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 I don't want to leave you... • JETH **

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MessageSujet: I don't want to leave you... • JETH **   Mar 5 Mar - 17:59

JETH
But our house gets cold when you cut the heating. Without you to hold I'll be freezing. Can't rely on my heart to beat it. 'Cause you take part of it every evening. Take words out of my mouth just from breathing. Replace with phrases like when you're leaving me. Should I, should I ? Maybe I'll get drunk again. I'll be drunk again. I'll be drunk again.To feel a little love.
Allongé sur le canapé, ma tête reposant sur les genoux de Meth, je sentais mes paupières s’alourdir de plus en plus. La nuit précédente avait été plutôt courte et la journée m’avait paru durée bien plus longtemps que la normal. En même temps il faut aussi dire que j’avais pris la décision à 23 heures, de quitter Londres pour débarquer chez Meth en pleine nuit. Arrivé chez lui nous ne nous étions pas couchés tout de suite et avions discuter un peu. Puis lorsque le sommeil avait fini par me gagner je m’étais mis à faire des cauchemars qui m’avaient empêché de dormir assez longtemps. Bien sur le sommeil ce n’était pas trop mon truc depuis quelques temps. Depuis ma tentative de suicide et mon passage à l’hôpital en fait. Ayant arrêté la drogue et aussi beaucoup diminuer sur les fêtes et l’alcool, c’était un peu difficile pour moi. Comme le médecin me l’avait expliqué, les crises de manques entrainaient tout un tas de trucs que j’avais du mal à supporter. J’avais beaucoup d’angoisse, de moment de déprime. Les insomnies m’arrivait quasiment toutes les nuits, il était rare que je dorme plus de trois heures d’affilé. Mes mains se mettaient à trembler si fort qu’il m’était impossible de faire quoi que ce soit pendant plusieurs minutes, j’avais sans cesse des courbatures partout. En fait c’était un véritable enfer, c’était vraiment horrible. Les gens pensent que ce n’est pas si difficile que ça de sortir de la drogue, mais pourtant je vous jure que quand vous arrêtez tout du jour au lendemain c’est atroce. Ce que je détestais par-dessus tout en ce moment c’est aussi le fait que si je ne prenais pas de drogue, tout ce que j’avais fuis pendant des années, tout ce que j’avais voulait éviter de ressentir depuis longtemps revenait au grand galop. Mais pourtant depuis hier soir, depuis que j’étais chez Meth, avec lui, les crises que j’avais faites m’avaient semblé moins douloureuses, moins longues et moins pénible. J’essayais de croire que c’était simplement parce que le temps avait un peu avancé, et non pas que c’était grâce à la présence du brun. Mais pourtant au fond je savais que c’était le cas. Avec Meth j’arrivais à m’ouvrir, à parler de chose dont je n’avais jamais réussi à parler à quiconque, comme de mes parents par exemple, ou des cauchemars que je fais depuis leurs morts. Mes sentiments à son égard étaient pourtant étranges, en réalité je crois que j’ai peur de ce que je ressens pour lui, parce que je sais que cela me fera forcément souffrir. Je tiens à lui bien plus que je ne l’aurait dû. Mais je ne pouvais m’empêcher de penser à lui, à quel point il rendait les choses plus facile pour moi. Comme à cet instant par exemple ou le simple contact de sa main caressant mes cheveux était apaisant. Soupirant légèrement je fini par sursauter lorsqu’une scène d’action passa à la télé. Je m’étais totalement égaré dans mes pensées alors que Meth semblait plus ou moins captivé par le film. Je jetais un coup d’œil à l’heure avant de me redresser à contre cœur. « Il va falloir que j’y aille si je veux rentrer à Londres pas trop tard… » Je me levais avant d’attraper mon sweat à capuche qui trainait près du canapé et de l’enfiler. Je n’avais pas vraiment envie de partir, surtout de quitter Meth en fait, mais il fallait que je rentre à Londres.
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MessageSujet: Re: I don't want to leave you... • JETH **   Mer 6 Mar - 15:54

I don't want to leave you.
AND SUDDENLY YOU'RE DIFFERENT TO ME. I'VE KNOWN YOU FOR THE LONGEST TIME BUT I'M LOOKING AT YOU FROM ANOTHER POINT OF VIEW, AND NOW IT'S FUCKING KILL ME. ----
Je n'ai jamais été du genre tendre. Ou en tout cas pas totalement. On m'a appris à donner des coups, à en recevoir de temps en temps. On m'a dit d'embrasser mes amis, de les serrer dans mes bras quand il le fallait. Un jour mon psy m'avait demandé ce que représentait l'affection à mes yeux. Je lui avais juste répondu que nous essayions tous de nous donner bonne conscience en donnant de l'amour à autrui. Chaque être est égoïste. C'était ça mon modo.

Jules c'était un client comme un autre, au début. Un autre gosse perdu à Brighton, villes des âmes qui cherchent à oublier ce qu'elles laissent derrière. Il venait souvent, m'achetait deux ou trois trucs, repartait sans demander son reste. On échangeait rien à part quelques billets, souvent froissés au fond de sa poche. Un peu comme ses souvenirs. Et puis un jour, je l'ai trouvé en bas de mon immeuble. Visiblement défoncé. Visage ravagé par les larmes. Je l'ai invité chez moi, en pensant avoir une occasion de le baiser, ça lui redonnerait le sourire. Il s'est assis sur mon canapé et il n'a plus parlé. Le lendemain, il était parti.

Ma vie a toujours été une question de fuites. Fuir mes crises, fuir les responsabilités, fuir tout ce qui me faisait du mal, les voix dans ma tête, fuir ma douleur en pompant celle des autres. Et pourtant il y a sa tête sur mes genoux, ses yeux sont clos et je n'ai pas envie de partir. Mes doigts s'emmêlent dans ses cheveux, l'appartement est calme, la fenêtre est ouverte, l'air chaud nous berce un peu. Je crois qu'il a besoin de ça. Je m'étais levé en pleine nuit, par pur instinct. Son corps se cambrait tant ses cauchemars semblaient le détruire, petit à petit. Je crois que j'ai été trop lâche pour le réveiller. Trop effrayé de ce que j'allais entendre. J'esquisse un sourire lorsqu'une bombe éclate dans l'écran de télévision. C'est exactement ça. Nous sommes une bombe à retardement. Nous retenons les choses par peur de décevoir, de heurter, de souffrir. Jusqu'à l'explosion. Jules sursaute et se lève avec précipitation. L'heure de partir. Mon cœur rate un battement, mes mâchoires se crispent. Tu ne devrais pas réagir comme ça.

« Il va falloir que j’y aille si je veux rentrer à Londres pas trop tard… »

Mes jambes tremblent un peu quand je me lève. Putain, reprends-toi, Meth. Finalement, ce n'est que Jules. Le gars avec qui je mange des pizzas aux garnitures étranges jusque parce qu'on était bien trop défoncés pour savoir ce que nous étions en train de commander. Le mec qui m'avait bavé dessus quand il s'était endormi sur mon épaule en voiture. Un ami. C'est tout.

« D'accord. Fais attention en voiture, ok ? Et hum... Reviens me voir, à l'occasion. Les Londoniens sont pas aussi beaux que moi, tu vas vite te lasser. »

Il se met sur la pointe des pieds quand je le prends dans mes bras. Il n'aime pas se sentir faible, pas à la hauteur. Et moi je crois que j'ai besoin de le protéger. Je crois que j'ai besoin de lui faire comprendre que lorsqu'il voudra se cacher, lorsqu'il voudra oublier le monde, je serai là. Mais je ne dis rien. Je le serre contre moi, je tente de respirer correctement mais quelque chose bloque. Il se détache rapidement, prend son trousseau de clé, et claque la porte. Je laisse sortir un soupir que je n'avais pas conscience d'avoir retenu. Son odeur est partout. Putain.

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MessageSujet: Re: I don't want to leave you... • JETH **   Mer 6 Mar - 17:00

JETH
But our house gets cold when you cut the heating. Without you to hold I'll be freezing. Can't rely on my heart to beat it. 'Cause you take part of it every evening. Take words out of my mouth just from breathing. Replace with phrases like when you're leaving me. Should I, should I ? Maybe I'll get drunk again. I'll be drunk again. I'll be drunk again.To feel a little love.

Un sursaut et un coup d’œil à l’heure m’avait finalement rappelé que je ne vivais plus à Brighton… A contre cœur je m’étais redressé, retirant ma tête des genoux du beau brun avant de me lever pour enfiler un sweat tout en lui disant que je devais rentrer à Londres. D’un côté je n’avais pas envie de rentrer, j’avais envie de rester avec Meth, je me blottir contre lui et de ne plus bouger. Mais de l’autre côté ma tête me disait de déguerpir au plus vite parce que ce que je commençais à ressentir pour le brun allait me faire souffrir et rien d’autre. « D'accord. Fais attention en voiture, ok ? Et hum... Reviens me voir, à l'occasion. Les Londoniens sont pas aussi beaux que moi, tu vas vite te lasser. » Je ne pus retenir un léger sourire en entendant les paroles de Meth. Il avait toujours eu ce don pour réussir –presque- tout le temps à détendre l’atmosphère. A mon habitude, ou avec quelques grammes de cocaïne dans le sang, je lui aurais surement répliqué quelque chose sur le fait qu’il n’était pas si beau ou un truc du genre, mais je dois avouer que mon humeur n’était pas vraiment aux blagues ces derniers temps. « J’essayerai de revenir très vite t’en fait pas. Je sais que je vais te manquer… » Il me serra dans ses bras rapidement et je lui esquivais un sourire avant d’attraper mes clés de voiture et de quitter l’appartement. Mon cœur se serra et sur le coup j’avais hais cette sensation, cette peur. J’avais l’impression que si je quittais, l’immeuble, si je partais pour Londres, je ne le reverrai pas. Soudain j’avais la trouille de le perdre, et mon ventre se tordit à cette pensée. Meth était venu vers moi, c’est lui qui avait fait le premier pas, mais depuis que nous nous étions rapprochés je ne m’imaginais plus vraiment sans lui. Il devait surement être l’un des rares à pouvoir me blesser avec ses paroles. Sans même m’en rendre compte je m’étais arrêté dans les escaliers de l’immeuble, ayant descendu un seul étage. J’ignorais combien de temps j’étais resté là, sans bouger. Mon corps sembla reprendre vis d’un seul coup et mes pas me guidèrent à une vitesse rapide vers la porte de l’appartement de Meth. J’ouvris la porte à la volée, quelques pas de plus et je me retrouvais face à Meth. Mes mains entourèrent son visage et sans attendre mes lèvres se posèrent sauvagement sur les siennes. Mon cœur rata un battement et mes yeux se fermèrent automatiquement. Bordel depuis le temps que j’imaginais ce que cela pouvait être, c’était encore mieux que dans mes rêves, mieux que tous les baisers que j’avais pu avoir dans ma vie. Mon ventre et mon cœur étaient si serrés que pendant quelques secondes j’ai cru que j’allais défaillir.



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MessageSujet: Re: I don't want to leave you... • JETH **   Dim 17 Mar - 21:08

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Le vide et le silence après la porte qui se ferme. Je crois que je ne m'habituerais jamais aux départs. On se construit une carapace, petit à petit, pour échapper à toutes les minuscules douleurs qui vous piquent le moral, mais je crois que quelqu'un qui s'en va, ça vous détruit, peu importe à quel point vous souhaitez vous en préserver. Je sais que je le reverrais bientôt. Et pourtant, il laisse des bouts de lui ici, sans que je ne lui en ai donné la permission. Premier réflexe, ouvrir les fenêtres en grand. Faire disparaître son odeur qui me rend dingue. Prendre une douche, que sa présence ne s'incruste plus. Les masques fonctionnent mieux quand plus rien ne nous retient, n'est-ce pas ?

J'entends à peine la porte s'ouvrir. Tout ce que je vois, c'est son corps qui s'avance. Ses doigts qui s'arrêtent sur ma mâchoire et ses lèvres qui choquent les miennes. Non, je ne m'y attendais pas. Pourtant, je le connais. Je sais qu'il est capable de tout. C'est un mec impulsif, qui écoute son cœur avant d'écouter sa tête. Et pourtant, même en sachant tout ça, j'ai le souffle coupé. Sa langue est chaude, je me laisse aller. Non. Il faut que je reprenne le contrôle. Les choses ne peuvent pas se passer comme ça. Je refuse qu'il ait un tel ascendant sur moi. Me faire avoir, c'est terminé. Une légère pression sur ses épaules, nous nous séparons dans un soupir. Ses yeux sont brillants, ses lèvres un peu gonflées. Je le désire comme jamais. Je me sens à l'étroit dans mon jean, mon cœur bat bien trop fort. Au diable le contrôle.

Il se retrouve contre le mur, mes doigts titillent déjà sa peau sous son t-shirt. Pas d'amour là-dedans, juste du désir. C'est tout. Il faut que j'y crois. Je ne peux pas tomber amoureux. Impossible. Mon baiser se fait plus dur. Je ne veux pas lui faire du mal, mais sa présence même me heurte. Tomber amoureux, c'est dire adieu à toutes les apparences, c'est être fragile, c'est être une plaie à vif, ouverte à tous les coups. Et je ne suis pas assez équilibré pour qu'on rouvre toutes mes cicatrices. Pense juste à son corps, Meth. C'est tout ce qui compte. La chaleur qui émane de lui, la douceur de son corps sous mes phalanges, sa langue qui me fait crever d'envie.

Baise-le une fois pour toutes. Et tout s'arrangera. Putain. Si seulement je pouvais penser comme ça. Mais je n'y arrive plus.

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