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 let it be. (STROWEN)

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MessageSujet: let it be. (STROWEN)   Ven 1 Nov - 16:33


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owen&stew❧ y a des jours, comme aujourd'hui, où tu n'as juste pas envie.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Une semaine. Une semaine que tout s'est brisé. Une semaine que j'arrive à peine à me lever le matin. Et encore, c'est bien parce que les soeur Daniels sont d'une persuasion hors du commun. En y réfléchissant bien, ce sera qui le prochain sur ma liste, hein ? Owen, Maxime, Meth, Liberty, Lyssandra ? Qui ? Cette impression grandissante que tout ce que je touche fini forcément par pourrir et crever finalement. C'est comme si une espèce de malédiction me poursuivait. Et celle-ci m'interdit formellement d'être heureuse. Sympa le karma quand même. A peine levée, j'attrape une cigarette et l'allume. Putain mais ressaisis-toi bordel, c'est pas comme ça que tu vas aider ceux qui te restent. Ma conscience a raison. Je le sais, mais je préfère la bâillonner et l'enfermer à double tour dans la cave. Elle est mieux là-bas, elle me fait moins chier en somme. Oui, mais pour combien de temps ? Combien de temps encore vais-je restée plantée là, à attendre que le temps passe, à attendre que ça fasse moins mal, à attendre tout simplement ? Max, mon chat, vient se lover entre mes jambes croisées, ronronnant comme un diable. Un faible miaulement, il me regarde de travers et abandonne en posant sa petite tête sur ma jambe. Et alors, je me dis que j'aimerais tellement être un chat. Oui, mais pas n'importe quel chat. Je voudrais être Max. Je voudrais être dans une famille aimante, qui s'occupe de moi et que j'aurais envie de suivre, de protéger, de ronronner pour eux. Parce qu'il faut avouer que ce chat est roi. Je l'aime ma petite boule de poils. « Comment tu te sens aujourd'hui ? » Liberty apparait comme par enchantement. Je lève la tête vers ma meilleure amie et hausse les épaules. La vérité, c'est que je n'en sais rien. J'écrase ma cigarette en prenant soin de ne pas déloger mon petit bout de chat. La blondinette me prépare un café et, une fois le breuvage dans une tasse, elle me l'apporte et s'installe à côté de moi. « Chérie, je sais que ça fait mal, je sais que tu n'es pas bien, mais faut que tu te reprennes. Sérieusement même. » Je reste muette. Elle a raison, elle le sait. « Je ne t'ai jamais vu comme ça Stew. Jamais. Et pourtant, Bouddha sait dans quels états je t'ai déjà vu. T'es capable de passer du rire aux larmes en quelques secondes et inversement. Je sais que t'en as vécu des merdes mais putain, t'es la personne la plus forte qui existe sur cette planète. Peu importe qui tu es, je te somme de me rendre ma meilleure amie au plus vite, parce que ça, c'est pas elle ... » Elle dépose un baiser sur le haut de mon crâne et file vers la salle de bain. Et moi, je n'ai plus de clopes. Et merde.

Douchée, habillée, pas maquillée, je marche vers ma destinée. Je déteste Liberty quand elle me fait ça. Vraiment. Je croyais qu'on irait faire les courses toutes les deux. Putain, elle m'a foutue à la porte. Je la hais. Capuche sur la tête, les mains dans les poches, j'entre dans le centre commercial. Les riches me détaillent de haut en bas, ayant un mouvement de recul quand je passe trop près d'eux. Ca va, j'vais pas vous buter non plus. Je hais les riches. Je croise des visages connus et je prends soin de les éviter. Je n'ai pas envie de parler, ni même de m'arrêter. Je passe m'acheter des cigarettes, tout en prenant soin d'ôter ma capuche, ça fait vraiment mauvais genre, mais j'aime bien. Les cheveux en bataille, la tête en vrac, tout va bien se passer. Enfin, ça, c'était avant que j'aperçoive Owen. Et merde². Pas lui. Il va me faire une scène et je n'ai franchement pas besoin de ça. Demi-tour, marche. Il faut que je trouve un moyen de l'esquiver à tout prix sinon, je suis foutue. Retour à la case départ, c'est parti pour le bureau de tabac.


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MessageSujet: Re: let it be. (STROWEN)   Jeu 7 Nov - 13:10

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Mes yeux s'ouvrent lentement et s'arrête sur les lettres rouges qui le toastent la rétine. 10H34. Je soupire lourdement, et je détourne les yeux vers la porte de la piaule. Il faut que je me lève et que je sorte de la. Mais je suis soudé au lit par une gueule de bois du tonnerre. Et même si Anja n'est pas lourde je n'ai pas le courage de la pousser pour qu'elle se vautre ailleurs que sur ma tronche. Notez que j'ai tellement mal au crâne que je ne me soucie pas de la raison qui pousse la Princesse à partager mon plumard. Et visiblement elle est presque à poil. On a remis le couvert ?
Je secoue la tête, et je traîne dix minutes de plus dans les draps, et je m'en extrais finalement avec un grognement douloureux. Ma tête, mon dos, mon bide ! Je suis douleur, je suis fatigue, je suis gueule de bois et je suis inquiétude. Oui oui, inquiétude. Elle me ronge depuis quelques jours maintenant. Depuis que j'ai reçu ce coup de fil pour me dire qu'on avait retrouvé la voiture de Stew plantée dans le décor et... Pas de Stew à l'horizon. Quelque part, je suis sûr et certain qu'elle est en vie. Si elle n'est pas dans la bagnole c'est qu'elle peut se déplacer. Et puis elle est forte Stew. Elle a survécu a la pire monstruosité qui a foulé le sol de cette terre : mon géniteur. Non Stew c'est une sorte de WonderWoman. Sauf qu'elle a pas besoin de pouvoirs. J'aimerai juste savoir où elle est. Et dans quel état, surtout.
Depuis, j'dois en être à trente six appels sans réponse... et je compte pas le spam de Sms... et je compte pas non plus les longues phases de harcelèment qu'ont pu subir les flics, et les potes de la frangine.

Bref, je traîne ma carcasse fatigué et ma gueule de bois jusqu'à la cuisine. Je m'allume une cigarette en faisant couler un café et en me servant un verre de jus d'orange... c'est débile d'avoir fait ça puisque je ne touche pas au fameux verre, et que je me contente de boire directement au goulot de la brique que je vide intégralement. Le verre sera pour Anja tiens. Je glisse à côté de celui-ci deux cigarettes. Parce que mademoiselle aime en griller une en se levant. Et une autre pendant qu'elle boit son café. Café que je lui mets dans une thermo. Affaire réglée.

Je me glisse finalement dans la salle de bain, et je me crame la couenne sous les jets brûlants de la douche. Miracle. J'en ressors avec la tête un peu moins douloureuse, et les courbatures en moins. Phase habillage maintenant. A la on-again j'enfile un jean simple, et un tshirt noir. Pourquoi toujours du noir ? J'en ai aucune idée. Au pire, dites vous que je fais le deuil de vos cerveaux. Habillé, lavé, nourri, je m'attarde à fixer la blonde enroulée dans les draps et avec un sourire mauvais je dégaine mon téléphone pour prendre une photo. Parce qu'une Princesse qui bave, ça vaut son pesant de cacahuète.

Et tant que j'ai mon téléphone dans les mains... un autre SMS à la frangine et un appel, des fois que... Mais non rien. J'hausse les épaules, et essayant de faire fi de mon inquiétude je traîne mes savates vers la sortie. Il me faut faire le plein du bar. Mes souvenirs d'hier sont vagues, mais je sais que quelques bouteilles y sont passées. Il faut réapprovisionner, donc. Désinvolte au possible, je rejoins ma voiture et je salue vaguement la voisine. Coup de clé pour démarrer et je prends la direction du magasin le plus proche. Celui ou l'on peut acheter un peu de tout. Je me gare à l'arrache sur une place – pour handicapé je crois mais la gueule de bois étant un sacré handicap je ne suis qu'à moitié un pourri – et je me glisse avec autant qu'un zombie tout droit venu de Walking Dead vers l'intérieur.

En me grattant la tempe je me dirige vers le rayon alcool et je pioche allègrement ici et là. Je note vaguement la présence d'une personne qui fait rapidement volte-face en me voyant arriver. C'est là que ça devient beau. Deux bouteilles sous un bras, un pack dans l'autre, je fais demi tour pour aller jusqu'à la caisse mais je suis finalement – trois heures en retard – attiré par le mouvement de la seule autre personne qui est avec moi ici. Et... et j'ai l'impression que cette personne fait absolument tout pour m'éviter. Paranoïa ? Ouais un peu. Faut dire qu'avec Anja en ville faut que j'me méfie de tout. Je dépose mes courses sur le comptoir et fait vaguement signe au type à la caisse d'attendre. J'en ai pour deux minutes tout ça tout ça. Je tourne les talons et je me mets en tête d'essayer de me retrouver face à face avec l'inconnu. Je traverse les rayons, un coup à droite un coup à gauche. Allez quoi, j'ai l'impression de jouer à Packman !
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MessageSujet: Re: let it be. (STROWEN)   Ven 22 Nov - 19:07


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owen&stew❧ y a des jours, comme aujourd'hui, où tu n'as juste pas envie.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]En y réfléchissant bien, le bureau de tabac, ce n'était pas vraiment le meilleur choix. Trop peu de monde et trop exposée. Alors, changement de cap, je rentre carrément dans le supermarché. En jetant un rapide coup d’œil par dessus mon épaule, je remarque qu'il me suit et ça a une forte tendance à m'énerver. Aller Owen, fais pas l'con et tire toi. J'ai pas envie de me justifier, mais alors, vraiment pas. J'ai toujours rêvé de jouer à ça, mais là, bizarrement, l'idée n'est plus du tout aussi attrayante qu'avant. Je tente donc d'appeler Liberty, en guise d'un sos lancé avec un espoir surdimensionné mais bien sûr, elle ne répond pas. Seigneur Daniels, je te hais par moment. Attends donc que je rentre histoire que je te botte le cul. Et puis, qu'est-ce que je vais lui dire moi, à Owen, hein ? Oh tiens, salut, ça va ? Ca fait longtemps hein ? Ah au fait, j'suis désolée pour la voiture, mais fallait pas t'inquiéter. Alors, le boulot ? Ouais, non, ou pas. Je ne peux pas me permettre de faire comme si je m'en fichais, comme s'il ne s'était rien passé. Pas avec lui. Il a beau être bourru et faire comme si tout lui était égal, je sais bien qu'il a dû cogiter. Et je m'en sens terriblement mal. J'aurais au moins pu lui laisser un mot, lui envoyer un message, quelque chose. Il est clair que je n'ai pas gérer sur ce coup-là. Cela dit, je préfère l'éviter et pour le reste, on verra plus tard. Cela dit, j'aurais mieux fait de regarder devant moi, ça m'aurait évité de me prendre un caddie et donc, de ralentir ma course. Bref. Je titube et continue ma route, consciente d'avoir perdu du terrain. A trop vouloir regarder par dessus mon épaule, voilà que je me prend une vieille de plein fouet et que je me ramasse la tronche par terre. Génial, il ne manquait plus que ça. Et, bien évidemment, le voilà qui se retrouve à ma hauteur. « Et merde .... » C'est sorti tout seul. Mais ça venait du fond du coeur. Je reste allongée sur le sol et me gratte la tête. « Salut ... » Ouais, c'est pas terrible hein ?


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