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 But it was not your fault but mine.

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MessageSujet: But it was not your fault but mine.   Jeu 21 Fév - 17:36

Et parfois, il faut se sacrifier pour rendre les gens heureux. Savoir souffrir, savoir se mettre en danger, accepter les ombres pour faire briller autrui.
And it was your heart on the line.
La journée n'avait rien eu de particulier. Pas de drames à signaler, pas d'amis à aller chercher au bout de la ville sans savoir dans lequel état je les trouverais. Liberty s'était endormie très tard, on avait échangé que quelques mots. Parfois, le silence était nécessaire, parce qu'il était plus utile. A Brighton, dire les choses équivalait à dévoiler ses faiblesses. Voilà quelque chose que l'on n'était pas prêts à faire. Pas encore.

Ce soir, c'est moi et mes souvenirs. J'ai jamais vraiment été un enfant. Très vite, on m'a mis des responsabilités sur les épaules, on m'a dit de m'occuper de ma mère, qu'elle était faible, que la moindre contrariété pouvait la faire craquer. La faire franchir le dernier stade avant la folie. Alors je crois que j'ai voulu grandir plus vite que les autres. En me disant que je la rendrais heureuse, une fois adulte. Je me berçais d'illusions, à l'époque. Et pourtant, j'y croyais. J'y croyais plus fort que tout.

Assis au milieu du salon, ce carton renversé à mes pieds. Ce truc que j'ai trimballé toute ma vie, sans même m'en apercevoir. Un jour, Elie m'a dit que chaque être humain laissait une trace dans ce monde. Que chaque acte, chaque sourire, chaque coup était important. Je n'ai jamais eu d'influence sur l'existence de qui que ce soit. Mais devant moi s'étalent les gens qui ont construit la mienne. Sans le savoir.

Dans ce carton, il y a les corps que j'ai touché. Des sourires que j'ai frôlé avec ma langue, pour les quitter juste après. Il y a les cœurs que j'ai brisé malgré moi, les ombres qui persistent. Les pages que j'ai noirci dans mes moments de doute, mes premières cordes de guitare qui m'aidaient à briser le silence de la maison. Il y a cette lettre de mon père à ma mère, l'encre qui s'efface comme un double abandon. Puis il y a les photos.

Kyan et son sourire de dingue. Stew et ses bras qui ne me lâchent jamais, peu importe à quel point je voudrais les fuir, parfois. Et attaché avec un trombone sur une place du concert de Mumford & Sons où nous étions allés ensemble, c'est Maxime. Lui, c'est Superman. Celui qui est toujours prêt à aider les autres, sans même demander quoi que ce soit en échange. Celui que tout le monde aime. Je crois que j'aime être près de lui parce qu'il me permet de disparaître un peu. Je vis dans son ombre et je partage sa lumière.

Je lance le vinyl dans le carton. Little Lion Man. Putain, on était devenus dingues quand le groupe l'avait jouée. A sauter comme des mongoles en oubliant le monde extérieur. Transpirants, épuisés mais heureux.

Un coup frappé à la porte. Qui ose péter ma foutue bulle ?.
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MessageSujet: Re: But it was not your fault but mine.   Ven 1 Mar - 1:02


gimme gimme symphonies.
I’ve been trying to do it right I’ve been living a lonely life I’ve been sleeping here instead I’ve been sleeping in my bed Sleeping in my bed So show me family All the blood that I would bleed I don’t know where I belong I don’t know where I went wrong But I can write a song


Ma vie avait toujours été un bordel complet, en fait. A croire que j'étais fait pour ça. Soit être totalement malheureux, sans espoir, soit retrouver ce bonheur d'un coup et sourire comme un con, sans raison. Des putain de montagnes russes. Ouais, en fait ma vie c’était des montagnes russes. Depuis quelques jours, une semaine à peine, je souriais. Je souriais tout le temps, là n’était pas la question, le fait était que pour une fois, je n’avais pas à me forcer. J’avais ôté tout masque. J’crois que j’étais réellement heureux, et ça faisait du bien. Ça changeait. Ce qui me faisait peur, c’était que tout mon bonheur était concentré sur une personne, qu’il était causé par un seul être humain. C’est effrayant ce moment, quand on se rend compte qu’on dépend d’une personne. Qu’on est accro à elle, comme si elle était gravée dans votre peau, à même votre chair. Ça vous dépasse. Ça me dépassait. Comme d’habitude, j’essayais de ne pas me poser trop de questions. Ça ratait tout le temps bien sûr, et j’me faisais des films comme une gamine de douze ans devant les posters de ses boys bands préférés. La question primordiale était : et maintenant ? Et maintenant, j’fais quoi ? ON fait quoi ? J’savais plus si j’avais retrouvé la raison où si j’étais encore plus paumé qu’avant. Donc, on était ensemble. Pour de vrai. On l’avait jamais été, on avait jamais mis ça au clair, malgré les je t’aime et ces conneries balancées sous la pluie, malgré les nuits ensemble, les sourires échangés. Y’avait toujours la distance, l’appréhension, la peur. Je dis pas qu’elle avait disparue, j’étais toujours terrorisé. Mais les mots pouvaient changer beaucoup de choses. Mes confessions, les siennes. On avait tout dit, ça nous avait changés, en mieux, je crois. J’voulais pas penser au futur, pas maintenant alors que le présent était, pour une fois, pas mal.

Meth. C’était grâce à lui que tout avait changé. Que j’avais eu le déclic. On dit que la jalousie est un vilain défaut, moi je la bénissais. Parce que si j’avais pas crevé de jalousie à cause de lui et Andreas, peut être que je n’aurais pas réagi. Que je n’aurais rien fait et que je serai resté à me morfondre comme un rat mort. Au fond, je me sentais un peu coupable d’avoir été aussi naïf. Meth, qui m’avait rassuré tant de fois, calmé tant de fois, qui avait été là pour moi, j’aurais dû m’en douter, jamais il ne m’aurait fait autant de mal. Mais j’étais aveuglé par la jalousie, par ces visions floues de leurs corps mêlés qui m’avaient brouillé la vue bien trop rapidement. J’avais pas marché dans son plan, j’avais couru, foncé à tout allure. Et maintenant, tout allait bien. J’avais sacrément envie de le claquer et de le serrer à en crever en même temps, ce foutu con si malin avec ses plans tordus à deux balles. Je souriais tout seul en montant les marches menant à son appart, mon poing frappa à la porte en moins de temps qu’il ne fallut pour le dire.

Il était là, avec un sentiment d’appréhension sur le visage. Le doute. Il ne savait pas que je savais, personne ne savait rien. Vengeance, fallait pas me jouer un coup pareil. Un ange passa, le temps d’un instant, et mon rire en cascade brisa le silence alors que je me jetais dans ses bras. « T’es vraiment qu’un foutu con. » Je savais pas si il comprendrait. Que j’étais heureux grâce à lui et que je pourrais jamais assez le remercier.


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MessageSujet: Re: But it was not your fault but mine.   Lun 18 Mar - 14:05

Et parfois, il faut se sacrifier pour rendre les gens heureux. Savoir souffrir, savoir se mettre en danger, accepter les ombres pour faire briller autrui.
And it was your heart on the line.
J'ouvre la porte et il est là. Je ne l'avais pas vu depuis plusieurs semaines. Je le trouve changé, quelque chose dans son regard a disparu. Ce petit fond de tristesse toujours présent dans ses pupilles s'est estompé, je crois que ses yeux brillent un peu. Un ange passe. Maxime. Un courant d'air froid venant de l'extérieur passe entre nous, je frissonne un peu, je crois que j'aurais dû mettre un t-shirt. Je ne sais pas comment réagir. Le prendre dans mes bras, lui sourire, simplement ? Maxime est un pacifiste, non-violent à l'extrême, mais qui sait ? Mon plan à la con l'avait bousillé, peut-être plus que je n'osais me l'avouer. Alors que faisait-il ici ? Venait-il me casser la gueule après tant de temps ou essayer de mettre les choses au clair ? J'avais été un bon menteur jusqu'ici. Je me devais de me continuer. Pour leur bien à tous les deux. Maxime et Andreas. Ces imbéciles.

« T’es vraiment qu’un foutu con. » Il se jette dans mes bras, tout son corps s'écrase contre le mien, mon cœur bat à 100 à l'heure, je ne comprends pas ce qui est en train d'arriver. Est-ce qu'il est au courant ? Est-ce qu'il sait que tout ça, c'était pour lui ? Pour ôter toute la tristesse qui l'entourait, ces ombres qui le pourchassaient sans cesse, ce ressentiment qui l'empêchait de sourire pour de vrai ? Je savais que tout ça le ferait souffrir plus que de raison, et que j'en souffrirais aussi. Garder le silence avait été une plaie à laquelle je n'avais même pas réfléchi. Les insultes avaient fusé, les gens avaient douté, et c'était là tout ce que je souhaitais. Que les gens y croient. Que Maxime finisse par envoyer chier toutes les convenances et aille confronter Andreas, face à face. Car malgré mon avis bancal sur les relations amoureuses, j'avais foi en eux. Personne ne pouvait les égaler à mes yeux. Ils s'étaient trouvés dans un monde de douleurs sourdes que l'on noie dans l'alcool, dans une ville où les gens échangent les masques comme de la monnaie au marché du coin. Ils s'étaient découverts. Et il était hors de question de les laisser comme ça, séparés, souffrant le martyr parce qu'incapables de s'avouer qu'ils se manquaient.

Je le garde dans mes bras un peu plus longtemps. Je crois que je le serre trop fort, mais peu importe. Si ce doit être la dernière fois, autant en profiter. Le froid s'intensifie, je le lâche, l'invite à entrer. Je m'empare d'un t-shirt sur le canapé, le renifle et l'enfile en décidant que l'odeur n'est pas si terrible. Wow. Maxime est là.

« Alors t'es au courant, ça y est ?... Ou alors t'es un putain de bon comédien et tu vas me péter la gueule dans les secondes qui viennent. » Je plaisante mais mes mains tremblent un peu. Je ne veux pas en arriver là. Sûrement pas avec lui. Alors je m’assois près de lui, et j'attends que la sentence tombe.
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