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  namasté bitches. ϟ SLIBERTY.

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MessageSujet: namasté bitches. ϟ SLIBERTY.   Lun 3 Déc - 15:37


c'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fou.


D’habitude Liberty était toujours à la maison le matin, sauf lorsqu’elle prévoyait une grosse soirée et que par conséquent, elle découchait. Dans ses cas là, j’étais la première avertie. Mais cette fois, je n’avais pas été mise au courant de quoi que ce soit et pourtant, Liberty n’était pas là. Me dégonflant comme un ballon de baudruche j’enlevais mes fringues au fur et à mesure que j’arrivais dans la salle de bain, laissant derrière moi une nette empreinte de mon passage. Comme d’habitude, je fis une rapide analyse de mon corps endoloris par une nuit d’amo… de baise. Alors que je touchais les marques de doigts dans mon cou, j’eus l’impression de suffoquer, encore et encore. Une marque de morsure bien nette et nouvelle était apparue sur mon épaule et puis, il y avait un joli suçon violet à la naissance de la poitrine. Autant la morsure et le suçon serait facile à dissimuler avec un t-shirt, autant, les marques dans mon cou, cela allait être plus difficile. Depuis que j’avais coupé mes cheveux en un carré blond, j’avais de plus en plus de mal à dissimuler mon cou. J’étais répugné à l’idée de devoir mettre une demi-tonne de fond de teint simplement parce que j’avais réussi à atteindre l’orgasme alors que j’étais prête à mourir. Toute ma vie était là, dans ses marques. L’argent que je gagnais était dans ses marques, le plaisir que je prenais y était aussi. Chaque bleu, chaque suçon, chaque parcelle marquée de mon corps reflétait la personne que j’étais et je n’avais plus envie de me cacher. A quoi bon de toute façon ? Je n’allais pas mourir du regard des autres, j’étais trop habituée maintenant. Je me glissais sous la douche avec toujours cette idée en tête : j’étais majeur et vaccinée, je faisais absolument ce que je voulais. En plus de ça, je prenais la pilule donc j’avais peu de chance de me faire mettre en cloque par le premier abruti venu. En parlant de cette dernière, je me précipitais dans la cuisine, serviette autour de la poitrine. Et Lloyd était là, ma plaquette à la main ainsi qu’un grand verre d’eau. « T’es pas en cours toi ? » J’avalais ma pilule et lui rendit plaquette et verre pour qu’il range le tout. S’il séchait, autant qu’il serve un peu à quelque chose à la maison.

« Café côté Spark, 14h, je t’aime. xx » J’enfilais un jeans, un gros pull gris et une paire de vans de la même couleur avant de fourrer un tas de petite chose inutile dans mon sac à main et de me diriger vers la station de bus, non sans plaquer un énorme baiser sur la joue de Lloyd. « Vas en cours au moins cet après-midi, s’il te plait. Ou alors va au studio, mais s’il te plait, ne perd pas ton temps ici. » Qu’il soit en train de s’arracher les cheveux sur son cahier ou user la gomme de ses chaussures à danser, peu m’importait, parce qu’ainsi il ne gâchait rien à ce qu’il savait faire de mieux : être intelligent et danser. Moi je n’avais pas de talent particulier alors que Liberty et lui était de vrai artiste. Mais à vrai dire je ne m’étais jamais vraiment essayer à l’art, parce que je redoutais d’être la seule du clan à être médiocre en quoi que ce soit. Liberty avait le chant, Lloyd la danse… et moi j’avais quoi ? A part un répertoire plein à craquer de mec à me taper. Rien. Je n’avais aucun talent particulier et ça me foutait carrément les boules : parce que je mourrais sans avoir rien fait de ma vie, à part me laisser mourir à petit feu, laisser chaque seconde de mon existence me filer entre les doigts. J’étais pathétique. Je ne valais rien. Et j’allais me rouler un bon joint avant de finir en mode « je sers trop à rieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeen ». Alors que je pénétrais dans le café, je m’installais à notre place préféré, dans le coin, près des grands miroirs. Au moins ici que je serais tranquille. Sortant ma petite pochette multicolore, calqué sur le modèle de la boite des merveilles de Liberty, je pris grand soin de rouler le joint le plus beau que je n’avais jamais fais. Histoire de ne pas être en rade, j’en fis même un second avant de le ranger soigneusement dans la pochette afin de ne pas l’abimer. Je me fichais bien de ne pas avoir le droit de fumer à l’intérieur. « Je vous sers quelque chose ? » Habitué à ma présence le jeune Spark ne put pourtant pas affiché sa petite mine agacé et soucieuse, j’allais ruiner son après-midi, son patron allait le tuer de me laisser fumer à l’intérieur et surtout de me laisser pénétrer dans le café alors que j’étais une carefree. « Un chocolat viennois, s’il te plait. » Il était plus jeune que moi, cela se voyait à sa petite bouille enfantine, pas encore marqué par les nuits d’ivresses. Lorsqu’il revint avec mon chocolat, j’en étais déjà à la moitié de mon joint. Il était lent et moi je détestais ça. Je l’attrapais par la cravate et chuchotais à son oreille « Viens. » Le café étend vide, ayant une capote dans mon sac à main j’étais saisisse d’une brusque envie de me taper cet abruti de Spark. […] Ce ne fut pas le meilleur coup de ma vie, rien de sale, rien de mauvais, des simples aller et venu entre mes reins. J’avais tout de même lâché mon joint dans la cuvette des toilettes lorsqu’il s’était décidé à y aller franchement. « C’était la première fois hein ? » Je ricanais un instant et déposé un baiser tendre sur ses lèvres. « Tu t’es bien débrouillé va… » Je sortis des toilettes et retournais à ma table. Il revint, cravate arrangé et coiffure refaite. Il me servit un autre chocolat liégeois tendis que j’allumais mon second joint. J’étais déjà bien défoncé, lorsque Liberty apparue dans mon champ de vision, il devait me rester à peu près une demi joint. Je plantais mes pupilles complètement dilatées dans les siennes et chuchotais « Bah tu as dormi où ? » Je lui tendis le joint et bus une longue gorgée de chocolat, me mettant de la crème partout autour de la bouche. Délicieux. J’adressais un clin d’œil au serveur qui nous observait. « Je viens de coucher avec lui, c’est rigolo de dévergonder les Spark. » J’étais totalement high. Mais je me sentais absolument mieux. Ma vie était franchement cool en fait.
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MessageSujet: Re: namasté bitches. ϟ SLIBERTY.   Jeu 6 Déc - 23:53


Alors que je passais le pallier de l'énorme baraque d'Andreas, et l'embrassais une dernière fois sur la joue avant de disparaitre, je tapotais sur le clavier de mon téléphone. J'avais un besoin urgent de voir Sly avant que les choses ne se compliquent sérieusement et que je finisse dans une merde incroyable. La vrai question était là : Qu'est-ce que j'étais censée faire maintenant ? Andreas et moi avions flirter avec le danger, et jouer avec le feu s'était révélé beaucoup plus amusant que douloureux. Seulement, qui sème le vent récolte la tempête, et l'annonce du retour de Kyllian & Maxime à Brighton n'était pas franchement de bonne augure dans l'horizon de mes conneries. J'étais dans la merde, Andreas aussi. On en était tous les deux conscient, pourtant, notre égoïsme ne nous empêchait pas de nous arrêter. Parce que bordel, c'était bon. L'interdit est jouissif. Je suis ce genre de personne là : l'adolescente que tu déteste et jalouse quand elle traverse les couloirs du lycée, sa sœur jumelle au bras. Tu les déteste parce qu'elles sont populaires, elles se droguent, boivent comme des trou, baisent comme des trainées. Mais elles sont belles, elles sont bonnes, et elles conservent une bonne image auprès de tes profs, elles sont amies avec tous le monde, et surtout, quand elles flirtent avec l'interdit; elles en ressortent toujours blanches comme des colombes. Et une fois diplômé, tu les détestes encore plus, parce que malgré l'arrêt de leurs études, l'une comme l'autre ne semble pas rater leurs vies. Tandis que l'une passe officiellement sa vie à vendre son cul, mais toujours avec une classe non ignorée, l'autre amasse du fric avec son groupe. Le seul truc que tu arrives à penser c'est : "Mais quelles connasses ces deux là. Putain, je donnerais tout pour être à leur place l'espace d'une journée." Bah ouai.
Mais malgré tout, ma vie ne ressemblait absolument pas à un conte de fée. Surtout en ce moment. J'avais ce gêne incroyable qui me permettait de faire foirer absolument toutes les choses auxquelles je tenais affreusement. Maxime était un des hommes de ma vie : je tenais à lui comme on tient à la pupille de ses yeux. Et puis il y avait Lloyd aussi. Mon petit-frère, pour qui je donnerais jusqu'à ma vie. Et au lieu de conserver mes deux relations bien au chaud, là où elles ne risquaient rien; je m'appliquais à trouver le seul bouclé de Brighton qui réunissait à lui tout seul l'amour inconditionnel de Maxime, et l'amitié de ouf de Lloyd. J'étais vraiment une putain de grosse conne.
Je n'avais pas passer la nuit à l'appart, ce qui était relativement inhabituel. J'aimais particulièrement mon lit, et j'avais du mal à découcher. Et même quand je le faisais, Sly était toujours la première au courant. Mais pas cette fois. J'avais tellement été obnubilé par ma conversation avec Andreas, que je n'avais pas vu l'heure passer. Résultat, j'avais découché sans prévenir personne. Je savais parfaitement que ce petit faux-bond avait été remarqué par ma jolie jumelle, et quand je me retrouverais face à elle, je n'allais pas franchement rire. Sauf si elle le prenait bien, trouvant plutôt fun le fait que je me mette à découcher. Ce n'avait jamais été mon truc. J'aimais bien trop mon lit... Et les bus de tournées. Anyway.
Me voici dans le quartier des Sparks, croisant quelques uns de mes clients, qui, connaissant parfaitement ma politique de discrétion se firent à leur tour très discret, me saluant d'un simple hochement de tête. J'avais rendez vous avec a sister dans un petit café au coeur du quartier, mais tellement petit qu'il passait inaperçu. J'aimais ce genre d'endroits tranquilles : ils m'inspiraient. Rajustant mon gilet, et tirant un peu sur mon short (assez court pour choquer quelques bonnes soeurs qui passeraient éventuellement dans le coin), je passais une main peu assurée dans mes cheveux, et entrais dans le café où ma soeur m'attendait, bien sagement assise, joins à la main.

Je m'empressais de lui sauter dessus et de la serrer dans mes bras aussi fort que ma force de moineau le permettait. Je me comportais toujours comme ça quand j'avais fais une grosse connerie, et que j'avais besoin de réconfort. Et là, c'était bien le cas. « Bah tu as dormi où ? » Demanda ma Sly, déjà complètement gelée. Dans mon hypocrisie de grande soeur, je n'aimais pas qu'elle soit défoncée. C'était débile et paradoxale, mais j'avais trop peur qui lui arrive quelque chose parce que je n'aurais pas pris assez soin d'elle. C'est ma jumelle, sans elle, je n'ai aucune raisons d'exister. « Je viens de coucher avec lui, c’est rigolo de dévergonder les Spark. » Je pouffais de rire. C'était bien Sly ça ! Toujours trouver le moyen de coucher avec quelqu'un, n'importe où, n'importe quand. Elle était incroyable, et pourtant, son mode de vie n'avait rien de drôle. Tout comme le mien, celui de Lloyd, d'Andreas, de Max, Micah... Tout Brighton en fait.
« Leah, je me suis foutu dans la merde la plus incroyable que j'ai jamais pu imaginer me foutre un jour. » commençais-je. C'était pas la peine d'y aller par quatre chemin, autant foncer droit dans le mur. C'était quitte ou double, mais il fallait bien que j'y aille un jour. « Depuis qu'on a emménagés, je pensais que le jour où je serais dans la merde, ça serait à cause du fric ou parce que j'aurais eu les flics au cul. Mais là, je suis en mesure de te dire que c'est pire. » Je soupirais, et pris le joins que ma jumelle tenait entre ses doigts fins. Habituée, je tirais dessus pendant de longues secondes, et fit pénétrer la fumée dans mes poumons déjà bien pourris. Je posais le joins, et pris une grande inspiration ; « Cette nuit j'étais avec Andreas. Dans son lit. En dessous de lit. Hrum... Et je suis la pire de toute les connasses de la Terre Sly. Parce que c'est pas la première fois que ça arrivait... » Face au regard septique de ma soeur, il fallut que je me fasse plus précise. Et c'est exactement ce que je fis, avec le moins de tact que j'ai jamais eu dans ma vie. « Putain Sly ! Andreas est mon plan cul depuis jesaisplus combien de temps ! Je baise régulièrement avec le meilleur pote de mon petit-frère et qui est, accessoirement, le mec dont mon meilleur ami est juste follement amoureux. » Oh Fuck.

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MessageSujet: Re: namasté bitches. ϟ SLIBERTY.   Mar 15 Jan - 17:23


c'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fou.


« Leah, je me suis foutu dans la merde la plus incroyable que j'ai jamais pu imaginer me foutre un jour. » Je plissais un peu les yeux, attendant la suite. Que faire d’autre de toute façon ? J’essayais de rester sérieuse et concentrer, mais tout mon esprit était emporté par les moindres bruits dont j’arrivais à reconnaitre la provenance grâce à mes sens plus qu’aiguisé par le joint et la moitié du second que je venais de fumer. Pourtant, ce n’était pas faute d’essayer de rester attentive. « Depuis qu'on a emménagés, je pensais que le jour où je serais dans la merde, ça serait à cause du fric ou parce que j'aurais eu les flics au cul. Mais là, je suis en mesure de te dire que c'est pire. » Pire que les flics ou le manque de fric ? C’est possible ? Une situation plus merdique de ça, ça existe ? Sérieusement ? Enfin je veux dire, bien sûr que cela doit exister. C’est assez logique en soi. Cependant je n’ai jamais vécu dans la peur d’autre chose. Ou peut-être de me faire embarquer pour racolage, mais je préférais ne pas y penser, faire simplement ce pourquoi j’étais là, être discrète, être payé avant, faire ce que j’avais à faire et enfin, repartir. Avec Liberty on appelle ça le BSDD : baise - service de chambre - douche - dehors. Je n’avais rien inventé mais ma sœur se plaisait à me le faire croire. Il s’agissait simplement des règles de bases quand un de nous trois avait pécho et qu’ils ramenaient la créature à la maison. Je me forçais simplement à l’appliquer en dehors de chez moi, afin de ne pas faire ou avoir de mauvaise surprise au réveil. Après une douche la plus silencieuse possible, je quittais la chambre (lorsqu’il s’agissait d’une chambre) et incognito, je rentrais chez moi. C’était ma vie, c’était comme ça. « Cette nuit j'étais avec Andreas. Dans son lit. En dessous de lit. Hrum... Et je suis la pire de toute les connasses de la Terre Sly. Parce que c'est pas la première fois que ça arrivait... » Apparemment, je devrais comprendre quelque chose qui lui semble implicite. Mais je restais tout simplement septique. Comment voulait-elle que j’analyse ces paroles après un joint et demi ? J’avais beaucoup trop de mal à réfléchir, comme si absolument tout mon cerveau était embrumé par de la fumée. C’était une sensation assez étrange et pourtant, je l’adorais. J’étais à la fois totalement ailleurs, l’esprit complètement flou et j’arrivais pourtant à me concentrer sur de minuscule détail. Et pas sur l’essentiel, ce qu’était en train de me raconter ma formidable et parfaite jumelle. « Putain Sly ! Andreas est mon plan cul depuis jesaisplus combien de temps ! Je baise régulièrement avec le meilleur pote de mon petit-frère et qui est, accessoirement, le mec dont mon meilleur ami est juste follement amoureux. » C’était plutôt moche en effet. Pourtant, je n’arrivais pas à me dire qu’elle faisait quelque chose de terriblement mal. Qui étais-je pour la juger ? Moi qui me tapais plusieurs mecs par jour ? Qui étais absolument incapable de vivre sans coucher. Je n’avais absolument aucun droit de lui dire que c’était horrible. Alors je n’allais pas le faire. Il fallait que je juge la situation un peu plus en profondeur et que je relativise les choses. Pourtant, je n’étais pas certaine que c’était ce que Liberty voulait. Elle semblait assez arrêtée sur son compte, sur ce qu’elle était vis-à-vis de tout le monde. Avait-elle pensé une seconde à elle ? A ses désirs ? A ce qu’elle voulait et avait toujours voulu ? Obnubilé par son mal-être, elle en oubliait l’essentiel : elle-même. Pourquoi avait-elle fait ça ? Pourquoi avait-elle eut BESOIN de faire ça. Car le sexe, ça relève d’un désir profond, d’une envie irrésistible. Alors pourquoi n’avait-elle pas pu se retenir de se taper Andreas (que j’avais toujours plus ou moins considérer comme gay à cause de ses manières) ? Et surtout pourquoi tout en sachant qu’elle blesserait un nombre x de personne, l’avait-elle quand même fait ? Le désir. La passion. Non. L’envie, le besoin. Inscrit dans les gênes LSD, pour le meilleur, mais surtout pour le pire.

En même temps, je ne cautionnais pas non plus ce qu’elle venait de faire. Cela ne me dégrisa pas et je la fixais, l’air maussade mais je suis surtout déçu en fait. « Je sais que tu le sais, mais t’es conne Liberty September Daniels, parce que tu viens de gâcher pas mal de chose. » Elle me fixa comme si je l’aidais pas du tout à aller mieux. Mais comment voulait-elle que je réagisse ? « T’es doublement conne parce que tu te rappelles comment j’étais quand la petite amie de Barthélémy est morte ? J’étais mal. Je me sentais TELLEMENT mal que j’aurais pu en mourir moi aussi. Et Maxime est SI gay qu’il pourrait faire une connerie. » Je posais néanmoins ma main sur la sienne, soucieuse tout de même de sa façon de se percevoir, parce que je savais exactement ce qu’elle ressentait. Le dégout de soi-même. Difficile à admettre, difficile à accepter et pourtant là, présent, comme une épée de Damoclès au dessus de la tête en permanence. Ma capacité de concentration s’en allant au fur et à mesure des mots que je prononçais, je me retrouvais bientôt avec la bouche totalement pâteuse à fixer Liberty tout en regardant pourtant dans le vide et en pensant totalement à autre chose. Saleté de beuh. Je secouais la tête, m’ébrouant comme un chien. « Je vais te dire quelque chose très franchement : stop cette relation tout de suite. Dit à Andreas que tu ne veux plus jamais le voir avant que Maxime découvre ce que vous faites. Je suis vraiment très sérieuse, c’est monstrueux Liberty, il faut que ça cesse. » Je crois que j’étais un peu en pleine crise de nerf, comme si je voyais mon ainée faire mes vieilles erreurs de nymphomane. « Putain Lib’, je suis désolée d’être si brutale, mais il faut que ça s’arrête. J’en ai marre, je veux que ça s’arrête. » Seulement est-ce que je parlais pour moi ou pour elle ?
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MessageSujet: Re: namasté bitches. ϟ SLIBERTY.   Ven 18 Jan - 20:54


Ma jumelle enchainait les phrases comme des balles de révolvers, me reprochant exactement ce que je savais déjà. C'était violent, brutal, douloureux, mais j'en avais besoin pour me rendre compte de la gravité de mes actes. J'aurais pu lui dire le plus simplement du monde "Mais Sly je suis bien consciente de ça voyons.", seulement je n'y arrivais pas, parce que malgré le fait que je comprenne ce que j'avais fais, j'avais du mal à m'en détacher et à finalement comprendre que je l'avais réellement fait. Comment avais-je fais pour être aussi stupide alors que je savais parfaitement que je foutrais tout en l'air au moment même où Andreas commencerait à m'embrasser ? « Putain Lib’, je suis désolée d’être si brutale, mais il faut que ça s’arrête. J’en ai marre, je veux que ça s’arrête. » me dit-elle sur un ton qui prêtait à une sérieuse confusion quand à la destinataire de cette affirmation. Je levais un sourcil intrigué, et retournais ma main de façon à ce que je puisse serrer la sienne qu'elle avait préalablement posée. Le lien qui nous unissait était étrange. Comme tous les liens gémellaires vous me direz. Et pourtant non. Nous n'avions jamais communiquer par un langage de notre invention, ou ressentis des trucs étranges, dans le genre des connexion paranormales. Sly était tout simplement un prolongement de ma personne (et vice versa). Si nous nous connaissions si bien, c'est que l'une et l'autre étions identiques sur un nombre incalculable de choses et que les traits qui nous différenciaient, nous avions apprit à les maîtriser et les connaitre assez pour savoir la manière dont l'autre réagirait dans certains cas. Ainsi, en donnant rendez-vous à ma jumelle ce jour, à cette heure, je savais qu'elle allait me faire la leçon. C'était son boulot. En revanche, la réaction qu'elle venait d'avoir avec cette simple phrase m'avait surprise. Je n'avais jamais été d'accord avec le mode de vie de ma soeur. J'essayais de faire comme si je n'étais pas au courant de la manière dont elle me payait mes drogues. Mais je me volais la face, parce que j'étais parfaitement au courant du fait que ma jumelle vendait son corps à n'importe qui. Et j'étais bien consciente aussi que sa nymphomanie risquait de lui faire du tord le jour où elle tomberait amoureuse. Sauf si elle se trouve un mec tellement performant au lit qu'elle en oubliera son ancienne vie. C'est exactement ce que je lui souhaitais.

« Babe ? T'es sûre que ça va ? » lui demandais-je, en faisait glisser une de ses mèches derrière une de ses oreilles brulante. Je soupirais, et sortit un autre joins que j'avais préalablement roulé. Je crois que nous en avions besoin toutes les deux. Je l'allumais et pris soin de prendre une grande taffe, et la laisser lentement glisser dans mes poumons pour qu'elle s'entasse avec toute la merde que je consommais chaque jours. Je lui tendis, et glissait ma main dans mes mains, puis dans mes longs cheveux pour les attacher en un chignons très brouillon. Je soupirais et relevais la tête pour plonger mes yeux dans ceux de ma jumelle. « J'ai fais un rêve hyper étrange cette nuit... J'ai rêvais que je me piquais encore et que j'avais des cicatrices sur les poignets... Que Tyler me hurlait d'arrêter de jouer et que Micah s'éloignait de moi. Je crois que mon karma essaye de me dire quelque chose, et j'aime pas vraiment ce qu'il a à me dire. » Parce que je savais pertinemment que si un jour, cette histoire éclatait, j'étais dans la merde. Je perdais Maxime, bien entendu, mais aussi Lloyd, les mecs de mon groupe risquaient de me détester, et je verrais Micah s'éloigner de moi. Loin, très loin. « Je peux pas perdre Micah Sly.... Pas lui... Ce mec m'est indispensable, je suis dépendante de sa présence. » lui dis-je les larmes aux yeux. Je n'avais jamais formulée mes sentiments à voix haute en ce qui concernait Micah. Même si Sly se doutait bien que dans mes yeux et dans mon coeur, mon meilleur ami n'était plus vraiment mon meilleur ami. J'étais incapable de dire ce que j'aimais le plus chez lui. Ses traits fins, presque androgynes... Sa manière de me regarder et de prendre soin de moi, tout en certifiant à tous le monde que je suis sa meilleure amie. Sa façon de braver tous les obstacles pour venir me rejoindre quand nous avions rendez-vous. Nos plaisirs simples... Non. Je ne pouvais pas le perdre. « Pourquoi j'ai été aussi conne ? Hein ? Dis-moi toi qui me connais mieux que personne ! Aide moi putain... » lui demandais-je, complètement dépassée par la situation.
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MessageSujet: Re: namasté bitches. ϟ SLIBERTY.   Lun 21 Jan - 16:25

[quote="L. Sly Daniels"]

c'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fou.


« Babe ? T'es sûre que ça va ? » Etait-elle déjà complètement gelé elle aussi ? Bien sûr que non ça n’allait pas. J’étais totalement à bout de nerf, à vif, prête à m’en prendre à n’importe qui si cela pouvait me soulager. Mais comme toujours dans ses moments là, la seule personne présente est Liberté, et il est hors de question que je m’en prenne à elle. Elle est beaucoup trop importante pour que je lui fasse du mal. Parce que oui, dans ses moments là, habité de la rage féroce que je me connais bien, je suis incapable de me contrôler. Et cela me mène souvent à faire des choses carrément stupide. « J'ai fais un rêve hyper étrange cette nuit... J'ai rêvais que je me piquais encore et que j'avais des cicatrices sur les poignets... Que Tyler me hurlait d'arrêter de jouer et que Micah s'éloignait de moi. Je crois que mon karma essaye de me dire quelque chose, et j'aime pas vraiment ce qu'il a à me dire. » Bouddha tout puissant. S’il te plait, joue pas au con, et l’empêche pas de se rendre compte que ce rêve à quelque chose de carrément réel. Que c’est une vision de ce qui l’attend si jamais elle fait encore n’importe quoi et qu’elle n’écoute pas les précieux conseils que je viens gentiment de lui prodiguer. S’il te plait, fait en sorte qu’elle fasse ce rêve encore une ou deux fois et qu’elle comprenne que bon sang, elle fait n’importe quoi en s’envoyant en l’air avec Andreas. Et que surtout, ce n’est pas seulement Micah qui va s’éloigner d’elle, mais à peu près toute la population de Brighton. Chacun va vouloir prendre part au conflit et va détester sa petite personne. Alors là oui, elle aura de quoi se piquer et de quoi se tailler les veines et de vouloir mourir. La solitude, l’exil même allait être difficile à supporter. Elle ne devait pas faire n’importe quoi. Tout cela devait s’arrêter. « Je peux pas perdre Micah Sly.... Pas lui... Ce mec m'est indispensable, je suis dépendante de sa présence. » Elle n’avait pas trop l’impression que son monde avait l’air de tourner autour de Micah là, ça va ? J’avais toujours eu des doutes sur ses sentiments vis-à-vis de lui, mais elle ne les avait jamais encore évoqués à voix haute. Et je fus assez heureuse de moi-même de savoir que je ne m’étais pas trompée et que je connaissais encore mieux que personne ma sœur jumelle. Si personne n’avait remarqué le fulgurant rapprochement entre ma sœur et Micah, moi, j’étais au première loge et je savais, je connaissais ma sœur et son penchant pour le fait qu’on la choie comme un petit bijou. Et c’était ce que Micah faisait. Il l’adorait, l’aimait, la choyé plus qu’elle ne me méritait sans doute. En somme, il était le garçon dont Liberty avait besoin. Et elle ne mentait pas en disant qu’elle ne pouvait pas le perdre. Je savais qu’elle ne s’en remettrait pas. Malgré l’aide que Lloyd ou moi pourrions lui apporter. Elle finirait par replonger dans ses vieux démons dont nous avions eu du mal à la sortir. « Pourquoi j'ai été aussi conne ? Hein ? Dis-moi toi qui me connais mieux que personne ! Aide moi putain... » J’ai essayé, mais est-ce que tu m’écouteras au moins Liberty ?

Je me penche vers elle, le joint toujours entre les lèvres, avalant autant de fumé cramant mes poumons que possible. Et je lui recrache en pleine figure, simplement parce que cela m’amuse en fait. Puis l’air grave, je la fixe. « T’es pas conne. C’est ça le pire. C’est que t’es pas conne. Tu réponds simplement au plus ancien et secret des désirs de l’homme : le sexe. » La drogue, c’est mal. Ça vous rend philosophe et vous claquez ce genre de phrase débile pour réconforter un peu les gens dans leur idée médiocre du bonheur. « Tu veux sauver la vie que tu as là ? Ne perdre ni Micah, ni Tyler, ni Lloyd, Maxime ou moi ? » Elle n’a pas besoin de répondre, mais j’attend qu’elle aquiesce. « Fait comme j’ai dis, arrête de voir Andreas. Stop tout contact entre lui et toi, au moins le temps que le besoin de vous retrouver dans l’même lit se calme. Parce que j’te jure, j’connais ça par cœur, continuer à voir la personne qui attise autant de désir, c’est juste jouer avec le feu. » Et franchement, je sais ce que je dis. Je sais vraiment ce que je dis. Le désir, c’est ancré au plus profond de moi-même. Aussi douloureux soit-il, je ne peux que me résoudre à le vivre encore et encore. Peut-être que la souffrance, j’ai appris à composer avec. Il faut que le dise à Lib’. « Fait pas mes erreurs Liberty, apprend pas à composer avec la douleur. Fait plus de connerie. » J’entend évidemment pas là : ne couche plus avec Andreas.
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MessageSujet: Re: namasté bitches. ϟ SLIBERTY.   Lun 28 Jan - 18:45


FLAWLESS


Je soupirais et détaillais ma sœur quelques secondes. Elle qui avait toujours fait preuve d'une grâce voluptueuse, elle semblait avoir perdu son éclat. La vie était en train de l'abîmer, et me dire que j'étais l'actrice de cette détérioration me brisait le cœur. Sly était si chère à mon cœur, que j'aurais donner n'importe quoi pour empêcher le temps de s'attaquer à elle. Pour qu'elle garde cette innocence et cette perfection enfantine qu'elle avait perdu le jour où elle avait décidée de vendre son corps. Prostituée. C'était bien le mot pour qualifier sa profession, mais le mot était trop fort, trop violent; et chaque fois qu'il franchissait mes lèvres, il me laissait un goût amer. Je préférais me dire qu'elle était marchante d'amour ou un truc plus poétique, même si le résultat était le même : elle s'offrait à des hommes trouvés au bord du chemin de sa vie et l'argent qu'elle gagnait, aussi sale soit-il, elle s'en servait pour me payer ma daube. « Utilise l'argent sale pour te payer des choses sales » M'avait-elle dit la première fois qu'elle m'avait tendu un sachet remplis d'une fine poudre blanche. J'avais beau tenter de résister, je savais au fond qu'elle avait raison. Je soupirais. Ô bouddha. Nous avions beau tenter de se convaincre l'une comme l'autre que nous étions bel et bien des jeunes adultes majeures et matures; nous étions toutes les deux aussi stupide que de jeunes ados découvrant la monde de la nuit, et cherchant le conflit avec leurs parents. Leah & Liberty, les toxic twins dont le passe-temps favoris et leur destruction mutuelle.

J'étais complètement défoncée. Mais ma dépendance à la drogue avait créé une accoutumance, me permettait de supporter des doses beaucoup plus fortes que celle que je venais de prendre. Contrairement à Sly dont la pupille était déjà bien dilatée; je me sentais parfaitement normale, et j'étais limite prête à me prendre un shoot right now, au milieu d'un café Sparks. Ca me faisait du mal de me dire à quel point Carefree m'avait changé. A quel point la musique, le rock, les clichés étaient si vrais. Quand j'étais sur la route avec TMU, nous passions la moitié du temps à écrire, répéter, faire diverses choses, et l'autre à se droguer. Piqûres d'héro, rails de coc, un joins par-ci, un autre par-là. Des doses d'acide ou des buvards de LSD... J'étais habituée à tout ça, et rien ne me faisait plus peur. Et c'est d'ailleurs cette absence de peur qui m'effrayais. Ce qui signifiais que tôt ou tard, je finirais par partir sans vraiment m'en rendre compte. Alors que je n'ai que 19 ans.
« Tu veux sauver la vie que tu as là ? Ne perdre ni Micah, ni Tyler, ni Lloyd, Maxime ou moi ? ... Fait comme j’ai dis, arrête de voir Andreas. Stop tout contact entre lui et toi, au moins le temps que le besoin de vous retrouver dans l’même lit se calme. Parce que j’te jure, j’connais ça par cœur, continuer à voir la personne qui attise autant de désir, c’est juste jouer avec le feu. » Je passais mes mains sur mon visage. Andreas était mon shoot d'héroïne quotidiens. Sauf que coucher avec lui ne mettait pas ma santé vitale en danger. J'étais dépendante de l'adrénaline que nos relations nous imposaient (encore une putain de drogue). Tous ce que j'avais fais avec lui jusqu'à présent, je l'avais fais sans vraiment me rendre compte de mes actes. J'étais déconnectée tout en ressentant les moindres vagues de plaisir incalculable que me procurait mes parties de sexe avec ultimate bouclettes.

Qu'est-ce que j'étais censée répondre ? Si j'avais réellement eu le choix, j'aurais arrêter mon activité avec Andreas. Pourtant, c'était comme si mon instinct me poussait à la connerie. Et cet instinct trouvait un malin plaisir à me détruire un peu plus chaque jours.
« Ca fait six mois que j'essaye de faire ça Leah. Tu crois quoi ? Que ça m'amuse ? J'arrive pas à me contrôler. J'arrive pas à nous contrôler. Je suis dans un état bizarre en ce moment, j'ai l'impression de pas être moi. J'ai jamais les pieds sur Terre. Je crois que j'étais été clean que trois fois depuis le mois dernier. J'en peux plus de cette vie, et putain, j'en suis dépendante. Parce qu'avec ça je me sens vivre ! » Il était loin le temps où nos esprits innocents se baladaient dans Paris. Ce temps où je voyais la beauté du monde sans artifices et sans acide dans le sang. C'était loin, beaucoup trop loin. Et ce constat était bien trop douloureux. Mais j'aimais bien trop ma vie de rock star pour y renoncer. La scène était tout ce que j'avais au monde. J'étais née pour ça, et renoncer à ma vie actuelle, c'était renoncer à ma vie de musicienne. Jamais.

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Nymphomaniac and proud of it
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MessageSujet: Re: namasté bitches. ϟ SLIBERTY.   Sam 9 Fév - 17:59


c'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fou.


Tout était pâle chez nous. Nous étions dans un coin du café, dans un petit box que l’on réserve d’habitude aux amoureux mais où nous nous étions installé afin que personne que voient que nous étions en train de fumer. Pas que transgresser les règles nous gênait, bien au contraire. Mais nous rêvions notre petite bulle, de notre ilot. Les murs étaient recouverts de miroirs et je pouvais voir la maigreur des épaules de Liberty dans sa robe en fine dentelle blanche. Quand elle était entrée, j’avais aussi noté la pâleur et la circonférence de plus en plus réduit de ses jambes. J’évitais mon propre reflet, je ne voulais pas voir ce que j’étais en train de devenir. Et j’avais beau avoir chaque jour mon reflet qui se baladait sous mes yeux, c’était ainsi. Ma vie était ainsi. Tant de maigreur. De cote et d’omoplate, de visage anciennement poupins creusés par le stress, l’excès et la fatigue. Exténué par cette vie. Parfaitement insupportable à regarder. Et pourtant nous nous fixions dans le blanc des yeux, peut-être afin d’oublier tout le reste. La pitié avait arrêté de faire partie de notre vocabulaire. Et nous faisions subir absolument n’importe quoi à notre corps afin d’oublier. C’était tellement plus facile que d’essayer de s’en sortir.
« Ca fait six mois que j'essaye de faire ça Leah. Tu crois quoi ? Que ça m'amuse ? J'arrive pas à me contrôler. J'arrive pas à nous contrôler. Je suis dans un état bizarre en ce moment, j'ai l'impression de pas être moi. J'ai jamais les pieds sur Terre. Je crois que j'étais été clean que trois fois depuis le mois dernier. J'en peux plus de cette vie, et putain, j'en suis dépendante. Parce qu'avec ça je me sens vivre ! »[/font] Je fermais lentement les yeux. Ce n’était pas facile d’entendre sa sœur débitait un pareil discours. Ma salive était rendue pâteuse par la beuh et je n’arrivais plus à réfléchir parce que tout à coup, j’avais froid. Mon corps se recouvrit d’une chair de poule que je me doutais bien complètement imaginé et tout à coup, je phasais. Je n’étais plus vraiment lent. Et mes pensées n’avaient pas vraiment de sens. J’écoutais juste la musique qui passait dans ce petit café. Une mélodie connue, certainement la radio. Et la réalité me frappa de plein fouet quand le serveur nous apporta la note. « Attend, je veux un coca. S’il te plait. » Il m’adressa un sourire gêné et reparti vers le bar. Quant à moi je recommençais à fixer Liberty. « Ecoute, ça va pas te faire plaisir. Mais je te trouve pathétique Liberty. Et je sais que je le suis aussi. Tu fuis tes problèmes en te droguant. Au début je croyais que ça t’amusait juste. Mais là c’est pour oublier. Et tu es accro. » Je bus quelques gorgées de coca que le petit barman m’avait apporté. Le goût de sucre explosa dans ma bouche. Un pur délice. Bien qu’un milliard de fois trop sucré c’était exactement ce dont j’avais besoin à cet instant précis. « Je te laisse une chance de t’en sortir seule. Et si tu n’y arrives pas, que ce soit avec mon aide ou celle de Micah, je t’inscris de force en cure de désintox. » Au moins, ça avait le mérité d’être claire. Il était hors de question que je me réveille un matin avec une Liberty morte d’une overdose dans notre salon. Je ne le supporterais pas. Jamais. Ça serait aussi difficile que traumatisant. « Et j’hésiterais pas à demander à Micah de m’aider à te convaincre que c’est ce qui est bon pour toi. » Je savais à présent l’argument Micah comme infaillible et je n’allais pas hésiter à m’en servir.

Je terminais mon coca, pris la note et lui demandait de me suivre. Je lui adressais un sourire et chuchotais « On rentre. Mais prépare toi à courir. » Je m’appuyais sur le bar et passais mes jambes au dessus de celui-ci avant de les enrouler autour des hanches du barman. Il leva d’abord les mains en l’air alors que j’écrasais mes lèvres sur les siennes. Mais bientôt sa langue explora ma bouche et ses mains se posèrent lentement sur mes cuisses, remontant sous ma jupe dans un geste parfaitement naturelle. Je fis signe à Liberty de sortir et le souffle court, je m’arrachais au baiser brulant que le garçon et moi partagions pour m’enfuir en courant à mon tour, le laissant là, les bras ballant, incapable de donner l’alerte alors que ma jumelle et moi étions en train de nous enfuir sans payer. Je courus, main dans la main avec Liberty alors que nous étions totalement high. Nous allions finir par nous étaler par terre. Mais pas avant d’avoir atteint la frontière carefree. La police n’allait jamais jusque là. Nous connaissions les deux terrains comme nos poches. Nous étions libres.
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