ai bien dit que je ne voulais pas en parler ? ». Je lâchais un petit rire amère, qui ne démontrait en rien un quelconque amusement. Honnêtement, j'étais terriblement calme, par rapport à la colère qui me consumait de l'intérieur, et heureusement pour la brune à côté de moi, la pénombre cachait mon regard de tueur. « T'as de la chance que j'te laisse pas geler sous la pluie. ». Mes mots étaient crus, mais mûrement réfléchis. Certes, j'aimais cette fille, mais elle avait le don de me foutre en colère. Il paraît qu'entre l'amour et la haine, il n'y a qu'un pas. Avec Kaylee ça avait toujours été ambigu sur ce plan là. Nous vaguions toujours entre l'amour et la haine, ce qui donnait un résultat aussi passionnel que destructeur. Même séparés, cela continuait d'être et c'était pour cette simple et bonne raison qu'une amitié entre elle et moi était tout bonnement impossible. On se déchirait trop pour ça... mais ce soir, elle avait passé un cap. Je prenais à cœur sa venue, parce qu'elle représentait pour moi, un total manque de respect. C'était la première fois qu'elle me faisait un coup pareil. Même du temps où nous étions ensemble, elle respectait mes paroles, et vice versa... mais là, elle n'en faisait qu'à sa tête et franchement, ça me foutait en rogne.
Le bruit d'une forte toux brisa notre échange et je fronçais les sourcils un instant. Qu'était-ce ? Puis, la réalité me frappa en plein visage. Je posais brusquement ma bouteille, me levais du canapé et après avoir balancé un rapide : « bouge pas », sortais de la pièce, montant quatre à quatre les escaliers en bois. Je dévalais le couloir et entrais rapidement dans la chambre de mon géniteur, qui était assis dans son lit, le teint affreusement pâle, toussant ses poumons. Je m'installais en bordure du lit et le fixais. « Ça va ? ». Il toussa quelques secondes supplémentaires et d'une faible voix, m'indiqua que ça allait mieux. « C'est Kaylee qui est là ? ». Je levais les yeux au ciel. Même au fond du trou, il n'avait que ce prénom à la bouche ! « Ouais, mais t'inquiètes pas, c'est juste le temps que la pluie cesse... ». Puis, il se rallongea, son petit sourire suffisant que je n'aimais guère, peint sur ses lèvres gercées. Je savais qu'il voulait que je me remette avec elle, parce qu'il savait les sentiments que j'avais à son égard, mais c'était compliqué et j'avais beau lui expliquer, il ne voulait pas se mettre dans la tête qu'entre elle et moi, c'était bel et bien terminé. Sortant de la chambre, je faisais chemin arrière, l'esprit bien préoccupait. Je n'aimais pas savoir mon père exposé de la sorte. J'avais beau avoir confiance en Kaylee, je n'aimais pas le fait qu'elle soit si susceptible de découvrir l'état de mon paternel. Il voulait garder sa maladie secrète et je respectais entièrement cela. Il voulait garder une certaine dignité et j'étais le premier à le soutenir. La présence de Kaylee, ce soir là, alors que mon père était au plus mal, m'emmerdait vraiment.
Alors, une fois de retours dans le salon, je restais silencieux, me jetant pratiquement dans le canapé, sans accorder un seul regard à la fille à mes côtés. Un nouvel éclair se fit entendre et je soupirais. La pluie n'était pas prête de cesser et le courant était loin d'être de nouveau actif. Nous étions bloqués dans mon salon et je commençais sérieusement à m'emmerder. Le silence était lourd et pesant, mais honnêtement, je ne savais pas quoi dire. Alors, j'attrapais ma bouteille de bière, précédemment abandonnée sur la table basse face à nous et buvais une longue gorgée. Un peu d'alcool n’allait pas me faire beaucoup de mal. C'était sûr et certain.

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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Mer 23 Oct - 21:07



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« Moi, j'pense qu'il est enfin temps que tu respectes les gens autours de toi. » Je m'attendais un peu près à tout, sauf à ça. J'aurais dû . Ouais, j'aurais probablement dû. C'était évident. Il n'allait pas me répondre, mais la façon dont il lâchait ses premiers mots ... Je ne serais vraiment décrit ce sentiment. Il était froid. Plus que d'ordinaire. Il était ... Différent, dans le mauvais sens. Je restais planter là, devant lui, à l'écouter puisque je ne le voyais qu'à peine. « Si je résume la situation : tu te pointes chez moi, comme dans un moulin, alors que je t'ai expressément demandé de ne pas venir... Tout ça pour récupérer la veste de ton mec, alors que tu sais très bien que ça me fait mal au cœur, rien que d'y penser. Et maintenant, tu veux que je te donne des explications alors que je t'ai bien dit que je ne voulais pas en parler ? » Je crois que je n'avais pas vraiment réalisé la situation, du moins pas sous cet angle jusqu'à ce qu'il ne me la lâche comme ça en pleine face. En temps normal, je me serais emporté, je lui aurais donné se tord, et nous aurions pu continuer toute la nuit à se chamailler sur qui est le plus ennuyant pour l'autre. Cette histoire serait sans fin, je le savais, il le savait, c'était évident. Nous nous déchirions. Notre relation avait toujours été de la sorte, notre amour était comme ça. Nous nous faisions mal, puis nous retombions encore plus amoureux l'un de l'autre. Mais peut-être que cette fois, s'en était trop. Peut-être qu'il n'en pouvait plus de souffrir, et soit honnête, Kyle avait beaucoup plus de déterminations que moi. S'il disait quelque chose, il s'y tenait jusqu'au bout. Moi, je cédais facilement, particulièrement face à lui. Il était ce genre de désir interdit auquel on s'abandonne toujours même si l'on sait pertinemment qu'il n'est pas bon pour nous. « T'as de la chance que j'te laisse pas geler sous la pluie. » Une nouvelle fois, le son de sa voix, les mots qu'il avait choisi d'employer, me heurtaient. Et putain, ça faisait mal. Kyle et moi nous emportions souvent, alors j'étais habituée à ses mots ... blessant, parfois. Mais ce soir, c'était totalement différent. Peut-être parce que cette fois, en me disant de partir, en me disant qu'il n'avait pas envie de me voir ... Il n'avait peut-être réellement pas envie de me voir ... Et peut-être que moi si. Peut-être que cette excuse de veste, était juste un prétexte pour être avec lui, pour passer une nouvelle nuit à se disputer puis à se réconcilier sur l'oreiller ... Mais ce n'était définitivement pas ce qui allait se passer. « bouge pas »[/b] Et après un bruit venant de l'étage, Kyle disparaissait du salon sombre où je me retrouvais désormais seule assise sur ce canapé à réfléchir sur moi-même, sur ses paroles, sur la situation. Quelle idiote. Je n'avais plus la force de me battre, j'en avais assez d'argumenter, de jouer la fille forte, j'abandonnais. peut-être que c'était la fin. J'veux dire, la vrai fin. Peut-être qu'il n'y aurait plus de réconciliation et que nous devions juste ... aller de l'avant. J'étais fatiguée, trempée, j'en avais marre de tout et spécialement de cette relation destructrice. Quand on s'aime, on est censé se le montrer ? On est censé être heureux, pas vrai . C'est censé être simple ! Être ... Évident. Tout ce qu'il y avait d'évident là-dedans était que j'étais la dernière personne au monde qu'il avait envie de voir. Ne te rend pas plus ridicule que tu ne l'es déjà, Kaylee.

Quelques minutes plus tard, Kyle revenait et se contentais de s'affaler une bouteille de bière à la main. Sans vraiment le regarder, je finis par me lever. Je ... Hum ... mon sac dans les mains, je me tenais debout devant le garçon que j'aimais totalement ... Stupide. J'avais l'air d'une débile qui ne savait pas aligner deux mots ! J'étais blessée. Ça faisait mal. Me séparer de Kyle, prendre sur moi pour ne pas lui sauter dans les bras et l'embrasser fougueusement c'était dur, ça faisait mal. Mais jamais aussi mal que ... Ça. Être ... rejeter, aussi violemment ... Ça, c'était comme si je venais de me prendre un coup de poing dans l'estomac. J'avais l'impression qu'il me détestait à cet instant ... et c'était sûrement le cas ... Sort d'ici aussi vite que tu peux. Épargne toi la honte qu'il te voit dans cet état. J'suis désolée. lâchais-je finalement. Puis, rapidement, et en me sentant complètement idiote je quittais le salon et une fois dans le hall d'entrée, me jetais sous la pluie.Elle était gelée et j'échappais un léger cri quand quelques gouttes tombaient dans mon dos. En quelques secondes, j'étais trempée. Et je pense que c'était une bonne chose car au moins dans la pénombre personne ne serait capable de me voir dans un état aussi pitoyable. Rejetée par le gars que j'aime. Le coeur en miettes. Totalement perdue. Tu fis carrément n'importe quoi en ce moment Kaylee, il t'arrive quoi, sérieux ?! En un éclair j'avais perdu toute mon énergie, toute ma repartie, j'avais perdu mes mots, et la grande gueule que je suis venait de se faire clouer le bec. Tout ce que j'avais envie de faire, était de fuir loin et de fondre en larmes. Comme une gosse de 5 ans. Je n'en pouvais plus de tout ça, de cette situation, de son comportement. La seule personne au monde qui pouvait me comprendre donnait l'impression de me détester. C'était trop. J'étais faible, j'étais honteuse, et je détestais ça. Et je le détestais de me faire me sentir comme ça.

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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Mer 23 Oct - 22:47


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« Je ... Hum ... ». Avec du recul, je regrettais un peu mes froides paroles. Au fond, méritait-elle cela ? Certainement pas, mais j'avais de la rancœur contre elle. Il avait suffit de quelques petites semaines pour qu'elle sorte avec un autre mec. Je m'étais toujours dit que notre relation était aussi unique que forte. J'avais cette impression que jamais je ne pourrais aimer une fille comme j'aimais Kaylee... et un instant, j'avais cru que c'était réciproque. Oui, j'y avais réellement cru, parce que même si nous passions notre temps à nous déchirer, on s'aimait comme des dingues et c'était le principal, non ? On se détestait pour mieux s'aimer... et la voir avec un autre me désillusionnait complètement. Au final, peut-être que toute cette rage ne lui était pas destinée ? J'étais bien trop fier pour l'admettre, mais je me détestais. Bien plus que je pouvais la détester elle, à l'instant. Je me détestais d'être tombé amoureux, de souffrir autant et de m'emporter pour une simple fille. J'avais toujours été ce mec détaché, surtout sur le plan amoureux. Mon histoire avec Liberty avait été forte, mais jamais, ô grand jamais, elle n'avait été aussi puissante que celle que j'avais vécu avec Kaylee. Elle jouait sur deux tableaux et ça me bouffait de l'intérieur. Le pire, c'était de la savoir si proche, à portée de main. Je savais parfaitement que je n'avais qu'un mot à dire, qu'un geste à faire et elle serait de nouveau mienne. Mais j'étais un homme de parole. Je lui avais clairement dit que je ne mettrais pas en travers de son parfait petit couple. Il était parfait pour elle, Kaylee l'avait avoué sans aucun mal et au fond, tout ce que je voulais, c'était son bonheur. Mais il y avait des limites à ne pas dépasser. Comme se pointer chez moi à point d'heure pour une putain de veste qui appartient à l'élu de son cœur, qui plus est. J'avais besoin de distance, même si mon cœur me criait de l'appeler, juste pour entendre le son de sa voix... J'avais besoin de me défaire de ce que l'on pouvait appeler une addiction. Et en venant comme ça, sans même prévenir, elle ne respectait pas ce point là. Et ça m'énervait. « J'suis désolée. », se contenta-t-elle de dire après de longues minutes de silence. Je n'eus le temps de dire quoique ce soit qu'elle était déjà debout, traversant vivement le salon pour se rendre dans l'entrée et sortir de la maison... peut-être même sortait-elle définitivement de ma vie, également ? N'était-ce pas le but recherché ? Si. C'était exactement ça. Je lui en faisais voir de toutes les couleurs, parce qu'elle avait un mec et ça me bouffait de l'intérieur. J'avais réussi, sans trop d'efforts, ce qui était étonnant. Elle était partie. Sortie de ma maison, comme de ma vie. J'avais atteint mon but et pourtant... j'avais un goût amère au fond de la gorge. Ça ne pouvait pas se terminer... pas comme ça. C'était la pagaille dans mon esprit, l'éternelle guerre entre le cœur et la raison. Et putain, ce que je me haïssais à cet instant !
Et alors que je savais que ce n'était pas la chose à faire, que j'allais en souffrir d'autant plus, que j'allais m'en mordre affreusement les doigts... je me levais brusquement, sortant de la maison sans même prendre la peine de fermer la porte derrière moi. La pluie était brutale, il pleuvait des cordes et les lampadaires étaient éteints, à cause de la coupure générale de courant. Il faisait froid et mon simple short de basket ball ainsi que mon pauvre t-shirt, ne m'aidaient pas vraiment à me protéger de la pluie. Peu importait. C'était le cadet de mes soucis. Il était difficile de voir à plus de quinze mètres et pourtant, à force de plisser les yeux, j’apercevais la silhouette de Kaylee, au loin. M'élançant dans la rue presque déserte, je rattrapais rapidement les quelques mètres qui nous séparaient et une fois assez proche, pris d'une pulsion soudaine, ma main captura son poignet et brusquement, son corps fit volte face pour se retrouver face à moi. Là, n'en tenant plus, n'étant même plus maître de mon corps et de mes gestes, ma bouche se plaqua sur la sienne pour échanger avec elle un baiser des plus passionnés. Comme dans ces putains de films romantiques à la noix. Ouais, c'était d'un cliché et pourtant, je me sentais bien. Enfin. Comme si je pouvais enfin respirer, comme si un poids s'était déchargé de mes épaules. Plus rien de comptait. La pluie, le froid, mes vêtements trempés, la seule chose qui me faisait frissonner était sa bouche sur la mienne et rien d'autre. Sans même m'en rendre compte, mes mains étaient posées sur ses fesses, nos corps étaient serrés et une douce chaleur me consumait. Là, c'était nous. Nous n'étions pas ces deux étrangers qui ne s'accordaient pas l'ombre d'un regard, comme quelques minutes auparavant. Bouche contre bouche, corps contre corps, enflammés jusqu'à la pointe des pieds... ça nous ressemblait bien plus que tout le reste. Son parfum m'envahissait et mes mains étaient désormais posées de part et autre de son visage, comme si j'avais peur qu'elle ne s'envole. Elle en aurait tous les droits, mais au fond, je savais que cette histoire de veste à récupérer n'était qu'une mascarade. Je savais qu'elle avait envie de me voir, presque autant que moi, j'avais envie de la voir. La communication n'avait jamais été notre fort, mais du moment où nous pouvions nous toucher et nous embrasser, cela ne comptait pas beaucoup. Parce qu'entre Kaylee et moi, c'était électrique, ça l'avait toujours été. Un geste prouvait bien plus de choses que de simples paroles. C'était un fait, un fonctionnement logique et naturel entre nous.
Et alors que les minutes défilaient, mes lèvres se firent moins brutales contre les siennes... la douceur revenait peu à peu jusqu'à cesser tout contact. Mes mains maintenaient encore fermement son visage dénué de tout maquillage et mon front était collé au sien. J'ouvrais doucement les yeux, ne regrettant pas vraiment mon geste, mais conscient qu'il aurait des répercutions, alors que mes lippes frôlaient encore les siennes. Mon souffle était court, mon cœur tambourinait si fort dans ma poitrine, que j'avais l'impression d'avoir couru un marathon. Mon corps étaient gelé et pourtant, je crevais de chaud. Mes yeux étaient plongés dans ses prunelles et j'eus la soudaine envie de pleurer. Là, dans la rue, sous la pluie, comme un bébé. Je sentais mes yeux se remplir d'eau, mais lutais férocement contre les larmes. J'étais bien trop fier pour ça et ce n'était peut-être pas le moment. Je restais silencieux un instant, me contentant simplement de l'admirer, là, sans artifices, pas vraiment à son avantage et pourtant, si belle et désirable. J'avais toujours préféré Kaylee sans maquillage. Elle n'avait jamais compris ce raisonnement et pourtant, je la trouvais simplement belle au naturelle. Tout artifice me semblait obsolète dans son cas et ce soir en était la preuve ultime. Ses lèvres étaient rougies par notre précédent échange et peut-être même devaient elles la faire un peu souffrir. Peu importait. « C'est lui ou moi... », soufflais-je contre ses lèvres, le cœur lourd, le souffle court, la voix rocailleuse. Ma gorge me faisait souffrir, comme si j'avais pleuré une bonne heure, ce qui n'était évidemment pas le cas. Mon pouce vint caresser sa joue, alors que mes autres doigts étaient plongés dans sa chevelure trempée. « Fini la comédie, arrête de jouer sur deux tableaux. C'est lui ou moi. », répétais-je, lui donnant enfin le choix. Je savais que je n'avais que très peu de chances. Je savais que sa raison allait lui dicter de le choisir lui, mais au moins, la décision serait prise et je n'étais pas assez fort pour tenir mes engagement moi-même. Je relâchais alors mon emprise autours de son doux visage, m'éloignant d'elle d'un énorme pas, mon regard ne quittant pas le sien. Deux bons mètres nous séparaient désormais et on devait très certainement avoir l'air de deux idiots, là, debout sous la pluie, mais je n'en avais que faire. Il n'y avait qu'elle et moi à ce moment là. Rien d'autre ne comptait et seul le clair de lune nous permettait de ne pas nous retrouver dans la pénombre la plus totale. Là, elle avait enfin le choix. Je le lui laissais, ce qui n'était pas du tout dans ma nature, puisque je n'avais désormais aucun contrôle sur la situation. Pour la première fois de ma vie, je me remettais à quelqu'un d'autre. Soit elle restait, soit elle partait. Mon cœur brisé n'allait dépendre que d'elle. Lui laisser le choix pouvait paraître égoïste, je me sentais égoïste, mais au final, c'était elle qui s'était mise dans cette situation. Ça lui retombait logiquement dessus et j'en avais assez de luter contre moi-même. Il me fallait une décision qui ne vienne pas de moi. Il me fallait être fixé et pour moi, c'était une preuve de confiance.

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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Ven 25 Oct - 9:37



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La Kaylee à grande gueule qui avait constamment réponse à tout et qui avais horreur de fermer son clapet ? Bien, elle venait d'être bloquée. Je n'arrivais plus à aligner deux mots, c'était le bordel le plus total dans mon cerveau. En l'espace de quelques petites minutes, je remettais tout en question une nouvelle fois. Bordel ! Pourquoi les situations les plus compliquées me tombaient toujours dessus à moi ? Hein ? Pourquoi pour une fois je pourrais pas tomber amoureuse d'un gars gentil, attentionné, un gars qui me comprendrait et de qui je RESTERAIS complètement folle sans tomber dans les bras d'un autre ? Pourquoi se compliquer la vie à se planter là, le cul entre deux chaises et pleurer sur son misérable sort. J'crois que ma mère n'était pas totalement barge quand elle disait que les femmes de cette famille devaient être sous une malédiction, aucune de nous n'était capable d'avoir une vie amoureuse normale. On se retrouvait toujours dans des situations dignes de Dallas ou Les Feux De L'Amour ou un de ces vieux feuilletons à la con. J'en avais marre. Plus que ras-le-bol de tout ça. Et pas que pour moi. Je souffrais, c'est vrai. Mais le pire était bel et bien que je les faisais souffrir tous les deux en étant incapable de prendre une décision franche et définitive. Je n'arrivais pas à choisir ... Ou peut-être, ne voulais-je pas choisir . C'est vrai, il aurait été plus simple de me remettre avec Kenaël. Je savais qu'il était bon pour moi, que ce serais donner une vie meilleure à Élouan et que je le rendrais heureux de la sorte. Mais est-ce qu'il serait vraiment heureux en sachant que Kyle remplissait chacune de mes pensées chaque jour ? Oh, Kaylee ! Ce n'est pas censé être si dur ! Et puis ... De toute façon, rien ne sert de se mettre la cervelle à l'envers, j'étais là, sous la pluie au beau milieu de la nuit et Kyle n'avais aucune envie de me voir. Pas ce soir, il me l'avait bien fait comprendre. Alors j'attendais comme une pauvre fille sur le bas de la route en espérant qu'un taxi s'aventurerait dans les quartiers résidentiels de Spark à une heure pareille. J'avais de l'espoir, sinon je devrais me taper la route jusqu'à carefree à pied. Puis soudain, alors que tel une véritable émotive les larmes s'étaient mise à tomber (chanceuse qu'il pleuve, hein) une main saisie mon poignet, et sans que je ne puisse dire ou faire quoique se soit, mon corps tout entier se retournait et Kyle vint plaquer ses lèvres sur les miennes. Je ne comprenais définitivement plus rien. Le bazar le plus complet. Une minute auparavant il me disait clairement qu'il regrettait de ne pas me laisser geler sous la pluie, c'était ses propres mots. Et là il me rejoignait sous cette même pluie pour ... M'embrasser. Ses mains sur mes fesses. Oh et puis osef, hein ! Profitait de l'instant. Mes mains se plaquaient sur sa nuque et je lui rendais son baiser tout aussi fougueusement. Le feu d'artifice dans la tête, le coeur qui bat tellement fort qu'il était prêt à sortir de ma poitrine, les jambes qui s'engourdissait au fil des secondes, quand vous ressentez tout ça, aucun doute possible. Vous êtes irrévocablement amoureuse. Pas que j'en doutais, mais c'était une preuve de plus ... Je n'avais pas ressenti ça depuis ... Je rois que je n'avais ressenti de truc pareil avec aucun autre garçon, du moins, jamais rien d'aussi fort. Puis, il s'écartait doucement, mes lèvres étaient engourdies, et mes yeux restaient clos un instant. J'avais la totale impression de me retrouver dans une de ces comédies romantiques que Hope et moi regardions en boucle avec nos paquets de chocolat dès que l'une ou l'autre avait besoin de réconfort. Ça aurait pu réjouir n'importe quelle fille d'avoir un baiser aussi passionné sous la pluie, en pleine nuit, c'est ce dont on rêve toutes, des retrouvailles pareilles. Moi ? Moi je me sentais idiote là, entre ses mains, comme une petite chose qu'il pouvait aisément manier comme il le voulait. J'étais complètement vulnérable face à Kyle, je l'avais toujours été. J'aurais probablement été capable ... D'un peu près tout, pour lui. Et j'avais une peur immense qu'un jour il se rende compte de ça. « C'est lui ou moi... » Cette phrase me ramenait à la dure réalité. À cette foutue décision à prendre. Il s'éloignait de moi et l'engourdissement dans mon corps disparu rapidement. Je me pinçais les lèvres, mais ne lâchais pas son regard pour autant. Aller, choisi. « Fini la comédie, arrête de jouer sur deux tableaux. C'est lui ou moi. » Il se tenait désormais à quelques mètres de moi, dans la même situation qu'il y a quelques minutes dans son salon. Une nouvelle fois, sans contrôler ce que je faisais je rompais la distance entre lui et moi. Je déposais mes mains autour de son visage, et déposais un baiser beaucoup plus tendre que précédemment sur ses douces lèvres. Mon choix était difficile, mais il fallait en prendre un. Je devais choisir, il avait raison je ne pouvais pas leur faire endurer ça davantage. Alors je le faisais. Je choisissais. Je savais que ça n'allait pas être simple, je savais qu'il y allait encore avoir des hauts et des bas, qu'il y allait encore avoir des moments où j'allais le détester, où il allait me détester. Mais c'était notre façon de faire, pas vrai ? Si je choisis ... Si je choisis, tu pars plus ? Promets que tu ne me laisseras plus ? mon choix était fait, il était évident en même temps ... J'étais amoureuse de lui. J'espérais que ça suffirait à nous rendre ... heureux ? Je t'aime. Je t'aime ... Ça me fait peur. Avouais-je, a mis-voix.

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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Ven 25 Oct - 11:05


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Deux bons mètres séparaient nos deux corps, trempés jusqu'aux os. Et pourtant, mon regard était plongé dans le sien. Peu importait le manque de lumière, la pluie, le froid, la nuit... Je m'en fichais éperdument parce que je venais de lui poser un ultimatum. Mon cœur battait beaucoup trop vite, à cause de notre précédent échange, mais je me sentais étrangement... apaisé. Parce que la décision ne me revenait plus, tout ça ne dépendait plus de moi. Certes, j'aurais pu être anxieux à l'idée qu'elle choisisse le père de son gosse, mais... non, j'étais étrangement calme. Je savais que j'avais peu de chance, que je n'étais pas réputé pour mon côté romantique, ni pour une certaine communication qui semble être primordiale dans un couple. Je savais que j'avais un caractère de merde et des principes à suivre à la règle. J'étais mystérieux et tous ces défauts ne jouaient franchement pas en ma faveurs... Pourtant, Kaylee et moi c'était si... explosif, que je ne pouvais me mettre véritablement dans le crâne que ça puisse se terminer un jour. Alors, je patienter calmement, ne m'attendant pas franchement à une réponse dans l'immédiat. A vrai dire, je m'attendais plus à ce qu'elle me hurle dessus, me reproche d'être parti et de l'avoir, plus ou moins, mise dans une telle situation... mais au lieu de ça, elle brisa rapidement la distance qui séparait nos deux corps trempés et colla ses lèvres aux miennes. Nous échangions ainsi un baiser plus tendre que précédemment, mais tout aussi délicieux. Cette fois-ci, je ne fermais pas vraiment les yeux, je restais un peu stoïque, mouvant que très peu mes lèvres contre celles de Kaylee, jusqu'au moment où elle s'éloigna un peu et fit entendre sa douce voix. « Si je choisis ... Si je choisis, tu pars plus ? Promets que tu ne me laisseras plus ? ». Nous ne nous quittions pas du regard, j'avais presque peur de cligner des yeux, peur qu'elle ne s'envole et ce ne soit que le fruit de mon imagination. Ouais, j'avais peur que tout cela ne soit pas réel... et pourtant, ça l'était. Ça l'était vraiment ! « Je te l'ai déjà dit : je ne partirai plus. », qu'elle me choisisse ou non n'avait pas d'importance dans cette décision. Je le lui avais déjà promis précédemment, durant cette nuit où on avait fricoté dans ma voiture. J'étais le genre de mec à tenir ma parole, même si elle me brisait le cœur et retournait avec son Kenaël, c'est bien ça son prénom ? Peu importe !! «  Je t'aime. Je t'aime ... Ça me fait peur. ». Explosion de joie à l'intérieur de moi. Pourtant, je savais que physiquement, je devais paraître... presque froid, là, à ne pas bouger, alors que la pluie s'abattait encore plus fort sur nos deux pauvres petits corps. Je n'étais pas du genre à être celui que l'on choisit. Au fond, sous mes belles paroles et mes sourires, je savais que j'étais loin d'être un gars très sûr de moi. La vie m'avait apprise que je n'étais jamais celui que l'on choisit. Jamais. Et pourtant, ce soir là, Kaylee m'avait choisi. Moi. Moi et personne d'autre. J'étais peu habitué et surtout, très perturbé... alors, finissant par me mettre l'idée dans la tête, je laissais un sourire se dessiner au coin de mes lèvres et attrapais la main de Kaylee dans la mienne, tournant les talons pour me diriger vers la maison. Nous devions nous mettre à l’abri, sinon, à cette allure là, on allait très certainement tomber malade.
J'aurais pu douter de ses paroles. Peut-être avait-elle dit la même chose à Kenaël ? … mais non, je la croyais sur parole. Parce que malgré les travers de notre relation, Kaylee et moi avions toujours entretenu une certaine confiance. C'était notre force, en quelque sorte. Certes, je détestais quand des mecs la reluquaient un peu trop ou qu'elle s'habillait de manière trop provocante, mais c'était quelqu'un de confiance. Peut-être même était-elle celle qui en savait le plus sur moi ?... très probablement. Alors non, je n'avais pas besoin de lui poser plus de questions sur son rapide choix. Peut-être le regretterait le lendemain, mais pour l'instant, elle avait pris cette décision là et je n'étais pas décidé à creuser le pourquoi du comment. C'était comme ça, à mon plus grand bonheur. Point.
On se m'y alors à trottiner sous la pluie, rejoignant rapidement ma maison que j'avais laissé ouverte derrière moi. Une fois dans l'entrée, je refermais la porte derrière nous et enlevais mes chaussures. Nous étions vraiment dans un pitoyable état et après un malicieux regard échangé avec ma belle brune, je lâchais un petit rire. On avait vraiment l'air de deux idiots là, trempés jusqu'aux os à foutre de la flotte de partout. Peu importait, j'étais heureux. Enfin. Attrapant une nouvelle fois la main de Kaylee, je prenais les devant et la guidais jusqu'à l'escalier, lui faisant signe de faire le moins de bruit possible. Une fois les marches montées, je l'emmenais dans ma chambre, fermais la porte derrière nous, lâchais sa main et me mettais à la recherche de bougies. Ma mère en avait également semé dans ma piaule et si d'ordinaire je râlais à ce propos, j'avoue que ce soir là, c'était vraiment super utile. J'allumais quatre-cinq grosses bougies dans chaque coin de la pièce et nous pouvions désormais nous voir plus correctement . « Déshabille-toi, j'vais chercher des serviettes et des vêtements secs ! », déclarais-je alors, me rendant dans la salle de bain rattachée à ma chambre, y trouvant facilement plusieurs grandes serviettes que je finissais par jeter sur mon lit. J'en attrapais une et commencer à éponger mes cheveux, essuyer mon visage, mes bras, puis, je me déshabillais à mon tour, attrapant un caleçon sec dans mon placard et l'enfilant rapidement. J'attrapais alors un autre caleçon, ainsi qu'un t-shirt et les tendais à Kaylee. J'étais totalement gelé, de la tête au pied et me glissais rapidement sous ma couette, dans le lit, mon regard planté sur Kaylee qui était en train de se changer. « Dépêche ! », déclarais-je, impatient comme un enfant le soir de noël. Non, je n'étais pas particulièrement envieux de lui faire l'amour, j'avais juste besoin de la sentir contre moi, de la prendre dans mes bras et de pouvoir profiter d'elle un instant. Et puis aussi, j'avais sacrément froid, et son corps contre le mien allait très certainement me réchauffer. Alors, elle se glissait sous les draps, et une fois la couette rabattue sur son corps, je ne perdais pas un seul instant et collais mon corps au sien. Je frissonnais un instant, laissant s'échapper d'entre mes lèves une petit plainte, son corps aussi froid que le mien me gelant un peu plus. Mais ça allait passer. Passant mes bras autours de ses hanches, nos jambes étaient entre mêlées et nos regards plongés l'un dans l'autre. Là, je restais silencieux, profitant de cet instant délicieux, me réchauffant doucement. Ma main vînt caresser sa joue, du bout des doigts et mon indexe se mit à dessiner la courbe de sa joue, l'arrête de sa mâchoire et de son nez, la douceur de sa bouche... je finissais par soupirer d'aise, véritablement heureux de la tournure qu'avaient pris les événements. « Je t'aime », lui glissais-je alors en un murmure et mes lèvres se collaient aux siennes, pour échanger avec elle un tendre baiser plein d'amour et d'affection.

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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Ven 25 Oct - 17:43



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J'avais pris ma décision. J'espérais ne jamais avoir à la regretter. Je savais que je ne la regretterais parce que j'agissais avec le coeur. Je prenais mes décisions, quelles qu'elle soit avec tout mon coeur. C'était ça mon problème je n'écoutais que trop peu souvent ma tête et me laisser guider par mes émotions. Je l'avais déjà fait à de plusieurs reprises. C'était comme ma marque de fabrique, j'étais inconditionnellement une compliquée de nature. Les relations, les autres et moi, ça faisait 38. Quand j'aimais, je trouvais toujours un prétexte, une excuse pour tout gâcher. Je le faisais à chaque fois, particulièrement en amour. Les couples, ça n'avait jamais vraiment été mon fort, ce n'était pourtant pas faute d'avoir essayé. Mais non, je finissais toujours par tout bousiller, faire souffrir les gens, et me retrouver seule. Je crois en fait que la peur de finir seule été si grande, la peur de l'abandon, d'être laissé de côté et oublier, que je foirais tout avant que l'autre ne se rende compte qu'il n'était plus heureux et ne me laisse le premier. C'était malsain d'appeler ça un jeu, mais c'était ce à quoi ça ressemblait le plus ... Un jeu. Je te laisse, avant que tu ne me laisses. Et pour une fois, pour une seule et unique fois, j'avais confiance. Je n'aurais probablement pas dû. Kyle était un gars impulsif, totalement le contraire du petit ami parfait selon beaucoup de filles. Il était fêtard, il n'avait pas beaucoup d'expériences en relations "sérieuses" et ... Bien, il était musicien. Encore une fois, ma mère disait qu'on ne devait au grand JAMAIS tombée amoureuse d'un musicien avec une gueule d'ange, TOUJOURS un mauvais choix. Je e demande si mon père savait jouer d'un instrument ... Breef ! « Je te l'ai déjà dit : je ne partirai plus. » Et étrangement, je le croyais. Un léger sourire vint se hisser sur mes lèvres tandis que mes doigts caressaient encore la douceur de sa peau. J'avais juste besoin qui le dise encore, juste besoin de l'entendre encore et je le croyais. J'avais une confiance aveugle en lui. Et même si parfois je piquais des crises de jalousie quand une fille s'approchait de trop près, ce n'était que de la jalousie. Car je savais qu'il ne se laisserait pas tenter ... Ne me demandez pas comment, je le savais. Tout simplement. Puis, afin d'éviter de nous retrouver cloués au lit pour le reste du mois voire même de l'année, Kyle saisie l'une de mes mains et m'entraînait avec lui dans un mini-sprint jusque chez lui. Si on m'avait dit que la soirée allait se terminer comme ça il y a à peine dix minutes, je vous aurais ri au nez. Et pourtant. « Déshabille-toi, j'vais chercher des serviettes et des vêtements secs ! » Nous nous retrouvions dans sa chambre, CETTE chambre. Mon petit refuge. Pendant des semaines quand j'allais pas bien (et quand la raison n'était pas Kyle) je venais ici, je le surprenais dans son sommeil, et je me réfugiais dans ses bras. Puis quand il n'était pas là, je l'attendais sous les couvertures et rien que sentir son parfum sur l'oreiller m'aidait à trouver rapidement le sommeil. Cette pensée me fit sourire de plus belles. Et j'en oubliais même de retirer mes vêtements, ce n'est qu'en le voyant revenir serviettes en mains que je commençais à retirer mon t-shirt, digne d'une serpillère tellement il était humide. Je retirais ensuite mon jean, qui mouillé était encore plus étroit et me collais littéralement à la peau (pas très confortable). Mes chaussures, et me séchaient les cheveux avant de me débarrasser de mes sous-vêtements qui eux aussi étaient malheureusement trempés. J'étais gelée. J'avais certainement de la chair de poule sur tout le corps et je me retenais de ne pas claquer des dents, là, complètement dévêtue.  « Dépêche ! » Je ris doucement. Je viens, je viens ! Rapidement, je sautais dans le boxer, enfilais le t-shirt et ressentait le bonheur de porter ses vêtements une nouvelle fois. J'aimais porter les affaires des gens que j'aime ! C'était également un des nombreux trucs bizarres sur moi-même. Je piquais des fringues à mes proches, à cause de comme ça ... J'avais toujours une partie d'eux sur moi. Et j'aimais particulièrement porter les affaires de Kyle Poynter. J'étais chanceuse, il avait de bon goût en matière de sapes ! Une fois habillée, je ne pris que quelques secondes pour faire le tour du lit et venir plonger à mon tour sous la couette. Nous étions deux glaçons sous des draps, mais je savais que me tenir contre lui me réchaufferait rapidement. À peine y étais-je, qu'il me collait à lui et m'entourait de ses bras. Je ne put pas réprimer un nouveau sourire à ce geste et m'approchais davantage. Nos visages n'étaient qu'à quelques centimètres l'un de l'autre, et j'avais une vue remarquable sur ses magnifiques yeux bleus. « Je t'aime » Mon sourire s'agrandit alors que ses lèvres retrouvaient les miennes dans un baiser beaucoup plus doux et calme qu'auparavant. Et là, dans ce lit, dans cette chambre, j'étais totalement heureuse. Je ne pensais à rien d'autre qu'à l'instant présent, qu'à lui et moi dans le même lit, ensemble, enfin. Je réalisais que pour la première fois depuis un long moment, j'allais réellement dormir dans ses bras, et me réveiller à ses côtés, et se sourire ne pouvais plus quitter mon visage, même alors que mes lèvres dansaient en parfaite harmonie avec les siennes. Mes mains gelées retrouvaient leur endroit favori, son torse dévêtu de tout vêtement et brûlant. Soit, il c'était rapidement réchauffé, soit monsieur avait choppé la crève et montais en température. Une question vint pourtant interrompre ce délicieux moment et je rompais difficilement notre baiser pour demander : On est ... On est ensemble, pas vrai ? Je veux dire, vraiment ensemble ? Pas de ... D'aventure secrète ou de mensonges ... ? Je dois avouer, cette idée m'effrayait. Je l'aimais, et je voulais être avec lui. Mais je sais pas si j'étais prête à revivre ça encore ... Être avec lui sans vraiment être avec lui, avoir le sentiment d'être son petit secret honteux, je ne pensais pas pouvoir ... Je réalisais que ce que j'avais vécu, avait été presque semblable à ce que je lui avais fait vivre avec Kenaël ... Enfin, il n'était jamais sorti avec Hayley, mais je ne pouvais pas être avec lui alors ... Je pensais qu'il pouvait totalement comprendre ma question, et ma peur.

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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Sam 26 Oct - 11:49


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« Je viens, je viens ! », rigolait-elle. Et quelques secondes plus tard, voilà que Kaylee se retrouvait dans mon lit, sous la couette, allongée dans le creux de mes bras. Là, je pouvais enfin respirer. J'étais enfin heureux, tout était parfait... Je pouvais désormais dormir sereinement et ne plus avoir ce poids au fond du cœur. Je savais que tout n'était pas encore acquis. Notre relation n'avait jamais été un long fleuve tranquille. Peut-être, le lendemain, regretterait-elle ce choix ? Peut-être qu'en revoyant Kenaël, elle allait finalement le choisir et me laisser tomber ? Peut-être même me tromperait-elle avec lui ? … Bizarrement, ces questionnements ne me taraudaient pas l'esprit plus que cela. Certes, la peur qu'elle me quitte était bien là, mais ce soir j'étais bien et rien ni personne n'allait me gâcher cette plénitude enfin atteinte. J'avais confiance en elle, aussi étrange cela puisse paraître. Mais j'avais vraiment confiance. Et puis, ce soir là, elle m'avait choisi, moi. Peut-être changerait-elle d'avis le lendemain, mais en attendant, j'avais été son choix et je profitais de cet instant sans trop me préoccuper de l'avenir.
Sa douce peau se réchauffait lentement sous mes doigts qui n'hésitaient pas à parcourir ses voluptueuses courbes. Je crois que jamais je ne m'en lasserais. Pourtant, ce n'est qu'un corps féminin, non ? J'ai dû en voir des centaines dans ma vie, des filles grandes, petites, avec des petits ou gros seins. Des filles blondes, brunes, rousses, jeunes ou un peu plus vieilles. Des filles avec des lunettes, des filles avec des tâches de rousseur. Des filles cent pour cent naturelles ou des filles en plastique... Ouais, j'en avais croisé pas mal sur mon chemin... et au final, bien que chaque physique est différent, le corps humain reste assez semblable selon les personnes. Et pourtant, celui de Kaylee ne me lassait jamais. J'avais beau connaître chaque courbe et chaque recoin par cœur, les endroits très précis où elle avait un grain de beauté ou même une petite cicatrice, le goût fruité de son épiderme... et bien je ne m'en lassais pas. Jamais. Et je doutais que cela change un jour.
Ses mains s'étaient mises à caresser mon torse et je sentais une douce chaleur m'envahir. Toujours la même, dès qu'elle posait un doigt sur moi. J'avais soudainement un peu moins froid et je sentais mon corps se détendre. J'étais fatigué, à cause de cette journée riche en émotion. Entre ma journée avec tante Suzie, les vomissements de mon père et l'arrivé de Kaylee, j'étais vanné. Et pourtant, je refusais de fermer les yeux. Je refusais de me détacher de cette réalité. Alors, je lutais, parce que j'avais infiniment peur de me réveiller dans la nuit et retrouver un emplacement vide à côté de moi. Peur que ce ne soit que le fruit de mon imagination. Peur qu'elle ne fuit, une fois ses pensées remises dans l'ordre. Ouais, j'avais si peur à cet instant que j'avais presque honte de moi.
Dès lors que je lui fis part de mes sentiments, le sourire de Kaylee illumina la pièce. Je n'avais jamais été de ce genre de personne à répéter moult fois ce genre de paroles. Même avec mes parents, j'ignorais si j'avais dit, ne serait-ce, qu'une seule fois je t'aime à ma mère. Ça ne voulait pas dire que je ne l'aimais pas, bien au contraire. J'étais juste assez pudique sur le plan affectif et ma relation avec Kaylee en était l'exemple. Je ne lui disais que très rarement ces quelques mots, bien que c'était la deuxième fois en deux rencontres que je le lui avouais. Quoiqu'il en soit, j'étais toujours parti du principe que des gestes prouvent bien plus de choses que de simples paroles. La façon dont je la regardais, la touchais ou même lui faisais l'amour démontrait tout l'amour que je pouvais lui porter. C'est facile de mentir avec des mots, avec des gestes, un peu moins. Cependant, je ne regrettais en rien mes précédentes paroles, à la vue de la joie sur les traits de la belle brune. La rendre heureuse était la seule chose qui m'importait dorénavant, même si je n'avais jamais été très doué pour rendre les gens heureux autours de moi. Je savais que je n'étais pas franchement romantique, que j'allais très certainement oublié son anniversaire et lui offrir des chocolats dégueulasses à la Saint Valentin. Je savais que je ne lui ferai pas de petits dîners romantiques et que nous n'irions pas voir des films à l'eau de rose au cinéma... Je savais tout cela, parce que ça ne me ressemblait pas et pourtant, ce soir là, alors qu'elle était dans mes bras, j'étais prêt à tout pour la rendre heureuse. J'avais toujours eu un œil assez critique sur les mecs amoureux. Vous savez, ces gars complètement niais qui perdent soudainement leur paire de couilles, parce que leur copine décide de tout. Ça m'avait toujours fait marrer, bien qu'aujourd'hui, ça me faisait un peu flipper. Pourtant, au fond, je savais que jamais je ne deviendrai ce genre de mec. On pouvait me traiter de connard, de salop et toutes les insultes possibles et inimaginables, j'étais moi. Un gars pas franchement démonstratif sur le plan affectif, mais fier et loyal envers lui-même. Je savais que j'allais devoir faire des efforts, mais pas au point de me perdre moi-même. Kaylee m'aimait comme ça. Avec mes qualités et mes défauts. Si elle voulait du romantisme à en faire gerber n'importe quelle douce célibataire, elle n'avait cas retourner avec son Kenaël. Le mec parfait ou je ne sais quelle autre connerie. Moi, je n'étais pas de ce genre là et je ne le serai jamais. C'était quelque chose de sûr et certain. Et pourtant, ça ne m'empêchait pas de prendre soin de la fille à côté de moi. J'étais peut-être doté d'un manque de romantisme et de niaiserie certains, mais je savais ce qui était le plus important. Peu importe de dire quinze fois par jour je t'aime à la personne à côté de vous, ce qu'il faut, ceux sont des gestes, des preuves concrètes. Et ma vie fonctionnait sur ce schéma depuis toujours.
« On est ... On est ensemble, pas vrai ? Je veux dire, vraiment ensemble ? Pas de ... D'aventure secrète ou de mensonges ... ? ». Je restais silencieux quelques instants, me contentant de l'admirer à la lueur des bougies. Cette coupure de courant avec du bon, finalement. La simple lumière émanant des bougies rendait l'atmosphère incroyablement chaleureuse et j'étais bien. Je pinçais mes lèvres quelques secondes avant d'ouvrir la bouche et de laisser entendre ma voix un peu rocailleuse, à cause du froid, de la fatigue et de cette journée pourrie qui était sur le point de s'achever. « Je ne suis plus sous contrat. », commençais-je. J'avais quitté TMU, la maison de disque et résilié tous contrats me liant à mon « ancienne » vie. J'en avais payé le prix fort, sous tous les plans, mais désormais, j'avais ma complète liberté. J'étais un auto entrepreneur et disons que ça se passait vraiment très bien. Mon nom valait de l'or et j'arrivais sans aucun mal à trouver des collaborateurs. Ma vie avait pris un tout autre tournant et bien que TMU me manquerait toujours, j'étais désormais libre de mes faits et gestes. « Donc non, on n'a pas à se cacher ou garder tout ça secret... », avouais-je en lui caressant doucement la joue, un petit sourire au coin des lèvres.

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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Mar 29 Oct - 19:22



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La pluie avait cet effet-là sur moi, particulièrement quand elle tombait aussi fortement, elle me fatiguait. J'étais trempée, et exténuée. Bon, d'accord la pluie n'était pas la seule responsable, ma journée de folie était également la cause de cette fatigue. Et puis, ce n'était pas que physique. J'en avais eu ras la casquette de me prendre la tête avec Kyle pendant tout ce temps. J'en avais marre de toutes ses disputes, de tous ses instants gâchés, de toute cette rancoeur. J'étais ravie que tout ce soit arrangé. Enfin, je savais parfaitement que ça ne resterait pas aussi calme et confortable bien longtemps. Il faut se rendre à l'évidence, notre ... couple. Du moins notre relation, avait toujours été ... explosive. Il n'y avait aucune raison que cela change, elle était atypique et supra compliquée, mais je n'avais jamais été une fille simple de toute manière. Et puis la simplicité, le calme, c'est bien joli, mais je m'ennuierais probablement au bout de quelque temps. En bref, cette relation avait beau nous faire aussi mal à l'un qu'à l'autre, elle avait beau nous détruire, je pense qu'au fond, ces petits moments comme ceux-là, où on était que tous les deux coupés du monde en valaient bien la peine. Pourtant, une question me brûlait les lèvres et j'étais forcée de la poser pour profiter pleinement de cette nuit. Je m'étais lancée, je lui avais demandé si pour lui, nous étions définitivement "ensemble" je ne tenais pas spécialement à revivre les rendez-vous secrets, les mensonges et tout le tralala. Le secret était excitant, mais je voulais plus maintenant. Je voulais une relation stable, et j'étais persuadée qu'en y mettant de nous, nous pouvions y arriver. Trop optimiste ? Peut-être ? « Je ne suis plus sous contrat. Donc non, on n'a pas à se cacher ou garder tout ça secret... » Soulagée, je n'en appréciais que plus la caresse de sa main sur ma joue. Je penchais d'ailleurs légèrement la tête, et déposais au passage un baiser sur la paume de sa main. Un nouveau poids s'était soulevée de ma poitrine. Je savais que ça, spécialement n'allait clairement pas être simple. Pour lui comme pour moi. Je savais qu'il aurait du mal avec le fait d'être "en couple". Je savais que j'aurais du mal à gérer et passer le cap "Kenaël". Je tenais encore beaucoup à lui, je tiendrais probablement toujours beaucoup à lui. Et je devrais le fréquenter pour Élouan, et aussi parce qu'il m'était un ami très cher et j'espérais que toute cette histoire n'allait pas casser cette complicité que nous avions réussie à retrouver le temps d'un instant. Puis il n'y avait pas que lui ... Il y aurait aussi tous les autres. Le regard des gens. Malgré toutes les rumeurs, toutes les mauvaises langues qui avaient blablaté sur ma personne, j'avais encore beaucoup de mal avec ça. Je ne m'étais jamais vraiment habituée à ce qu'on me juge, surtout sans me connaître ou sans connaître tous les faits. Mais j'avais fait mon choix, et je savais que même s'il y aurait des hauts et des bas comme dans tout, il me rendrait heureuse. Alors pour ce soir du moins, on oublie les autres, et on profite de lui. Rien que de lui. De ses bisous, de ses mains qui provoquaient des frissons là où il les posait. J'ai encore un peu froid, sert moi plus fort. Mentais-je. Bien oui, le prétexte de fille par excellence quand elles veulent que leur amoureux les prenne dans leurs bras. Je posais ensuite mon visage dans son cou et y déposais quelques baisers, et laissait un petit suçon au passage. A mon tour de montrer que tu es officiellement à moi. dis-je doucement au creux de son oreille, et d'une façon .. assez sensuelle je l'avoue. Moi ? Le tenter . Jamais de la vie.

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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Dim 17 Nov - 14:44


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Elle était là, dans mes bras, vêtue de mes vêtements... Avant de connaître Kaylee, lorsqu'une fille sortait de mon lit et tentait de récolter mon t-shirt ou ma chemise pour s'habiller, ça m'énervait. Je n'ai jamais été très possessif envers mes biens, mais... une fille qui porte l'un de vos vêtements ça a quelque chose de... d'officiel. Je ne sais pas comment expliquer cela, mais à l'époque où je ne voulais rien de sérieux dans mes relations amoureuses, j'évitais de laisser les filles porter mes vêtements... Alors qu'avec Kaylee, c'était tout l'inverse. Lorsque je la voyais porter l'un de mes t-shirt ou même chemise, j'avais ce sentiment de fierté. Elle était mienne et portait mes vêtements. Pas ceux de quelqu'un d'autre, mais les miens. A moi. Ça avait l'air débile dit comme ça et sur le coup, je me sentais vraiment comme tel, mais c'était un réel ressenti. « J'ai encore un peu froid, sert moi plus fort. ». Elle mentait, je le savais. Parce qu'elle était blottie dans mes bras depuis de longues minutes et que son corps s'était relativement bien réchauffé. Mais je laissais passer ce léger mensonge, un petit sourire satisfait prenant place sur mes lèvres alors que je la serrais un peu plus fort contre moi, l'une de mes jambes venant se glisser entre les siennes. Nous étions littéralement collés l'un à l'autre et l'atmosphère avait quelque chose de très intime. Peut-être était le bruit de la pluie sur le carreau de la fenêtre ? Les bougies qui illuminaient légèrement l'endroit ? Le simple bruit de nos respirations calmes et détendues ? Je n'en savais rien. Mais j'étais bien. Vraiment bien. Comme rarement je l'avais été dans ma courte existence.
Doucement, je sentis alors les lèvres de Kaylee descendre dans le creux de mon cou, s'y attachant un peu trop. Elle me faisait un suçon et j'en grimaçais légèrement. Cependant l'idée qu'elle me marque ne me dérangeait pas spécialement... même si je préférais largement lorsque c'était moi qui lui en faisais. Mon corps fut pris d'un énorme frisson dès lors qu'elle ouvrit la bouche : « A mon tour de montrer que tu es officiellement à moi. ». Okay, oubliez tout ce que je vous ai dit à propos du fait d'être fatigué. Ce fut comme un électrochoc et je sentais mon bas ventre commencer à s'éveiller. Surement ne l'avait-elle pas dit dans ce sens là, mais mon corps ne répondait plus vraiment de moi. J'aimais Kaylee et j'étais indéniablement attiré par elle... Alors quand elle me sortait ce genre de paroles, il ne fallait pas s'attendre à un sel contrôle incroyable de ma part. Reprenant le dessus sur la situation, je la bousculais brutalement sur le dos, me retrouvant au-dessus d'elle, veillant cependant à ne pas l'écraser de tout mon poids. Son bassin frottait contre le mien, accentuant encore plus l'excitation qui grandissait rapidement en moi, alors que mon regard s'était teinté d'une noirceur de désir. Je souriais comme un con, mais putain ce que je l'aimais ! Mes lèvres se posèrent sauvagement sur les siennes et mon corps se frottait au sien, de très léger râles de plaisir sortant de ma bouche, étouffés par ses lèvres posés sur les miennes. Je respirais fortement et soudainement, je n'avais plus du tout froid. J'étais bien. Ma bouche quitta la sienne pour glisser sur sa joue, puis sur l'arrête de sa mâchoire où je m'attardais quelques instants, puis je glissais mes lèvres dans son cou, embrassant, suçant et mordillant la fine parcelle de peau derrière son oreille, ce qui avait pour but de la rendre un peu folle. Son corps répondait au mien comme je le souhaitais et c'était à mon tour de laisser un joli suçon dans le creux de son épaule. J'éloignais alors mon visage, admirant mon oeuvre, un énorme sourire pendu au coin de mes lèvres. « Parfait », lachais-je, comme si je venais de peindre le plus beau tableau de ma carrière. Et pourtant, ce n'était qu'un simple suçon... cependant, j'aimais savoir où je laissais mes marques. J'aimais la voir le lendemain, tenter de cacher le fameux suçons à ses amis ou sa famille. Ça me faisait toujours rire de la voir débarquer avec une écharpe autours du cou ou un col roulé, sachant pertinemment que ce n'était pas à cause du froid, mais de la marque que j'avais laissé sur sa peau sucrée. J'aimais lui enlever la fameuse écharpe et retrouver mon oeuvre, qui était une preuve de mon passage dans les environs. J'aimais vraiment ça et ce suçon là était de toute beauté. Me redressant, la couette glissant de mon dos, je me retrouvais agenouillé entre ses jambes, prenant un instant pour l'admirais. « J'ai beau te trouver super sexy dans mes fringues... j'ai le regret de t'annoncer qu'elles doivent partir ! », déclarais-je, une fausse teinte de tristesse dans la voix alors que je soulevais son t-shirt – qui était en réalité le mien -, la faisant se redresser légèrement afin de le lui enlever, ne tardant pas à en faire de même avec le caleçon, le faisant glisser le long de ses longues jambes fuselées. J'embrassais sa cheville droite et balançais les fringues dans la pièce, me fichant complètement de l'endroit où elles pouvaient bien atterrir et me rallongeais sur Kaylee, ne désirant pas qu'elle prenne froid, alors que la couette retrouvait le chemin de mes épaules nues. Là, j'étais satisfait. Nue sous les draps, nue sous mon corps, je sentais sa peau contre la mienne et aucune autre situation n'aurait pu me rendre plus heureux. Je plongeais alors une fois de plus mon visage dans son cou, et y déposais de nombreux et sensuels baisers. « On va établir une règle, pour le bon fonctionnement de notre relation »... si on pouvait appeler ça comme ça... Mais bon, elle m'avait tout de même avoué qu'elle ne désirait pas que l'on soit cachés... Alors nous étions probablement en... couple ? Sur le moment, j'étais bien trop excité et amusé par les tournures des événements pour véritablement accorder de l'importance aux mots que j'employais. « Dès lors que tu mettras un pied chez moi et que mon père sera pas là, t'auras interdiction de porter des vêtements ! », déclarais-je entre divers baisers dans son cou. Je descendais alors rapidement mes lèvres, arrivant à la naissance de sa poitrine et m'y attardais, lui lançant quelques petits regard de temps en temps alors que mes mains ne se gênaient pas pour caresser ses courbes généreuses. « C'est péché de cacher un si joli corps », lui avouais-je, la mine très sérieuse alors que mes lèvres parcouraient encore son corps, descendant vers son ventre, le sentant de contracter sous mes douces caresses. J'humais fortement sa peau, m’imprégnant de son odeur sucrée que j'aimais temps. Son épiderme était brûlant sous mes doigts et les frissons qui parcouraient son corps étaient très certainement plus dus à l'effet que je lui faisais plutôt que le froid qui nous avait envahi quelques minutes plus tôt. « Tu ne voudrais pas te mettre Dieu à dos, quand même ? », lui demandais-je, relevant le visage, alors que mes mains étaient posées à plat sur son ventre, caressant doucement sa peau. Je n'étais pas croyant et mes paroles n'étaient pas à prendre au sérieux, bien évidemment et de toute façon, le sourire qui illuminait mes lèvres en témoignait sans aucun mal.



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MessageSujet: Re: (kylee) our love was made to rule the world.   Mar 19 Nov - 22:23



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À peine avais-je le temps d'admirer le joli suçon que je venais de lui faire, qu'il m'allongeait sur le dos, se retrouvant ainsi au-dessus de moi. Malgré la pénombre, je reconnais rapidement ce regard et ce petit sourire là. Je ne les connaissais que très bien. Je ne sais pas vraiment ce qui avait déclencher cet élan de ... passion d'un coup, mais je ne m'en plaindrais pas. J'aimais quand Kyle faisait ça. quand par impulsion, il posait ses lèvres sur les miennes de cette façon. Me touchais de cette façon. Mon corps s'enflammait sous ses caresses, ses baisers, la chaleur s'amplifiait quand ses lèvres finirent par atterrir sur mon cou. Je me pinçais la lèvre inférieure, resserrant mes doigts sur sa nuque, le souffle aussi saccadé que le sien. « parfait » Je ne put que sourire également quand je le vis là, devant moi, toute fier d'avoir une nouvelle fois laissé sa marque sur ma peau. Et même si les lendemains étaient beaucoup moins pratiques, je devais cacher cette marque à coup de pinceaux et de fond de teint, j'aimais également quand il le faisait. J'aimais savoir que ... J'étais à lui. Que je lui appartenais. C'est un peu spécial à expliquer ... Je crois que c'était juste ... Être amoureuse. Être vraiment amoureuse. Je ne l'avais jamais été aussi ... Intensément. « J'ai beau te trouver super sexy dans mes fringues... j'ai le regret de t'annoncer qu'elles doivent partir ! » Sans que je ne puisse protester (bien que je n'en aie pas vraiment envie) il commençait déjà à me retirer les vêtements qu'il m'avait précédemment prêtés. Je ne put m'empêcher de lâcher quelques rires, la façon dont il parlait, aussi innocemment alors que j'étais désormais nue. Uniquement recouverte de son propre corps au-dessus du miens. La sensation de froid de tout à l'heure avait totalement disparu.  « C'est péché de cacher un si joli corps » Je vous le dis, ce mec était en train de me rendre complètement folle. Et le pire dans tout ça, était qu'il savait exactement et précisément ce qu'il était en train de faire. Il savait parfaitement l'effet qu'il me faisait. Je ne répondais plus de moi dès l'instant où il posait ses mains sur mon corps. Et ce petit sourire là ! Gooosh, j'aurais pu fondre complètement devant ce sourire et ce petit air charmeur. Comment ne pas craquer, sérieusement ? Vous l'avez vu ? « Tu ne voudrais pas te mettre Dieu à dos, quand même ? » Ses lèvres sur ma peau m'avaient déjà rendu dingues, une nouvelle fois je me mordillais la lèvre. Le regardant un instant dans ses grands yeux bleus, et finit par céder à la tentation. Chut. Chut, tais-toi, embrasse-moi. Sans lui laisser de temps de réponse, je posais mes mains sur l'arrière de sa tête et attirais son visage vers le mien. Je l'embrassais alors avec passion, descendant à mon tour mes mains de sa nuque à son dos sur lequel j'exerçais une légère pression afin que son corps se retrouve complètement à coller au mien. Comme si cette chaleur, comme si savoir sa peau collée à la mienne me procurait une certaine satisfaction. J'te jure qu'un jour, tu vas me rendre dingue Kyle Poynter. lâchais-je avec difficulté entre deux baisers enflammés. Nos langues dansaient entre elles tandis que mes mains prenaient totale possession de son corps. Dans l'action, je dus d'ailleurs griffer son dos quelques petites fois, mais ce n'était rien à côté de ce qui l'attendait si nous continuions sur cette cadence.

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