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 London's Calling ft. Andreas

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MessageSujet: London's Calling ft. Andreas   Jeu 7 Fév - 0:08

London's calling
YOU'VE GOT A FRIEND IN ME, YOU'VE GOT A FRIEND IN ME, WHEN THE ROAD LOOKS ROUGH AHEAD, AND YOU'RE MILES AND MILES FROM YOUR WARM BED, YOU JUST REMEMBER WHAT YOUR OLD PAL SAID, BOY YOU'VE GOT A FRIEND IN ME, YEAH YOU'VE GOT A FRIEND IN ME. YOU GOT TROUBLES AND I GOT 'EM TOO, THERE ISN'T ANYTHING I WOULDN'T DO FOR YOU, WE STICK IT TOGETHER WE CAN SEE IT THROUGH, IT'S ME AND YOU BOY, AND AS THE YEARS GO BY, OUR FRIENDSHIP WILL NEVER DIE. ----
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C'est le genre de truc qui te frappe, qui te prend au ventre et qui ne te lâche plus jusqu'à ce que tu y cèdes. Toutes les conneries de tentation, Oscar Wilde, tout ça. Ma tentation de ce soir, c'était Andreas. Je devais le voir. Essayer de changer les choses. Parce que même quand on crève de solitude, qu'on chiale parce que tous nos amis sont en couple, sont amoureux jusqu'à plus soif, et que la seule envie que l'on a est de les achever à coups de hache, le plus important reste notre égoïsme, notre ego : passer au dessus de tout ça, et faire des kilomètres à n'en plus compter juste pour redonner le sourire à deux débiles qui s'effacent l'un sans l'autre.

La route était calme, peut-être un peu trop. J'entendais seulement le ronronnement du moteur de ma Chrysler, ce bourdonnement incessant qui commençait à m'irriter les tympans. Un coup de poing rapide dans mon poste arrangea ce détail en quelques secondes : She Talks To Rainbows des Ramones enfla dans l'habitacle. Ma voiture est une pute, soyons clairs. Une des chansons les plus tristes de la Terre alors que mon niveau de dépression était proche du suicide par pendaison dans une baignoire. Quelle incroyable ironie. Pour la première fois depuis 18 ans, je pris une cigarette dans le paquet que je gardais toujours dans ma boîte à gants, et l'alluma. Une bouffée, deux, rapides. Ce sentiment de vide qui s'estompe. Je ferme les yeux juste un instant. J'allais revoir Andreas en puant la clope, mais peu importe. Cet imbécile le méritait.

Les lumières de Londres sont différentes de celles de Brighton. Brighton c'est une ville qui ne cesse de vivre, une ville pleine de passion, de cœurs qui se brisent, de corps qui se frôlent, se cognent, se rejoignent et s'embrasent. Une ville qui se consume comme une allumette jusqu'à s'en brûler le bout des doigts. Et pourtant, mes roues crissent dans les rues de Londres, et mon palpitant rate un battement. Ici, rien ne dort. Les illuminations guident les âmes perdues jusqu'à la maison, comme des mères attentives. Ici, on peut être anonyme. N'être qu'une ombre, un détail. Mon portable vibre dans ma poche, une notification Facebook. Arneley Park Road.

Je gare ma voiture à l'arrachée, parce qu'il est là. Andreas Fucking Fawkes. Lui et ses foutues boucles folles, son sourire de dingue, ses yeux qui parlent tellement plus qu'ils ne devraient. Je traverse la rue, manque me faire écraser par un connard, lui fait un doigt d'honneur, m'arrête devant mon pote de toujours. L'un en face de l'autre comme des imbéciles, j'entendrais presque Big Ben tourner dans le silence. Jusqu'à ce que je sente le corps d'Andreas s'écraser contre le mien.

« Tu m'as manqué, espèce de con. »

Avec mon visage enfoui dans son cou, je ne sais pas s'il me comprend. Et finalement, peu importe. Je le serre fort contre moi, avec l'image de Maxime en tête, ce visage qui ne me quitte jamais. Max, il va revenir. Compte sur moi.
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CHOUPINOU | cette bite (et le reste) appartient à Maxime Thunderson.
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MessageSujet: Re: London's Calling ft. Andreas   Ven 8 Fév - 20:37


london's calling.
~ london's screaming.

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Amorphe, il regardait la flèche tordue de l’horloge bouger au fil que les secondes passaient. Longues, courtes, il ne savait plus, il s’en fichait et ses jambes bougeaient nerveusement sous la chaise. Ses mains jointes étaient moites et il jouait avec ses doigts fins, bouffé par ses pensées qui ne voulaient pas le lâcher. Au début, il ne l’avait pas cru. C’est vrai, Meth était l’un des meilleurs amis de Maxime, alors certes, ils avaient déjà couché ensemble et Andreas n’avait jamais pu oublier la sensation qu’il avait ressenti lorsque le dealeur était entré en lui, cette douceur ardente mêlée à la brutalité de la drogue qu’ils avaient consommés ce jour-là, mais jamais Ô grand jamais il n’aurait pensé qu’il aurait voulu remettre ça. Encore moins durant une telle période. Quelque chose clochait, cette histoire ne tournait pas rond, et soit Meth avait quelque chose derrière la tête, soit il avait un peu trop dosé sur les stupéfiants. Mais Andreas ne voulait pas. Il ne voulait pas sentir le corps brûlant de sueur du jeune homme contre le sien, il ne voulait pas entendre ses gémissements, ses soupirs irréguliers, ni sentir ses doigts griffer son dos. Cette pensée aurait dû l’exalter, mais à la place, ses sourcils se sont froncés et il a soupiré, avalant difficilement sa salive.

« Vas voir Meth, c’est bon. » J’sais pas si j’étais juste trop borné pour comprendre qu’il crevait de jalousie et que c’est cette dernière qui l’avait poussé à écrire ça, ou juste tout simplement con. Mais j’pouvais pas m’empêcher de relire cette phrase encore et encore et des pensées dévoraient mon esprit. Dans ma tête, Maxime ne tenait plus à moi. C’est pour ça qu’il se fichait éperdument que je baise son meilleur pote. Ça n’aurait pas été la première fois, t’façon. Putain, j’en pouvais plus de ses pensées. J’étais exténué, anémié et j’devenais fou. Parfois l’envie de me tirer une balle dans la tête pour les tuer une fois pour toutes me prenait, alors j’essayais de me relaxer dans un bain bouillant en écoutant de la musique, histoire de me changer les idées. Mais elles continuaient à me bouffer, alors je plongeais ma tête sous l’eau et là, j’étais serein. J’étais bien dans cette bulle, elle était floue, elle était silencieuse, elle me brûlait les joues et me faisait tout oublier le temps de quelque secondes. Elle me faisait oublier la solitude dans laquelle je m’étais moi-même calfeutré, puis le fait que je n’étais qu’un sombre connard qui ne mérite pas d’aimer, et encore moins être aimé. Et lorsque je ne pouvais plus respirer, je ressortais ma tête trempée et je revenais brusquement à la réalité. Le bruit sourd de l’ampoule qui menaçait de s’éteindre, l’odeur amère de javel qui m’irritait les narines, mes bras charcutés, brûlants, ma sœur qui se goinfrait dans la pièce voisine, pour au final ne rien garder, ma mère qui voulait m’envoyer à l’autre bout du monde parce que je n’étais qu’un putain de merdeux suicidaire. Les amis de Brighton qui me détestaient de les avoir repoussés de la sorte, Maxime. Maxime, Maxime, Maxime. La culpabilité qui me rongeait jours après jours, la jalousie, la haine, la tristesse, le vide. Mon téléphone a vibré, une nouvelle notification. Meth voulait l’adresse. J'ai hésité deux minutes, puis je lui ai envoyé, sachant qu’il n’était plus très loin, J’avais pas envie. J’voulais le voir, il me manquait, c'est sûr, mais j’appréhendais. Tellement. J’ai entendu un crissement de pneu, un klaxonnement, les plaintes d’un probable vieux routier, et je me suis raidi sur ma chaise. Il ne fallut pas longtemps avant que j’entende trois gros coups secs contre la porte, alors je me suis levé, las, et d’un pas lent et incertain je me suis dirigé vers la porte avant de l’ouvrir, doucement. Et je l’ai vu. Grand, beau, souriant. Je l’ai regardé dans les yeux et lorsqu’il m’a pris dans ses bras, lorsque j’ai resserré son étreinte, j’ai compris. Il avait vraiment quelque chose derrière la tête et que je n’allais pas tarder à découvrir quoi. « Tu m'as manqué, espèce de con. » J’ai légèrement ri dans son cou, puis le serrant un peu plus contre moi, j’ai murmuré. « C’est moi le con ? T’es sûr ? J’ai cru que t’allais vraiment me baiser, putain. » J’ai secoué la tête en souriant comme un enfant le soir de Noël. J’étais heureux, alors que quelques minutes plus tôt j’avais juste envie de plonger la tête première du sixième étage. Les pouvoirs de Meth, j’imagine. Je l’ai regardé pendant de longues secondes avant qu’un rictus vienne se dessiner sur mes lèvres. « J’sais pas ce que t’as prévu avec moi, et je sais qu’il y a quelque chose, mais pour l'instant j’ai juste envie de me bourrer la gueule ce soir. »




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MessageSujet: Re: London's Calling ft. Andreas   Sam 9 Fév - 15:54

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« C’est moi le con ? T’es sûr ? J’ai cru que t’allais vraiment me baiser, putain. » Andreas et moi, ça remonte à loin. Avant même que Maxime et lui ne se mettent ensemble. On s'était rencontrés dans une soirée classique des Spark, et parmi la foule, il était un peu ressorti du lot. Andreas n'est pas quelqu'un d'ordinaire, ou de banal. Parmi toutes les richesses, parmi tous les trucs qui brillent, qui clinquent, qui vous tapent à l'oeil et vous aveuglent pour vous empêcher de voir à quel point ce monde est pourri de l'intérieur, ce mec brille d'une lumière différente. Qui vous attire et vous apaise bien malgré vous. On avait discuté très peu de temps, des banalités. Il avait vite compris qui j'étais, et pourquoi j'étais là. Ma réputation me précédait. Cette nuit là, je lui ai filé ma meilleure came. Un truc fort qui a limite fait bouillir notre sang, et je lui ai sauté dessus sans prévenir. Notre premier baiser s'était scellé par le sang quand il avait mordu ma lèvre inférieure jusqu'à me faire crier. Sous son apparence chétive, Andreas pouvait être une vraie bête dont il fallait se méfier. Nos corps s'étaient unis dans une douleur étrange, presque agréable, et le lendemain même nos os étaient en souffrance. A l'époque, j'étais encore pire qu'aujourd'hui. Une fois la capote remplie, je la jetais en même temps que le mec. Hors de question de partager mes draps en dehors de la partie de baise. Pas de discussions gênantes au matin, pas de regards de merlan frit, aucune conséquences. Je crois qu'en entrant dans ma vie, Andreas a bouleversé mes habitudes. Quand je me surprenais à y réfléchir, je me disais que j'aurai pu tomber amoureux de lui, si je n'avais pas un handicap psychologique aussi gros que le territoire de la Russie. Puis il a rencontré Maxime, et les choses ont changé. Il est devenu mon ami. Celui avec qui je pouvais me défoncer et me sentir moi-même sans avoir à jouer les grands rôles. « J’sais pas ce que t’as prévu avec moi, et je sais qu’il y a quelque chose, mais pour l'instant j’ai juste envie de me bourrer la gueule ce soir. » Le séjour à l'hôpital et Londres ne l'avaient pas tellement changé : il restait toujours ce fêtard avec une énergie increvable, capable d'épuiser les plus défoncés des oiseaux de nuit. Je passe mon bras autour de ses épaules, et du coin de l'oeil, je remarque qu'il a maigri. Quelque chose dans son regard s'est un peu éteint. Mais au casino des apparences, Andreas joue toujours quitte ou double. Jamais de juste milieu. S'il ne le cache pas, c'est qu'il n'en a pas envie. « Après vous, Monsieur Fawkes. »

Faire la fête avec Andreas Fawkes, c'est comme être au milieu d'une tornade. On est partagés entre ce sentiment de liberté, ce flottement qui ne cesse jamais, on se retrouve ballotté de part en part, on ne vit qu'avec le vent. Et quand la conscience vous frappe, vous commencez à avoir peur, votre rythme cardiaque s'accélère, tout se brouille devant vos yeux. Et si cette nuit était la dernière de votre vie? Tous les gens de Brighton vous diraient d'aller vous faire foutre avec vos questionnements à la con, vous passez une soirée avec un des princes de la ville, les réflexions pseudo-philosophiques ne sont pas de rigueur. Mais si il y a bien une chose que ma mère m'a appris, c'est de ne jamais penser avec mon cœur. Toujours avec ma tête. Et cette nuit avait signé la première fois où j'avais appliqué sa leçon de vie. On s'était incrustés à une open party, un truc dingue, un loft seulement éclairé par des bâtons fluorescents qui sous les effets de l'alcool étaient plus flippants qu'autre chose. La température était vite montée, et c'est quand un mec a mis la main au paquet d'Andreas que j'ai compris que je devais faire fonctionner mon Jiminy Cricket perso. J'ai repoussé le mec avec suffisamment de violence pour lui faire comprendre qu'il ne fallait pas chercher à répliquer. Le petit blond n'a pas bronché, est allé bouger son cul moulé dans un jean bien trop petit ailleurs. J'ai pris Andreas par la main gauche, une bouteille de vodka pure à peine entamée par la droite, et on a monté deux pas deux les escaliers menant vers le toit.

L'air frais nous a fait du bien. De là-haut, tout semblait calme et paisible. On s'est assis sur les bords du toit, les pieds balançant dans le vide, la bouteille d'alcool encore glacée zigzaguant entre nos mains tremblantes. Le liquide brûlait ma gorge et faisait apparaître une chaleur agréable dans ma cage thoracique. Les yeux perdus à l'horizon, Andreas était silencieux. Peut-être un peu trop.

« T'as conscience qu'on fait tout pour éviter de parler de la raison de ma venue? J'suis pas là juste pour ton p'tit cul et tes beaux yeux. Faut qu'on discute de Max et toi, Andreas... Ca peut plus durer comme ça, et tu le sais autant que moi. »

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